vendredi 15 mai 2026

Blackwater Tome 6 : Pluie

 



6ème tome.

Voilà...6ème et dernier tome de la série Blackwater où cet opus vient conclure la saga de la famille Caskey. 

Il est difficile de quitter une série et de laisser derrière nous ses protagonistes lorsque l'on a aimé une série dans son ensemble. 

Bien entendu qui dit dernier tome d'une saga, dit : je ne vous partage pas de résumé de ce 6èùe tome. Je vous livre simplement mon appréciation sur cette saga que j'ai adorée. 

Adorée, parce qu'une saga familiale à la fois historique et à la fois fantastique, et ell a su mêler parfaitement ces deux genres. Aussi parce que c'est une saga familiale avec tous les ingrédients qu'il faut : les trahisons, la jalousie, les drames, etc. 
Et cela, en traversant les décennies, puisqu'au fil des tomes on traverse le temps. On commence la saga en 1919 et le dernier tome, celui-ci, débute en 1958. 

Chaque opus a su garder une très belle atmosphère, mystérieuse en tout cas avec la partie fantastique. Et cette ambiance a su rendre ma lecture à chaque fois palpitante. 

Le récit est riche avec des intrigues qui on su rester captivantes de mon point de vue, jusqu'à un final que j'ai trouvé bien concluant. 

Les personnages ont été merveilleusement créés, qu'ils soient puissants, machiavéliques, déterminés, mystérieux...ils ont tous une part importante à l'histoire et j'ai adoré faire leur rencontre.

J'ajoute à nouveau les superbes couvertures de cette maison d'édition. Qu'il est agréable de toucher ces couvertures en relief, et d'admirer le très beau travail apporté dessus.

Vous l'aurez compris, je ferme à regret cette saga que j'ai adorée. 
J'ai passé un très très bon moment en sa compagnie.

mercredi 13 mai 2026

Pourquoi j'ai mangé mon père

 


Le narrateur est Ernest, jeune pithécanthrope, fils d'une famille préhistorique dont le père, Edouard, est un génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu. 

Mais voilà, le progrès, l'innovation, ont leur lot de réfractaires.

Le conflit entre modernité et tradition se jouera entre notre inventeur, Edouard, et son frère Vania. L'oncle Vania est réfractaire à l'arrivée du feu. Ennemi du progrès, il continue de vivre dans les arbres alors que les autres membres de la famille en sont descendus et vivent désormais à terre. 
Critique d'une société moderne. 

Critique d'une société moderne à travers l'oeil d'une famille de la préhistoire. Ce court roman était depuis très longtemps dans mes intentions de lecture et je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas lu avant. Je me suis régalée.

J'ai beaucoup aimé ce roman humoristique et satirique qui raconte la vie quotidienne d'une famille préhistorique, explorant l'évolution humaine à travers le progrès et ce qu'il peut entraîner. 

Bien entendu, cette famille préhistorique nous ressemble, ils ont le même type de relations humaines que nous pouvons avoir, l'amours, la drague, la jalousie, les disputes, le conflit.

Cette évolution humaine, nous allons donc la voir se développer à travers le progrès et les conflits familiaux. 

Et j'ai trouvé ce roman extra, l'humour et le côté satirique sont au rendez-vous et j'adore ça. 

Tout en étant une famille de la période préhistorique, la famille d'Ernest n'est donc ni plus ni moins qu'une famille lambda comme pourrait l'être la nôtre à l'heure actuelle. Roy Lewis met en scène des situations cocasses pour parler de l'évolution humaine, l'adaptation au progrès, le développement de nouvelles compétences. Et j'ai envie de vous dire : ça ne date pas forcément de la préhistoire, c'est un éternel recommencement. Le père d'Ernest est un inventeur obsédé par le progrès, pensant améliorer la vie de sa tribu. D'autres sont réfractaires à ce progrès, occasionnant des disputes. 

Les dialogues sont bons, drôles, vrais. Et Ernest est un très bon narrateur tout au long de ce roman. 

J'ai trouvé ça à la fois intéressant, amenant une réflexion, bien sûr, sur le progrès mais aussi sur les comportements humains, les relations humaines. Et c'est à la fois très amusant de par les dialogues et les situations.

Les personnages sont attachants, et je n'avais pas envie de quitter cette famille. 

Original et drôle.


lundi 11 mai 2026

Omega

 


Angers. Oméga fait encore un mort. C'est le titre de la dernière parution du Courrier de l'Ouest, journal quotidien local.

Un autre décès parmi les étudiants en médecine. Cet étudiant, pourtant sans histoire, était sous l'emprise d'une nouvelle drogue nommée "Omega". Une nouvelle menace pour les citoyens angevins ? 

La si réputée douceur angevine pourrait bien être contredite avec cette série d'incidents violents qui frappe des étudiants. Crises hallucinatoires, accès de démence, comportements meurtriers...toutes les autopsies des victimes révèlent qu'ils étaient tous sous l'emprise de cette nouvelle drogue de synthèse inconnue jusque là. 

La Capitaine Léa Costel se retrouve à la tête de cette affaire. Avec son équipe, elle va suivre une piste autour de jeunes victimes. Il va s'en révéler que derrière ces morts se cache un réseau bien plus structuré qu'elle ne le pensait, mené par un mystérieux trafiquant qui se fait appeler Alpha. 

Lorsque Léa se voit imposer par ses supérieurs, de travailler en tandem avec Matthieu Leclerc, son ex meilleur ami, l'enquête prend alors un autre tourant. Il sera bien difficile pour Léa de devoir faire équipe avec lui.
De belles découvertes à faire dans l'auto édition !!

Je me suis en effet régalée avec ce thriller , 1er roman d'Alexie Langevin. 

J'ai trouvé ici une intrigue prenante et pleine de rebondissements. Il y avait tous les ingrédients pour que ce thriller m'embarque dès mes premiers instants de lecture avec une intrigue autour des stupéfiants. 

Il allie parfaitement une enquête policière et la vie personnelle des protagonistes que j'ai trouvée très intéressante à suivre. J'ai aimé retrouver la vie personnelle des enquêteurs, leur évolution. Le personnage de Léa Costel doit affronter ses démons et son passé aux côtés de celui qui, fût un temps, a été son meilleur ami. On comprendra pourquoi, au fil des pages, les tensions sont présentes entre eux. 

J'ai beaucoup aimé également me trouver dans cette ville, Angers, et sa région. L'autrice, originaire du Maine-et-Loire, a su parfaitement reconstituer la ville et ses alentours. On a l'impression d'y être propulsé parmi les quartiers de la ville d'Angers ou certaines villes des alentours. Connaissant moi-même cette ville et ayant de la famille présente dans cette région, j'ai pu parfaitement identifier les lieux bien mis en avant par l'autrice. 

Tout paraît bien réel entre une intrigue bien menée, une histoire personnelle des enquêteurs qui semble elle aussi vraie, et des lieux bien décrits. C'est un gros point fort de ce thriller, ce côté réel dans son ensemble. 

C'est une belle découverte avec ce thriller. 

Je ne peux que vous inviter à découvrir ce 1er roman auto édité. 



jeudi 7 mai 2026

Un rendez-vous à mourir

 


Bienvenue à HopGood Hall, dans la campagne anglaise.

Lorsque la journaliste d'investigation, Alexi Ellis, est virée de l'un des plus grands quotidiens de Londres, elle quitte la ville pour la campagne anglaise et le magnifique hôtel tenu par un couple d'amis, Hopgood Hall. Elle embarque avec elle, Cosmo, son chat grognon et quelque peu antisocial. Enfin...il a ses têtes quoi. Hopgood Hall, un refuge où elle prévoit de panser ses blessures. 

Mais à son arrivée, Alexi découvre ses amis Cheryl et Drew bouleversés. Leur amie Nathalie a disparu sans laisser signe de vie et depuis ils se posent beaucoup de questions et ont peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. 

Lui est-il justement arrivé quelque chose ? Est-elle partie précipitamment sans avoir pu les prévenir de son départ ? 

De par son métier, Alexi a du flair pour les énigmes et elle ne peut s'empêcher de prêter mains fortes à ses amis. Elle décide de trouver le fin mot de l'histoire. Son métier de journaliste ressort facilement, et s'occuper l'esprit est pile ce qui lui fallait. Elle et Cosmo vont unir leurs forces.

Mais en déterrant des secrets que certains veulent garder enfouis, elle risque de mener sa dernière investigation...

Sur sa route, elle va faire la connaissance de Jack Maddox, ancien détective devenu détective privé. Que vient-il faire sur cette disparition ? 
Je découvre un nouveau duo d'enquêteurs et une nouvelle série cosy mystery.

Une enquête, la campagne anglaise, de l'humour, de l'amitié, et un chat grognon... Que demander de plus !

Du pur cosy mystery et je me suis régalée. Il y a de l'humour avec ce chat si particulier, chat boudeur et antisocial, prêt à sortir les griffes pour sauver celle qui le nourrie. 

J'ai trouvé l'intrigue bien menée, crédible, et elle a su me tenir en haleine. 

Les lieux donnent envie de s'y rendre, un hôtel cosy dans la campagne anglaise, entouré de chevaux. L'ambiance des décors était très plaisante. 

Le duo d'enquêteurs est extra, intéressant à suivre, et on y retrouve de l'humour également dans ce duo. 

Mine de rien, les sujets traités ici dans ce cosy mystery sont forts et d'actualité. 

Je sais qu'il y a un tome 2 déjà paru en France, je compte bien me le procurer pour passer à nouveau un excellent moment. Ce duo d'enquêteurs m'a conquise, idem pour ce chat grognon qui est vraiment hors du commun. 

Hâte de découvrir le tome 2.

lundi 4 mai 2026

Bilan lecture - Avril 2026

 



Bonjour, 

Le mois d'avril s'en est déjà allé... 

Peu de moment lecture au cours de ce mois d'avril pour moi. 
Fatigue, allergie aux pollens, ont eu raison de moi...

6 romans lus avec lesquels j'ai passé de très bons moments de lecture.


En voici le détail 

Les hommes de Shetland, de Mallacy Tallack. Très joli moment lecture, touchante. 
(Chronique en préparation)

Mens-moi à l'oreille, d'Amy Tintera. Oh la la, j'ai adoré ce thriller. Original dans sa construction en plus.
(Chronique en préparation)

Le courant d'air, de Catherine Ryan Howard. D'une grande intensité ce thriller !! 
et là aussi , une construction très originale. (Chronique en préparation)



Comme une éclipse, de Sophie Rouvier. Amitié, est le thème clé de ce très joli roman. 
(chronique en préparation)

L'Alchimiste, de Paulo Coelho. Première fois que je lis un roman de l'auteur. Une jolie fable inspirante. 
(Chronique en préparation)

J'ai toujours cette musique dans la tête, d'Agnès Martin-Lugand. A un moment du roman, on ne peut plus le lâcher. 
(Chronique en préparation)






J'espère que vous avez pu faire de belles découvertes livresques au cours de ce mois d'avril. 




jeudi 30 avril 2026

La nuit retrouvée

 



Hélène est une mère de famille quinquagénaire, et ses enfants sont venus fêter son anniversaire dans sa maison des Landes. Hélène mène une vie simple et bien rangée. 

Dans l'intimité de cette nuit d'été, elle confie à sa fille un secret et se souvient de cet élé où elle l'a emmené elle et ses frères au championnat mondial de surf. 

Le silence de la nuit est propice aux confidences. La fille d'Hélène restera médusée de ce qu'elle va apprendre de la bouche de sa mère.

Divertissant.

Roman graphique que j'ai vu passer à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux et qui m'a rendue curieuse en voyant le nom des autrice/illustratrice, Lola Lafon et Pénélope Bagieu. Ni une ni deux, le voilà emprunté à la médiathèque et me voilà partie au coeur de la forêt des Landes. 

Un roman graphique d'un peu plus de 200 pages qui offre un récit d'émancipation tendre. Sensibilité, humour mêlé à de la tendresse, Lola Lafon et Pénélope Bagieu ont su mettre leur talent dans ce récit tout en pudeur. Une BD intimiste sur les révélations d'une mère à sa fille, une BD nostalgique aussi. Cette révélation apporte à la relation mère/fille un côté touchant. Souvenirs d'une femme en mettant de côté celle d'être mère.

Les dessins de Pénélope Bagieu sont jolis, j'ai aimé ce côté lumineux des dessins tout au long de la BD même si pourtant nous sommes dans une ambiance nocturne pour certaines planches. 

J'ai trouvé ma lecture divertissante, légère, agréable moment lecture mais je vous avoue que je suis restée un peu sur ma faim. Malheureusement, l'histoire je l'ai vu venir très rapidement donc pas beaucoup de surprise. Elle reste sympathique à lire malgré qu'elle soit assez basique et un peu survolée. 

J'ai aimé par contre le lien entre Hélène et ses enfants qui la surnomme "Mamounette" et qui la charrie gentiment, des moments très affectueux que l'on ressent. 

Agréable à lire même si j'en attendais plus.




lundi 27 avril 2026

Le parloir

 




Isabel, la trentaine, prend souvent des décisions subites qu'elle ne s'explique pas elle-même. Alors un jour, elle quitte son mari et part avec sa fille sans savoir où aller ni ce qu'elle va faire de cette liberté soudaine. Elle s'installe en Bretagne où elle loue une chambre chez une vieille dame, Violette, qui l'aide à retrouver le goût de vivre. Isabel a toujours préféré le silence aux longues paroles.

Violette lui fait découvrir une association de correspondance avec des détenus. Cette idée plaît à Isabel, donner un peu de réconfort. Elle se voit confier la correspondance avec un récidiviste purgeant une longue peine à la maison d'arrêt de Poissy. 

Lui, a étudié les mots pendant qu'il était sous les verrous. Les échanges de lettres se font, il s'ouvre sur son histoire familiale. Parfois, ses lettres se font attendre, il ne répond pas à Isabel avant plusieurs semaines. Parfois, ses lettres sont blessantes, abruptes. Mais Violette prend tout, elle les lit une à une. Une correspondance toujours présente au fil des semaines, des mois. 

Jusqu'à ce qu'un jour, il faille briser le silence. 

C'était au début "un échange qui n'engage à rien". Isabel et Louis n'imaginent pas que le moindre échange qu'il soit écrit ou dit vaut pour paroles. Et ils ne connaissent pas encore le pouvoir libérateur de la parole. 
La parole peut parfois libérer des chaînes qui nous emprisonnent.

Le parloir est une belle découverte et ce roman a su me surprendre. Il y est question de correspondance tout d'abord, puis de rencontres, un face à face dans un parloir. Et dans ce face à face se confrontent deux mondes en demande de liberté.

Ce roman est empli de poésie, de sensibilité. Un roman profond que j'ai pris plaisir à lire avec cet échange de paroles (écrites ou dites) parfois de façon abrupt, sèche, blessante aussi, mais toujours libératrice. Mais justement, parfois il faut peut-être en passer par là pour qu'elle soit libératrice cette parole. Ici, un échange entre cet homme enfermé entre quatre murs et cette femme enfermée elle aussi mais dans ses pensées et son mal-être. Les silences peuvent être aussi libérateur, on comprend leur signification. 

Chacun en quête d'une certaine liberté. La notion de liberté est ici présentée dans tous les sens du terme.

Le récit alterne entre échanges de lettres, visites au parloir, souvenirs d'Isabel...

L'écriture est belle, c'est touchant et magnifiquement écrit, sur une femme en quête de soi et un homme en quête de rédemption. 

Un récit très humain.




mardi 21 avril 2026

La femme au carnet rouge

 




Laurent Letellier est libraire à Paris.

Lorsqu'un matin il ouvre sa librairie, il découvre dans la rue un sac à main abandonné. Mauve. 

Il va tout d'abord au commissariat pour le rapporter, mais personne n'est libre pour le recevoir et le renseigner. Lasse d'attendre, il repart avec le sac. Quelques jours passent, le sac est toujours posé dans un coin de l'appartement de Laurent. Curieux, il va commettre un acte interdit, une transgression : fouiller un sac de femme. Jusque là il n'avait glissé la main dans un sac à main qu'avec autorisation en bonne et due forme de sa propriétaire.

Il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels. Le sac exhala une odeur de cuivre chaud et de parfum féminin qui plût à Laurent. Le 1er objet qu'il découvre est un flacon de parfum, Habanita de Molinard. Puis un trousseau de clés avec une plaquette en hiéroglyphes, un stylo Montblanc, un roman de Patrick Modiano, et un carnet rouge rempli de notes. 

Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise alors détective. A mesure qu'il déchiffre les pages du carnet, les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste devient peu à peu une quête romantique envers une inconnue...
Quant un libraire part en quête amoureuse...

Je me suis plue dans ce jeu de piste qui devient peu à peu une quête amoureuse, et ce qui m'a plu ce sont tous ces petits signes de la vie auxquels il faut prêter attention. Ce roman nous le remémore car on a tendance à oublier de prendre le temps pour observer ces petits moments et petits signes. 

Un roman qui explore le hasard de la vie. Qu'auriez-vous fait vous, en trouvant un sac à main dans la rue ? 

Le protagoniste de l'histoire en vient la curiosité de ce bien trouvé dans la rue. Est-on curieux de nature ? 

Le roman est une ode au hasard de la vie et ce qu'il peut apporter parfois. Le roman rend hommage aussi aux mots des auteurs, à la littérature. C'est un roman léger mais qui fait réfléchir et on se laisse  porter avec plaisir à travers cette quête. 

L'ambiance parisienne y est très agréable. J'ai trouvé le roman plein de charme, chaleureux, ça ne manque pas d'humour et on s'attache aux personnages. 

La quête de ce libraire pour retrouver cette inconnue propriétaire du sac à main, le porte ça et là à travers les objets trouvés dans le sac. Un simple objet le fait réfléchir, l'émeut parfois, ne serait-ce que ce parfum... 

Peut-on tomber amoureux d'une personne que l'on ne connaît pas à travers des objets lui appartenant ? 

Tout simplement un roman qui fait du bien.

 

vendredi 17 avril 2026

La Venise des louves

 




La lagune de Venise était un bel endroit, avant qu'elle ne soit ravagée par des attentats surréalistes et avant que l'une de ses îles ne soit brusquement coupée des autres. On la surnomme "l'île noire", d'où viennent de mystérieux gondoliers. Ils sillonnent les canaux, exigeant des impôts exorbitants, et si les habitants ne s'y soumettent pas, un attentat ravage alors leurs quartiers de bombes surréalistes qui déforment, dispersent, désagrègent ou bien effacent leurs victimes. 

Parmi les quelques rescapés d'un attentat, Renzo. Un pianiste qui a vu son bras effacé. Autour de lui, il a rassemblé 4 femmes, toutes victimes de la bombe. A eux cinq, ils forment une meute, cachés sous des masques de loup. 

Un seul objectif : accoster sur l'île noire en quête de vengeance, mais aussi comprendre pourquoi tout cela se produit. 
Mitigée...

Une BD aperçue dans les rayonnages de ma bibliothèques, un fantasy avec pour toile de fond Venise. Hop, j'embarque la BD avec moi.

Le décor fantasy de Venise m'a tout d'abord attirée dans le choix de ma lecture de cette BD. Une Venise représentée meurtrie par des attentats, une Venise à la fois bien réaliste et à la fois ornée de détails fantasy dans les dessins de planche. Illustrations bien travaillées au niveau des costumes également. Une belle inventivité. 

Une ambiance assez riche mais plus j'avançais dans l'histoire plus je trouvais l'intrigue un peu légère jusqu'au dénouement où je me suis dis : tout ça pour ça...quel dommage. 

J'aurais eu envie de plus de choses dans ce dénouement, et puis je l'ai trouvé bien trop simple et trop enfantin alors que l'histoire démarrait plutôt bien et dans une ambiance assez sombre à l'inverse de ce final. Un final enfantin et pourtant la BD est une BD adulte avec des scènes de la meute de loup parfois dénudées, je tiens à préciser, il s'agit là d'une BD adulte. Mais ce dénouement...on a l'impression d'avoir justement changé de BD en cours de route et d'être passé à une BD jeunesse... Je n'ai pas compris. 

Dommage pour ce final, après je ne peux pas dire non plus que la BD dans son entièreté m'ait déplu. L'intrigue est bonne avec des sujets d'actualités disséminés dans ce fantasy. Les illustrations sont pleine de créativité et ça apporte beaucoup à cette BD. 

Un moment agréable mais un final que je n'ai pas trouvé en adéquation avec le reste de l'intrigue.


mercredi 15 avril 2026

Và où la rivière te porte

 




Années 40, dans les étendues sauvages du Colorado, petite ville d'Iola. 

Victoria Nash est une jeune femme de 17 ans. Elle gère tout avec brio, elle fait à manger, gère les quelques bêtes de la ferme, et s'occupe du verger de pêches de son père. Les pêches Nash sont d'ailleurs réputées et on vient de loin en acheter. 

Torie, comme son père la nomme, a perdu sa mère jeune et n'a aucune tête féminine qui a pu l'aider à se construire en tant que femme, pas de mère pour l'aider à faire la transition entre fille et jeune femme. Alors, elle s'est toujours débrouiller toute seule, entourée d'hommes : entre son père colérique et un frère violent, Seth. 

Lorsqu'un jour, elle rencontre Wilson Moo, un vagabond venant d'arriver en ville, Victoria se sent attirée par cet homme et ne peut expliquer les émotions qu'elle ressent envers lui. Une relation qui va devoir restée secrète, marquée par des défis, dont celui des préjugés raciaux de la communauté. Wilson est un indien au passé mystérieux. 

L'étincelle entre eux va déclencher autant de passion que de malheurs. Dans cette ville entre montagnes et rivière, Victoria va devoir affronter le passage à l'âge adulte seule, faire face aux changements de son temps tout en sauvant sa propre vie et celle de son si cher verger de pêches. Elle découvrira un amour interdit, mais aussi la perte...

Enorme coup de coeur pour ce roman de toute beauté. 

Je l'ai refermé en me disant que les protagonistes et les lieux allaient me manquer. 

Que d'intensité ressentie à la lecture de ce roman ! Magnifique roman initiatique, historique aussi. L'écriture est belle, profondément émotionnelle et surtout immersive. Les personnages ainsi que les faits qui se produisent semblent réels. Idem pour les lieux. Des descriptions magnifiques sur cette nature qui nous parle, qui prend place tel un personnage à part entière dans ce récit. Des citations à extraire de cette terre, de cette eau. 

Extrait : 
"La force, avais-je appris, était pareille au sol de cette forêt, faite de petits triomphes et d'erreurs innombrables, d'heures de soleil suivies de soudaines tempêtes qui ravageaient tout. Nous sommes tous semblables, ne serait-ce que parce que nous partageons cette même belle et douloureuse manière de croître, une étape après l'autre, en tombant, en repoussant les débris pour nous relever, sans jamais perdre espoir."


L'histoire...est de toute beauté. Une histoire déchirante, puissante. Les thèmes sont forts : les luttes de la femme dans un monde hostile et patriarcal, l'amour, la résilience, le passage à l'âge adulte, le racisme. Tant de messages intenses et toujours d'actualité. 

Victoria est un personnage extrêmement touchant, elle devra se battre, apprendre à survivre grâce à la nature. 

Le roman est marquant, il ne me quittera pas de sitôt. 

Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne peux que vous le conseiller. 

lundi 13 avril 2026

Grossir le ciel

 



Les Doges. Un lieu-dit au fin fond des Cévennes. Ici, habite Gus, un paysan entre deux âges, solitaire et taiseux. Eleveur solitaire accompagné de son chien, Mars. La ferme est entourée de grands espaces. Les journées de Gus sont rythmées au gré de la météo : les champs, les vaches, le bois, les réparations. 

C'est aussi le quotidien d'Abel, le plus proche voisin de Gus, dont la ferme est éloignée de quelques centaines de mètres. Ils se rendent parfois service, sont devenus amis par défaut en mêlant leur solitude et leurs envies simples de boire quelques verres de vin. Cela s'arrête à ça. 

Un jour, l'abbé Pierre disparaît, tout bascule depuis ce jour. Abel change et des événements inhabituels se produisent, tout comme des visites inopportunes qui se répètent. Personne n'avais mis les pieds dans le hameau avant pourtant...
Drame en campagne. 

Je ne me lasse pas des mots de Franck Bouysse. Des mots magnifiques qui nous plongent à chaque fois dans un rural noir où les moments forts sont présents du début jusqu'à la fin du roman. 

La rudesse de la campagne, la profondeur des personnages. Franck Bouysse nous offre un suspense rural noir bouleversant. De l'auteur, j'ai lu Buveurs de vent et L'homme peuplé. A chaque fois, je me suis laissée prendre par une magnifique plume qui, à la fois, nous conte une nature sauvage rude avec des territoires isolés et une vie solitaire et difficile de la campagne profonde, à la fois nous offre des personnages bouleversants et une histoire profonde. Des dialogues saisissants aussi. 

L'auteur met bien sûr en lumière la vie des paysans, leur solitude aussi. L'écriture est comme d'habitude magnifique. 

Le final est remarquable et saisissant, il vous prend par surprise. 

Et comme dans chacun des romans de l'auteur, on retrouve ici une ambiance si particulière. 

A nouveau charmée par la plume de Franck Bouysse, ne passez pas à côté de ce huis clos rural percutant.


De l'auteur : 
L'homme peuplé : ICI
Buveurs de vent : ICI 


jeudi 9 avril 2026

Tuez-le si vous voulez

 




1988. Machéronte-le-Château, l'un des plus beaux villages perchés de l'hexagone. Petit village au coeur de la Drôme où semble régner une vie paisible, où tout le monde se connaît. 

Lorsque le fils du maire tombe amoureux de la jolie Lucile, tout le monde sait la colère du père à l'encontre de cette idylle. Pour Monsieur le maire, riche industriel, il est hors de question que son fils épouse une fille de rien. Même si elle est enceinte. 

Mais quand Lucile, 20 ans, est retrouvée morte dans les bois, le principal suspect n'est autre que Jean-Baptiste Combe, maire du village et homme respecté de tous. Les soupçons se portent sur lui mais sans résultat probant. De nombreux villageois soupçonnent son implication dans cette mort, mais l'homme d'affaires parvient à soudoyer des témoins et les soupçons se meurent... La police ne tient aucun élément concluant. Une mort jamais élucidée, et elle est toujours restée en travers de la gorge du père de la victime, Bernard Salomé.

2011, 23 ans plus tard, Jean-Baptiste Combe est toujours maire du village. 

Le désir de vengeance du père de Lucile est toujours présent lui aussi. Depuis tant d'années. Lorsqu'il remporte le pactole à l'Euromillions, jouant la date de naissance de sa fille, il voit les 150 millions de gains comme étant une opportunité pour réaliser ses rêves, vengeance en tête. 
Un seul rêve : se venger !

Un roman à suspense que j'avais trouvé en boîte à livres, une autrice que je ne connaissais pas, et j'ai pu apprécier cette lecture.

Il m'a fallu un peu de temps pour bien assimiler chaque protagoniste car ils sont nombreux au début mais on retrouve ensuite ces mêmes personnages, habitants de ce joli village perché dans la Drôme. 

L'intrigue est prenante. Ici il n'est pas question de découvrir qui est le tueur puisqu'on le connaît dès les premiers instants lecture. Non, ici, tout tourne autour du mot VENGEANCE, et tout ce que ce mot peut entraîner et faire faire. 

On explore donc ici les complexités de l'humain, les motivations de chacun pour arriver à leur but, mais aussi les conséquences que cela peut avoir.

Des personnages bien construits, mais parfois caricaturés aussi il faut l'avouer. Et dans la description de certains personnages, le style de l'autrice pour ces descriptions m'a quelque peu agacée car les descriptions des personnages féminins sont peu reluisantes.

Malgré ce bémol, j'ai trouvé l'intrigue autour de cette vengeance intéressante. Autour de la vengeance mais aussi autour de l'abus de pouvoir et ce que l'on est prêt à faire avec de l'argent. Mais aussi en sens inverse ce que l'humain peut être prêt à faire pour de l'argent...
Le roman est un joli pavé de plus de 600 pages mais à aucun moment j'ai trouvé le temps long, l'intrigue a su prendre de l'ampleur tout au long du roman. 

Un bon roman à suspense autour de la vengeance.