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lundi 29 juin 2026

L'alchimiste

 



Santiago, jeune berger andalou, parcourt les plaines d'Andalousie avec son troupeau de brebis. 
Ses parents voulaient qu'il devienne prêtre. Lui, rêvait de parcourir le monde. 

Une nuit, dans une église abandonnée, il fait un rêve : celui d'un trésor qui l'attend au pied des pyramides d'Egypte. 

Après avoir consulté une gitane qui interprète les rêves, et qui interprété SON rêve, il décide alors de partir à la recherche de ce trésor enfoui au pied des pyramides et, pour cela, il est prêt à se séparer de ses brebis et de quitter l'Espagne. 

La peur de se tromper est présente, mais il part en quête.

Dans le désert, il est initié par l'Alchimiste et il apprendra à écouter son coeur mais aussi à déchiffrer les signes du destin. 
Un conte philosophique inspirant.

Quête spirituelle avec ce roman de Paulo Coelho que je voulais lire depuis très longtemps. 

Un voyage initiatique qui amène à réflexion. Dans son parcours, il va arriver à ce jeune berger des aventures toujours très instructives. 

Le roman est court, les mots sont simples, les messages sont très facilement abordables, et ce roman peut être lu par des ados. 

La quête de soi, la légende personnelle comme le nomme l'auteur. Un roman où il faut prendre en compte d'y voir les signes de la vie malgré les obstacles à parcourir, malgré l'envie d'abandonner parfois, malgré les doutes et les peurs.

Aller au bout de ses rêves même si l'on se trompe, pour ne pas avoir plus tard des regrets. 

Dans ce court roman, on retrouve des pensées à méditer et ça fait du bien. Ecouter notre coeur, apprendre à lire les présages que l'on peut trouver sur notre chemin de vie. 

Un classique du genre, joli conte philosophique que j'ai pris plaisir à lire.


mardi 9 juin 2026

Comme une éclipse

 






Il y a Brune, Clément, Dimitri, Pio et Fred. Ils se connaissent depuis l'enfance et ils ont scellé leur amitié avec l'achat d'une maison commune où il se retrouvent pour les vacances.

Vingt années ont filé, et le lien qui les unissait s'est à peu à peu distendu. 

Pour célébrer ses 45 ans, Dimitri souhaite les réunir et organiser une grande fête dans la maison commune. La date des retrouvailles est choisie, et elle n'est pas choisie par hasard. Elle aura lieu le même week-end que l'éclipse totale prévue. 

Quoi de mieux que le soleil et la lune pour honorer son anniversaire ? 

Mais lorsque la pénombre apparaîtra, les aveux, eux, vont faire surface au grand jour. 
Comme une éclipse, ou l'histoire d'une amitié. 

Une amitié, vous savez, celle au long cours, qui est ancrée pour la vie. 

La nostalgie, l'amour, l'amitié, voilà les thèmes qui composent ce très joli roman de Sophie Rouvier. 

Quel joli thème, l'amitié, pour un roman. J'aime beaucoup ce thème principal dans les romans car l'amitié est essentielle dans la vie je trouve. 

Ici, cinq amis, des non-dits, des révélations qui ne peuvent plus se contenir. Alors, est-ce que l'amitié peut durer ? ... malgré les aléas de la vie, les secrets peut-être aussi, le temps qui passe, l'évolution de chacun...

On s'attache aux différents protagonistes, ils ont tous un caractère bien différent. On apprend à les connaître au fil de l'eau, en découvrant des chapitres en alternance sur chacun des personnages. On découvre leurs points de vue, leurs pensées, leur vie. 

On remonte le temps parfois, on le visualise grâce à une police d'écriture différente du reste du texte.

La vie, ses aléas, son quotidien avec ses joies et ses peines. Un quotidien doté de différentes préoccupations pour chacun d'entre eux. La vie quoi. 

Puis vient le temps de ce rendez-vous, un anniversaire. Vient le temps des non-dits qui éclatent, puis le temps de l'introspection de chacun. J'ai aimé ce choix d'une éclipse totale, une jolie métaphore je trouve, pour visualiser les non-dits qui restaient dans l'ombre et qui d'un coup se montrent en pleine lumière. 

Les moments de vie sont authentiques, on s'identifié facilement aux personnages. Des moments de vie que j'ai aimé, pas forcément lisses en surface, on y voit les failles de chacun, les manques et les besoins. Des moments de vie vrais en somme. 

J'ai aimé les citations que l'on retrouve à chacun des débuts de chapitre, belles et parlantes. Vraiment bien choisies.  

Et puis, sur ce grand thème de l'amitié : l'amitié est-elle inébranlable au fil d'une vie ? 

Vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment livresque. 


lundi 13 avril 2026

Grossir le ciel

 



Les Doges. Un lieu-dit au fin fond des Cévennes. Ici, habite Gus, un paysan entre deux âges, solitaire et taiseux. Eleveur solitaire accompagné de son chien, Mars. La ferme est entourée de grands espaces. Les journées de Gus sont rythmées au gré de la météo : les champs, les vaches, le bois, les réparations. 

C'est aussi le quotidien d'Abel, le plus proche voisin de Gus, dont la ferme est éloignée de quelques centaines de mètres. Ils se rendent parfois service, sont devenus amis par défaut en mêlant leur solitude et leurs envies simples de boire quelques verres de vin. Cela s'arrête à ça. 

Un jour, l'abbé Pierre disparaît, tout bascule depuis ce jour. Abel change et des événements inhabituels se produisent, tout comme des visites inopportunes qui se répètent. Personne n'avais mis les pieds dans le hameau avant pourtant...
Drame en campagne. 

Je ne me lasse pas des mots de Franck Bouysse. Des mots magnifiques qui nous plongent à chaque fois dans un rural noir où les moments forts sont présents du début jusqu'à la fin du roman. 

La rudesse de la campagne, la profondeur des personnages. Franck Bouysse nous offre un suspense rural noir bouleversant. De l'auteur, j'ai lu Buveurs de vent et L'homme peuplé. A chaque fois, je me suis laissée prendre par une magnifique plume qui, à la fois, nous conte une nature sauvage rude avec des territoires isolés et une vie solitaire et difficile de la campagne profonde, à la fois nous offre des personnages bouleversants et une histoire profonde. Des dialogues saisissants aussi. 

L'auteur met bien sûr en lumière la vie des paysans, leur solitude aussi. L'écriture est comme d'habitude magnifique. 

Le final est remarquable et saisissant, il vous prend par surprise. 

Et comme dans chacun des romans de l'auteur, on retrouve ici une ambiance si particulière. 

A nouveau charmée par la plume de Franck Bouysse, ne passez pas à côté de ce huis clos rural percutant.


De l'auteur : 
L'homme peuplé : ICI
Buveurs de vent : ICI 


mardi 7 avril 2026

La ferme du bout du monde

 


L'histoire commence en 1939, où Will et Alice, frère et soeur, sont évacués vers une ferme dans le nord de la Cornouailles auprès de Maggie, la fille du fermier. Ici, ils vont vivre une enfance protégée des ravages de la guerre, au milieu des champs d'orge et d'un ciel qui s'étend à l'infini. 
Jusqu'à l'été 1943, qui bouleverse leur destin. Un fait se produit, il aura des conséquences tragiques sur leur destin. 

Eté 2014, 70 ans plus tard, Lucy la petite fille de Maggie s'enfuit de son domicile londonien après avoir compris être trompée par son mari. Elle rejoint la ferme de sa grand-mère en Cornouailles, cherchant un endroit pour guérir. Mais rien ne l'a préparée à ce qu'elle va y découvrir. Elle n'est pas revenu ici depuis des années et découvre une ferme au bord de la faillite. 

Lucy peut-elle se reconstruire elle ainsi que la ferme familiale ? Et surtout, peut-on tout réparer 70 ans plus tard ? 

Magnifique roman. 

Deux étés, 1943, 2014, séparés un drame inavouable. Une saga familiale qui tisse la toile de trois générations d'une famille vivant dans une ferme isolée en Cornouailles. J'ai adoré le mélange des 2 époques, alternant le passé et le présent pour bien comprendre le destin de cette famille. 

Un roman sur l'identité, l'appartenance familiale. Il met en avant les regrets, la culpabilité, la pénitence. Des mensonges qui ont eu une fatalité sur la famille. De sombres secrets qui font encore mal 70 ans après. 

L'histoire met en avant les magnifiques paysages cornouaillais.

J'ai trouvé la lecture captivante et je suis très preneuse d'histoires de familles. J'ai savouré chaque moment de vie des membres de cette famille. Leurs difficultés, leurs failles, leurs émotions. L'autrice montre aussi la vie difficile à la ferme, tant dans les années 40 qu'en 2014 où la ferme familiale est au bord de la faillite. Une lutte quotidienne pour la maintenir à flot, pouvant même provoquer des ravages au sein même de la famille. 

Roman multigénérationnel que j'ai beaucoup aimé, tant sur les personnages que sur l'histoire familiale, et cette merveilleuse région cornouaillaise.

lundi 23 février 2026

Poulets grillés

 



Au 36 quai des Orfèvres, on voit arriver un nouveau patron. Celui-ci veut faire briller les statistiques. On décide alors de placarder tous ceux qu'on ne peut pas virer et qui encombrent les services. 

On créé alors une nouvelle brigade, et on met à la tête de cette équipe de bras cassés, Anne Capestan. 

Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, mise au placard pour une balle mortelle tirée un peu trop rapidement...la balle de trop. 

A cette équipe, on octroie les pires locaux possibles, avec un ramassis de bric et de broc pour en faire leur mobilier. Vieilles chaises de bureau, vieux téléphones, etc. Et puis on leur refile de vieux cartons de dossiers de cambriolages en pagaille, arnaques au distributeur, escroqueries...

Capestan s'interroge ferme sur la teneur de leur mission. Mais la commissaire n'a pas dit son dernier mot. Elle a bien compris que sa mission était de se taire et elle déteste obéir. Il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

Vous recherchez une brigade de police atypique ? Ne cherchez plus. 

Je vous présente la commissaire Anne Capestan et sa brigade. Humour au rendez-vous ! Humour parfois potache qui nous donne le sourire du début à la fin. Je me suis régalée. 

Nettoyer la police de tout ceux qui encombre les services mais qu'on ne peut pas virer, tout ça pour faire briller les statistiques. On les rassemble dans un coin et on oublie cette brigade. Mais c'est sans compter Anne Capestan et son équipe de bras cassés. Et j'ai beaucoup aimé cette trame basé sur ce nettoyage de bras cassés que l'on veut faire.

L'intrigue policière se tient bien, car oui bien sûr, on a une intrigue policière qui va leur tomber sur le dos ou sur les plumes. Une intrigue qui tient en haleine, le suspense est présent jusqu'au dénouement. J'ai adoré cette ambiance avec cette brigade qui part pourtant sans avoir une tête de vainqueur au départ, au sein de ce groupe mené par cette brillante commissaire sanctionnée pour avoir utiliser un peu trop vite son arme. 

Un groupe hétéroclite qui va vivre des aventures rocambolesques. J'ai adoré le personnage d'Eva Rosière. Policière qui a à son arc une 2ème carrière comme romancière à succès. 

C'est désopilant, et on n'a absolument pas envie de lâcher ce polar. Je comprends qu'il est reçu des prix d'ailleurs. Dérision aussi autour des guerres de la police.

C'est bien écrit, bien mené, avec une création de personnages incroyables que je ne peux que vous conseiller de découvrir. 

J'adhère totalement et je suis prête pour le tome 2. 

mercredi 18 février 2026

Miss Peregrine et les enfants particuliers - Tome 1

 


L'histoire extraordinaire de Jacob Portman, 16 ans. Depuis qu'il est enfant, Jacob écoute les récits fabuleux de son grand-père. Celui-ci, Juif Polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du Pays de Galles, envoyé ici pour le protéger de la menace nazie. Il y a été recueilli par Miss Peregrine, surnommée le Faucon, directrice d'une orphelinat pour enfants "particuliers". 

Selon ses dires, le grand-père de Jacob y côtoyait des enfants doués de capacité surnaturelles. 

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature s'enfuyant sous ses yeux. Perturbé par cette mort, bouleversé, il part accompagné de son père, en quête de vérité sur l'île si chère à son grand-père. 

Il découvre un pensionnat en ruines, il n'a alors plus de doutes. Les enfants particuliers ont bel et bien existé. Mais sont-ils toujours en vie ? Pourquoi vivaient ils reclus ? 

Mélange de fantastique et d'historique.

Ce tome 1 de la série Miss Peregrine et les enfants particuliers a su me captiver. 

Un roman jeunesse dense, qui sait accrocher de suite. J'ai été happée dès les premiers instants de lecture et cela, jusqu'à la fin de ce tome 1. 

Histoire à la fois étrange, à la fois émouvante, et à la fois palpitante. Côté suspense, on note un bon dosage qui permet de le maintenir tout au long de l'intrigue. Les chapitres entrecoupés de photos en sépia de ces enfants particuliers apportent un plus à la lecture, une sensation de vraie dans ce roman fantastique. 

Au fil de la lecture, on capte bien sûr dans cette histoire, la comparaison de ces enfants particuliers avec les persécutions nazies contre les Juifs relatées dans les histoires contées par le grand-père de Jacob à son petit-fils. 

Les monstres, les pouvoirs surnaturels sont présents, et Jacob va vivre des aventures palpitantes. La magie opère je trouve auprès du lecteur, on est vite embarqué dans ces aventures palpitantes. 

A la fois sombre mais aussi plein d'espoir, j'ai pris plaisir à découvrir ce 1er tome.

lundi 29 décembre 2025

Le jour de ma mort

 




Charlotte est une jeune femme qui mène une vie simple, avec un travail qui lui plaît, un chat qu'elle adore, et un petit ami avec qui elle espère se marier. Elle se dit heureuse. 

Durant une nuit, elle se réveille en sueur et tremblante de peur. A l'affût du moindre bruit. Nous sommes aujourd'hui le 28 octobre. Le jour de sa mort. 

Trois ans plus tôt, lors d'un voyage à Marrakech avec ses 3 amies, parties toutes 3 pour enterrer la vie de jeune fille de l'une d'entre elles. Elles consultent par amusement un voyant. Celui-ci leur fait à chacune prédiction. Pour les 3 amies de Charlotte, toutes se sont réalisées au cours de ces trois dernières années. 

La prédiction que le voyant a faite à Charlotte, elle n'en a jamais fait cas : il lui annonçait une mort violente le 28 octobre dans 3 ans. 

Au cours de cette nuit où elle se réveille en sueur et tremblante, elle réalise qu'elle est à ce jour fatidique, alors pour elle ça change la donne. Depuis son réveil en sueur, commence alors une nuit d'angoisse.

La jeune femme est-elle victime d'une paranoïa alimentée par ce souvenir plutôt effrayant ?  Est-elle réellement en danger alors que dehors le tueur psychopathe surnommé "L'égorgeur de chats" rôde dans la ville, prenant un malin plaisir à choisir ses victimes toutes propriétaires d'un chat ? 
Et si vous plongiez avec Charlotte dans une nuit d'horreur ? 

Croyez moi, ce thriller va vous plonger vous aussi dans une journée ou une nuit d'angoisse. Un vrai page-turner qu'il m'a été difficile de lâcher sans le lire d'une traite car on est, nous aussi lecteur, plongé dans une nuit et une journée d'effroi, celle du 28 octobre. 

L'entièreté du roman, vous l'avez compris, se déroule donc sur cette journée fatidique d'un 28 octobre, fatidique pour l'héroïne qui repense à une prédiction insensée d'un voyant 3 ans auparavant lui annonçant une mort violente un 28 octobre dans 3 ans. L'histoire se déroulant donc sur une seule journée apporte donc un côté tension assez intense et amène donc à un page-turner très prenant. 

Comme à son habitude, Jacques Expert sait parfaitement jouer avec nos nerfs et c'est ce que j'apprécie dans les thrillers de l'auteur. Il entre à la fois dans la tête du criminel sans pour autant nous faire savoir qui il est, et sait nous faire ressentir la peur de Charlotte. 

Il y a un côté haletant et le moindre bruit capté par Charlotte vous fera douter, vous fera retenir votre respiration.  Oui, Charlotte fera des erreurs  qui la mettront en danger au cours de cette journée, oui vous aurez envie de lui dire : "non ne fait pas ça !"

Son chat, Grichka, sera un personnage à part entière dans ce roman. 

Je ne voyais pas, par contre, venir ce final qui ne m'a ni déçue ni conquise non plus. Simplement je ne voyais pas cette fin. 

En tout cas, une course contre la montre intense pour finir ou non cette journée du 28 octobre !





lundi 29 septembre 2025

La femme aux fleurs de papier

 



La nuit du 14 au 15 avril 1912, le Titanic sombre lors de son voyage inaugural. Un passager descend dans sa cabine de 1ère classe, revêt un smoking et remonte sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il allume un cigare et attend la mort.

1916, dans les tranchées du mont Fumo, en Lombardie, se joue une bataille décisive. 
Deux hommes, l'un est prisonnier, soldat italien, et il sera fusillé à l'aube à moins qu'il ne révèle son nom et son grade. 
L'autre est médecin autrichien. A la demande de ses supérieurs, il n'a qu'une nuit pour convaincre le soldat italien de parler. 

Mais le prisonnier veut diriger l'interrogatoire.
Sa vie décrète t-il, tien à trois questions. 
Qui est Guzman ? 
Qui suis-je ? 
Et qui était l'homme qui fumait sur le Titanic ? 

Démarre alors un huis-clos entre ces deux ennemis où se noue une alliance étrange autour d'un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort.
Différent des thrillers de l'auteur. 

Auteur bien connu pour ses thrillers, j'avais adoré ma lecture avec Le chuchoteur. Ici, Donato Carrisi change de registre et signe un roman plutôt poétique sur l'art de raconter et d'écouter. 

Un huis-clos particulier. J'ai trouvé l'histoire intéressante mais, en effet, particulière. Mais c'est tellement bien raconté qu'on se laisse prendre d'autant plus que le roman est court et se lit rapidement. Le plaisir de raconter est le vif du sujet de ce roman.

Même si l'on obtient une réponse aux fameuses 3 questions énoncées par le prisonnier, on referme ce livre avec une certaine frustration tout de même bien que ma lecture fût agréable. 

La plume de l'auteur est très belle aussi pour raconter ce genre d'histoire, mais je l'avoue, j'ai une large préférence pour le polar et je fais référence à ma lecture de Le chuchoteur (thriller que j'avais adoré). Cette jolie plume nous donne l'impression d'être aux côtés de ce médecin de guerre qui écoute les aventures de cet homme prisonnier. 

Bien qu'il ne restera pas parmi mes préférés de l'auteur, dont j'ai beaucoup encore à découvrir d'ailleurs, 
il n'en reste pas moins que ce roman est une découverte agréable.



lundi 9 juin 2025

Le joli mois de mai

 




Drôle de chasse en ce mois de mai où Monsieur Louis repose sous un arbre, une balle de fusil sous la gorge. 

Cinq personnes arrivent à la tombée de la nuit, dans la propriété de Monsieur Louis. Ils sont accueillis par Aimé et Martial, les hommes à tout faire du domaine. Un domaine où on accueillait, le plus souvent à l'automne, des parisiens. Parisiens venant y pratiquer la chasse. 

En ce mois de mai, le maître de maison a été retrouvé mort une balle dans la gorge, et le défunt a laissé un testament dans lequel il lègue à cinq de ses anciens clients l'ensemble de ses biens. 

Sans une once de pensée pour le défunt, les citadins sont arrivés et sont là pour attendre le notaire, avides de connaître leur héritage. Parmi eux, un couple véreux, un inspecteur de police, un tenancier de bordel, un militaire. 

Mais le notaire se fait désirer...commence alors une drôle de chasse, une chasse macabre...



Titre idéal pour une lecture faite en mai. 

Découverte d'une autrice avec le roman Le joli mois de mai d'Emilie de Turckheim. 

Me voilà en compagnie d'Aimé, le narrateur du roman et homme à tout faire du maître des lieux, de Martial, le 2ème homme à tout faire, et des cinq héritiers, qui à eux tous m'offrent une lecture surprenante car je ne m'attendais pas à cette tournure très plaisante du roman, un roman noir. Une chasse oui, nous allons en avoir une, et étonnante ! 

L'autrice nous sème petit à petit des indices qui vont nous permettre de comprendre le fin de mot de l'histoire au fil de l'eau et la tournure que va prendre cet héritage et la mort de Monsieur Louis. 

Le narrateur est Aimé, un homme simplet ? Je vous laisse découvrir qui il est à la lecture du roman. Un homme rustre au parlé de la campagne face à des citadins qu'il a du mal à supporter, pff ceux-là ne savent même pas marcher dans la boue ! 

Grâce à ce personnage d'Aimé et à son phrasé, les dialogues sont drôles.

Dans ce huis-clos, on assiste à une sorte de partie de Cluedo, je ne dévoilerai rien de plus de ce roman noir car il faut juste se laisser surprendre par la tournure que va prendre l'histoire.

Une jolie découverte pleine de surprise dans le déroulement du récit.


lundi 26 mai 2025

La diagonale des reines

 



Deux femmes. Deux destins. Deux visions totalement opposées du monde. Deux génies du jeu d'échecs. 

L'une croit en l'individualisme : Monica. L'autre croit en la force d'un groupe : Nicole. 

Leur duel est inévitable. Elles vont s'affronter sans merci à la fois autour d'une table de jeu d'échecs, et cela, dès leur 1ère rencontre alors qu'elles ne sont qu'adolescentes, génies des échecs. 

Mais elles vont également s'affronter sur un terrain de jeu qui s'étend aux quatre coins de la planète devenue un échiquier géant, à taille humaine pour l'une et pour l'autre. En soif d'une bataille l'une envers l'autre, au-delà d'un jeu d'échec simple. Pour elles, les humains sont les pièces du jeu. Le duel ne fait que commencer, en 1970, et durera jusqu'en 2050, entre guerres, attaques terroristes et espionnage.

Et si vous n'étiez qu'un pion entre leurs mains ? 

Laquelle aura l'avantage ? Celle qui croit en l'individualisme ou bien celle qui croit en la force d'un groupe ? 

Enorme plaisir à lire ce thriller philosophique et psychologique. 

La diagonale des reines ou un duel intellectuel et physique entre deux femmes... Et quel plaisir de se plonger dans cette lecture qui nous entraîne de 1970 à 2050. 

Que de tension palpable tout au long du roman avec un côté captivant que j'ai beaucoup apprécié. D'abord un duel de 2 adolescentes autour d'un échiquier lors d'une compétition mondiale. Puis un réel affront à travers les âges, entre ces deux femmes que tout oppose. Ce sont deux génies et pas que pour les échecs. Ce qui les différencie : l'une croit en l'individualisme tandis que l'autre croit en la force d'un groupe. 

A partir de là, le roman explore des sujets très forts, de stratégie mondiale, de sociologie, de psychologie, représentés par des conflits internationaux, des guerres, des enjeux mondiaux à chaque époque que l'on va traverser entre 1970 et 2050. 

J'ai trouvé l'intrigue captivante avec ce duel à taille humaine où les humains ne sont que les pions de ces deux femmes, un brin surhumaines il faut l'avouer avec toutes les aventures qu'elles vivent... 😊

Deux tactiques différentes pour l'une et pour l'autre. Quelle est la meilleure pour parvenir à ses fins ? On le découvrira au fil de la lecture...

Les moindres détails ont leur importance dans ce roman, jusque dans les prénoms choisis pour les 2 protagonistes féminines et bien sûr Bernard Werber ne manque pas de nous l'expliquer au coeur de l'histoire. On peut retrouver la superbe plume de Bernard Werber. Il s'est servi de faits historiques connus depuis 1970 pour explorer les stratégies de l'une et de l'autre. C'est incroyablement bien réalisé. 

Une lecture qui amène à réflexion. 

Un très bon moment livresque, palpitant, jusqu'à un final vraiment adéquat. 


lundi 19 mai 2025

Les oubliés du dimanche

 




Justine Neige, 21 ans, est aide-soignante et travaille dans la maison de retraite Les Hortensias. Elle a été élevée avec son cousin, Jules, par ses grands-parents. Jules, qu'elle considère comme un frère. Le seul jeune qu'elle ait fréquenté car sinon Justine a grandi avec le troisième âge. 

Et justement, dans la vie, Justine aime deux choses : la musique et le troisième âge.

Pour la musique, elle se rend un samedi sur trois au Club Paradis pour y danser. Pour le troisième âge, elle est passionnée par son travail. 

Parmi les pensionnaires des Hortensias, il y a Hélène. 

Toutes les deux se livrent l'une à l'autre. La vie d'Hélène est un roman, témoin de la Seconde Guerre mondiale, elle va se livrer sur sa rencontre avec Lucien en 1933, leur amour, la guerre, le juif Simon planqué dans la cave, la trahison, la Gestapo, la déportation. De l'autre, il y a Justine qui s'ouvre peu à peu sur le drame de son enfance, celui qu'elle ne peut jamais aborder chez elle. 

Justine glane petit à petit à la vieille dame de lourds secrets et finit par affronter ceux de sa propre famille.
Personnages attachants.

Valérie Perrin, je l'ai découverte avec la lecture de son roman "Trois" que j'avais adoré. Mais je n'avais encore jamais lu son 1er roman "Les oubliés du dimanche". C'est chose faite et je viens de lire et de refermer un roman très humain.

Valérie Perrin partage le quotidien d'une maison de retraite, avec parfois ceux que l'on nomme : les oubliés du dimanche. Ceux qui ne sont jamais visités. Il y a une petite intrigue qui tourne autour de ces oubliés... des choses se passent au sein de la maison de retraite Les Hortensias... mais je n'en dirais pas plus. 

On découvre dans cette très belle histoire, un partage entre Justine, une jeune femme de 21 ans, qui compte parmi les soignants de la pensionnaire Hélène. Se révélant l'une à l'autre, au fil de la lecture, diverses émotions entrent en nous. 

La plume est sensible, pleine d'humanité. L'histoire d'Hélène est bouleversante. Celle de Justine aussi, mais j'ai été beaucoup plus touchée par l'histoire d'Hélène pendant la Seconde Guerre mondiale.  Un roman dense en événements, on ne s'ennuie pas un seul instant. 
Une plume qui nous entraîne dans des moments émouvants, parfois des moments drôles. C'est toujours bienveillant, empreint d'humanité et lorsque l'on referme le roman on apprécie d'avoir fait la connaissance d'Hélène et de Justine.

Ah et puis il y a une mystérieuse mouette tout au long du roman.... je vous laisse découvrir. 

Un roman sur la mémoire, la transmission. 


vendredi 21 mars 2025

Les chiens de Détroit

 





Détroit, mars 2013.

Cette ville a été la gloire de l'Amérique, elle n'est plus désormais qu'une ruine désertée par ses habitants, et elle laisse un cimetière de buildings et maisons abandonnées. 

Ils y sont enfin, Sarah Berkhamp et son partenaire, Stan Mitchell, ont passé du temps à enquêter et raquer l'ombre d'un géant sans jamais réussir à la frôler, mais cette nuit-là, l'enquêtrice est proche de la bête et mène son groupe d'intervention a encercler la maison une maison de Détroit. Elle donne l'assaut, mais aucun besoin de violence car le suspect attend bien sagement, assis à l'intérieur de la maison. 

Il a enlevé 5 enfants, et il est sans doute celui que l'on nomme Le Géant des brumes. Tueur insaisissable ayant laissé derrière lui 7 petits corps il y a de cela 15 ans. 

Pourquoi lors de son arrestation, il supplie Sarah en lui disant : "Aidez-moi. Vous êtes ma rédemption."

L'enquête pourtant, ne fait que commencer... A Détroit, personne n'est innocent...


2ème titre que je lis de l'auteur.

J'avais apprécié Les refuges où j'avais été happée dès les premiers instants de lecture. Idem ici avec Les chiens de Détroit, thriller très bien ficelée jusqu'à un final qui prend de l'ampleur côté rythme. 

J'ai trouvé l'intrigue palpitante, on s'attend à tout moment à des rebondissements qui viendront vous cueillir en beauté. 

Les personnages sont très intéressants. L'inspecteur Stan Mitchell, alias "Le molosse", de par sa corpulence et sa réputation de ne jamais rien lâcher tel un chien avec son os. Père divorcé, il était en charge de l'affaire il y a 15 ans. Il est à nouveau sur l'affaire aux côtés de Sarah Berkhamp, jeune inspectrice récemment arrivée à Détroit et en charge de l'affaire. Ces 2 flics sont des cabossés de la vie et doivent trainer derrière eux leur passé ténébreux. On va découvrir tout ça au fil de l'eau. 

La ville de Détroit est un personnage à part entière. L'auteur, par ses descriptions, met en avant son déclin et son atmosphère obscure. Une ville qui fait aussi peur que Le Géant des brumes. 

La plume est toujours aussi incroyable, jouant entre passé et présent, avec une progression captivante grâce à des rebondissements qui arrivent toujours par surprise avec Jérôme Loubry, et une plume qui vous offre toujours un dénouement lui aussi surprenant. 

Epatant.