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jeudi 27 août 2026

La pâtisserie des souvenirs

 




A la mort de sa grand-mère, Yeonhwa hérite de la pâtisserie traditionnelle familiale que sa grand-mère lui a léguée. Lorsqu'elle était enfant, elle aimait observer sa grand-mère créer les délicieux desserts, mais elle n'a jamais appris elle-même à les confectionner. Elle décide tout de même de reprendre la boutique, en savoir plus peut-être sur son aïeule. Elle espère pouvoir reproduire les recettes de dango au thé vert ou autre savoureux desserts. 

Mais la boutique est un peu particulière. Elle n'ouvre ses portes qu'à 22 heures et cela jusqu'à minuit, et accueille des clients coincés entre notre monde terrestre et l'au-delà. 

Avec l'aide de Yeonhwa, et de sa grand-mère auparavant, tous se replongent dans leurs souvenirs et ainsi tourner la page de leur vie terrestre. 

Mais à aider les clients, assister ceux qui restent et ceux qui ne sont plus là, Yeonhwa arrivera t-elle à surmonter son propre deuil ? 

Roman coréen touchant et qui met en action nos papilles. 

Roman touchant, sur les souvenirs, sur le deuil. Assez similaire pourtant de la série "Tant que le café est encore chaud". Mais bien que l'on retrouve les mêmes bases, cela ne m'a pas dérangée. Je trouve ici les situations évoquées, les souvenirs, mieux aboutis. 

Des visiteurs un peu particuliers dans cette pâtisserie, ils veulent y commander un dessert qui sera partager par un proche, leur rappelant alors un souvenir avec le défunt, et ainsi parvenir ensuite à faire le deuil avec peut-être un peu plus de douceur. Pour le défunt, partir dans l'au-delà sans regret à laisser derrière soi. Sans regrets car des défunts passés dans l'au-delà à cause d'incidents brutaux. Des âmes tourmentées souhaitant que leurs proches vivent le deuil le plus paisiblement possible. Grande responsabilité pour Yeonhwaque de parvenir à créer les meilleures pâtisseries qui combleront les souvenirs de chacun. 

Le seul regret que j'ai ici, c'est que l'on ne sait pas grand chose sur Yeonhwa qui, elle aussi, doit parvenir à surmonter son deuil. L'autrice raconte le destin des défunts mais on en sait peu sur l'héroïne et sa vie. 

Les pâtisseries mettent l'eau à la bouche. Chaque histoire à son propre dessert. 

On découvre aussi certaines croyances ou traditions coréennes. C'est intéressant. 

Bienveillant, j'ai passé un très bon moment avec ce roman. 

vendredi 9 janvier 2026

Une saison à l'atelier de poterie

 


Corée du Sud. Jeongmin quitte son travail du jour au lendemain en tant que rédactrice de scripts pour la télévision. Elle ne supporte plus son train de vie à travailler d'arrache-pied sans prendre de temps pour elle. 

Elle décide de tout quitter et trouve un nouvel appartement au coeur du village aux épines de châtaignes, un quartier tranquille de la ville d'Ilsan. 

Le burn-out étant bien présent, Jeongmin n'a aucune envie de sortir de son appartement si bien qu'elle y reste enfermée durant des mois, à ne même pas sortir dans la rue. 

Un chaud matin d'août, ne supportant plus de regarder les murs vides de son appartement, elle se décide à s'aventurer enfin dehors. En explorant son nouveau quartier, le hasard la pousse vers la porte d'un atelier de poterie où elle est accueillie par l'odeur de l'argile et du café. Elle s'y sent tout de suite bien, et y reviendra. 

La propriétaire l'initie alors à l'art ancestral de la céramique, et transformer l'argile de ses mains met Jeongmin en joie. Le contact avec les habitués lui réchauffe le coeur. 

Et si elle reprenait pied grâce à cet art ancestral ? 
Lecture toute douce.

Un roman tout doux, apaisant. Il rend hommage à l'art-thérapie.

Un roman lent où l'on prend la mesure du temps présent. L'ambiance y est chaleureuse parmi des adeptes d'un atelier de poterie où le contact avec ces habitués fait un bien fou, tant à l'héroïne du roman qu'au lecteur. 

Chacun d'entre eux porte ses fragilités mais la chaleur qui émane de chacun, la bienveillance aussi, apporte beaucoup à chacun pour affronter ces fragilités justement. Cela grâce à l'utilisation de l'art de la céramique qu'ils acquièrent dans cet atelier de poterie. 

Ce chat en couverture aura lui aussi un rôle important dans cette histoire. 

Grâce au thème principal du roman, on comprend ce que peut apporter l'art-thérapie, processus créatif à des fins de guérison. Chacun des personnages en a besoin, chacun pour différentes souffrances. Favoriser l'expression pour un meilleur bien-être. 

Le côté lent du roman nous fait prendre le temps de le lire. Moi qui, d'habitude, n'aime pas quand l'histoire est trop lente, ici cela ne m'a pas du tout dérangée. Je me suis tout simplement laissée porter par les mots.

Une lecture apaisante, une ambiance chaleureuse.



vendredi 10 octobre 2025

La bibliothèque des auteurs disparus

 



Dans la banlieue de Tokyo se cache un étrange bâtiment, la bibliothèque des auteurs disparus, qui rassemble des collections particulières d'auteurs qui en ont fait don à leur décès.

C'est ici, qu'Otoha est embauchée par un mystérieux patron. Qu'importe pour Otoha si cette bibliothèque n'ouvre que la nuit, celle-ci abrite les livres d'auteurs décédés et sera un lieu où désormais Otoha pourra explorer la mémoire littéraire. Mais aussi explorer lieux bien mystérieux.

Dans le petit immeuble où logent les employés, les liens se tissent, les langues se délient sur certains secrets du passé, et le mystère reste entier quant à lui autour du propriétaire de ce lieu énigmatique.

Bienvenue à la bibliothèque de nuit.

Voilà un roman japonais poétique. Il met en avant les livres oubliés et leurs pouvoirs, mais aussi l'importance que peut avoir la littérature dans la vie de quelqu'un. Elle peut faire remonter à la surface des souvenirs, à travers un livre lu ou bien par le simple souvenir du moment où on a lu tel ou tel livre.

Ce roman est un voyage dans les histoires d'écrivains disparus, alors oui, on retrouve beaucoup d'auteurs japonais ici et ils ne m'ont pas forcément interpellée, mais on retrouve quand même quelques auteurs connus.

Chaque chapitre tourne autour d'une recette issue d'un roman classé dans cette bibliothèque d'auteurs oubliés. De quoi mettre en marche les papilles, car oui, au sein de ce mystérieux bâtiment, le cuisinier des lieux ne préparent que des plats tirés de romans. 

L'ambiance est apaisante dans ce roman japonais, et même si je sais que généralement c'est le cas dans les romans japonais et que j'apprécie ce côté apaisant, ici j'ai trouvé le roman bien trop lent pour moi...  Et puis il n'y a pas énormément de rebondissements ou faits au cours de l'histoire, ça reste un peu plat.

Malgré cela, j'ai aimé le concept de cette bibliothèque ouverte la nuit et ne renfermant que des dons de collections d'auteurs décédés, retraçant du coup leurs lectures au fil de leur vie. 

Je reste donc un peu partagée sur cette lecture.