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jeudi 21 mai 2026

Les saisons du mensonge

 



Normandie, village de Lyons-la-Forêt. C'est dans son village natal que Candice revient après bien des années. Elle a décidé de changer de vie et d'y poser ses valises. Candice a tout pour elle, c'est une séduisante et brillante archéologue qui supervisait des chantiers de fouilles à travers le monde. Mais aujourd'hui, elle n'est plus la même. 

Elle réinvestit la maison de ses parents qu'elle avait hérité au décès de sa mère. Il lui faudra redonner un coup de peps à cette maison, à sa déco. Le métier d'archéologue est derrière elle, ici, elle accepte un poste de guide touristique, bien en deçà de ses compétences. Elle espère vivre ici une vie paisible et sereine. 

Elle y retrouve ses anciennes amies avec qui elle avait perdu contact. Mais le retour de Candice au village fait jaser, et elle ne peut se soustraire à la curiosité des autres, y compris de ses anciennes amies mais aussi de David, son amour de jeunesse. 

Candice souhaitait trouver ici une sérénité et prendre un nouveau départ. Elle semble s'intéresser aussi à d'antiques sépultures d'enfants découvertes non loin du cimetière. Elle va pourtant revoir surgir son passé d'archéologue et ce qui s'est passé à des kilomètres d'ici sur un chantier colombien. C'était il y 9 ans. Aux questions qu'on lui pose, Candice reste toujours évasive.

Pourquoi cherche t-elle à cacher ses secrets ?
Petit séjour normand.

Joli moment lecture avec un roman basé sur 4 saisons. Je découvre également la plume de l'autrice, Karine Lebert.

4 saisons, et la vie de Candice se bouscule en plein été, le début du roman. C'est à cette saison qu'elle revient dans son village natal. En quatre saisons elle va revoir resurgir ce qu'elle souhaite enfouir de son passé. De terribles jours en 2004, 9 ans auparavant. 

J'ai aimé l'histoire de cette femme, découvrir le drame qui se cache en elle. J'ai aimé la construction de ce roman en 4 saisons. Il nous faudra parcourir ces 4 saisons pour découvrir la vie et le drame de cette brillante archéologue venue se perdre dans un petit village de Normandie. 

On lui découvre une sérénité perdue, et au fil des saisons on découvrira pourquoi. 

Une reconstruction, mais sur des ruines plus que fragilisées. 

Le passé de Candice remonte au fil des saisons, ces passages du passé sont reconnaissables car dans les chapitres, ils sont écrits en italiques pour différencier du reste de la vie actuelle de Candice. 

L'ambiance normande est présente, avec ses maisons à colombages, sa verdure. C'est très plaisant. Ce petit village bien sûr, tout le monde connaît tout le monde, et il est bien difficile du coup d'y garder des secrets...

Les sujets sont durs lorsque l'on découvre le secret de Candice. Des secrets qui parfois, font plus de mal une fois révélés. Ici il est question de reconstruction pour l'héroïne du roman, s'offrir une nouvelle vie sans jamais oublier l'ancienne. Il y est question aussi de confiance, savoir à qui s'ouvrir, se confier. 

La plume est sensible, et aborde avec délicatesse les thèmes durs évoqués. Une belle découverte pour ma part, j'ai d'autres titres de l'autrice dans ma liste à lire. 

Un roman touchant avec lequel j'ai passé un très bon moment.



vendredi 18 octobre 2024

L'invité(e) de trop

 


Bienvenue au mariage de Julia et Will. 

Elle est à la tête d'un grand magazine, il est une étoile montante de la télé-réalité. La fête se doit d'être à l'image de leur insolente réussite : décor somptueux et hors du commun, hôtes triés sur le volet, tenues de créateurs...

Les hôtes ont été triés sur le volet : demoiselle d'honneur, témoins, amis du lycée de Will, mère de la mariée, père de la mariée (venus séparément)...  

Pour le décor somptueux, Julia a porté son choix sur une île sauvage au large de l'Irlande. Le réseau mobile ainsi que le réseau électrique y sont plutôt capricieux. La mer est agitée par les vents, les tourbières encerclent l'île, mais le lieu est atypique et chaque détail a été planifié d'une main experte par la wedding planner. 

Sauf une chose. Après un black-out dû à une coupure électrique, une serveuse crie au meurtre en affirmant avoir vu un corps au-dehors. Sous le barnum où le champagne coule à flot, les invités sont béats devant les propos de la serveuse. Fabule t-elle ou bien a t-elle réellement vu un corps ? 

Découverte.

Découverte de l'autrice Lucy Foley, qui écrit des romans historiques et des thrillers, enchaînant les best-sellers et traduite dans 39 pays. Et quelle découverte !

J'ai été de surprise en surprise avec cette lecture ! J'ai tout d'abord déchanté à la lecture des premiers chapitres car j'ai pris en horreur les personnages masculins qui sont tous détestables ! J'avais tout simplement envie de refermer le livre, rien qu'à cause des personnages. Mais.... 

Mais... J'avais, d'une part, envie de connaître le fin mot de l'histoire ; et d'autre part, plus j'avançais dans ma lecture plus celle-ci devenait addictive. Je comprenais aussi que le caractère horripilant des personnages masculins de ce roman était essentiel à l'histoire. 

Une fois prise dans l'engrenage de l'intrigue, impossible de m'en défaire, je n'étais plus là pour personne ! J'étais au cœur d'une célébration de mariage atypique et celle-ci tournait au vinaigre, offrant une atmosphère qui rappelle le huis-clos d'Agatha Christie. 

A ce huis-clos, ajoutons une île sauvage irlandaise, avec ses tourbières, une mer agitée, un vent puissant, et donc une atmosphère que l'autrice rend très visuelle. 

Côté personnages, vous l'avez compris, on est servi ! Il y a les témoins, la wedding planner, la demoiselle d'honneur, les parents divorcés, les meilleurs amis du marié depuis le lycée... Et croyez-moi, ils ont tous des secrets, des ressentiments, de l'envie face à telle ou telle personne... Les personnages masculins de ce roman m'ont en grande partie hérissée !! Mais tout est là aussi dans la fabuleuse plume de l'autrice ! 

On découvrira leurs travers grâce à cette formidable construction, un roman choral, mais pas que. J'ai trouvé également le choix de la chronologie extrêmement bien choisi justement, et c'est l'un des gros atouts de ce thriller ! Cette construction rend l'histoire totalement captivante, elle nous tient en haleine de façon vraiment addictive. J'ai adoré la tension qui monte petit à petit face aux secrets éventrés ici et là durant ce mariage. Je n'en dirais pas plus sur cette chronologie, à vous de la découvrir, mais pour moi elle est parfaite et reste originale. 

Et puis, jusqu'à la fin du livre nous ne savons pas en effet, s'il y a eu meurtre ou non. Et si oui, qui est mort ? Une vraie énigme qui fait que l'on ne peut pas lâcher ce livre et le reposer. 

Au fil de ce mariage, nous allons découvrir mensonges, secrets, ressentiments de chacun, et alors là, de grandes révélations vont tomber... 

Quelle belle découverte alors que la plume de cette autrice et sa créativité autour de la construction de ce roman ainsi que toute la créativité autour des personnages (tous abjects sans rire 😉). Et comme quoi, ne jamais reposé un livre trop tôt, il peut apporter de très belles surprises.

Alors si vous voulez savoir s'il y a eu meurtre ou non, 
à vous de lire ce thriller étonnant !!

lundi 9 août 2021

Les voleurs de curiosités

 


Synopsis

Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités.
Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier. Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.
Bridie Devine est une détective à part. Elle jouit d'un certain talent pour déchiffrer les cadavres ainsi que l'histoire de vie et de mort qui se peint sur chaque corps. En raison de ce talent, son vieil ami l'inspecteur Valentine Rose, de Scotland Yard, lui transmet des affaires inhabituelles. Ces affaires ont généralement en commun des morts bizarres et inexplicables. En échange de son avis éclairé, Bridie reçoit des émoluments. 

Nous sommes en 1863, et Bridie est confrontée à l'énigme la plus déconcertante à ce jour. La fille secrète de Sir Edmund Berwick vient d'être enlevée. Christabel Berwick est une enfant particulière dont les pouvoirs surnaturels ont attiré l'attention des collectionneurs de curiosités. Des collectionneurs réputés à Londres prêt à pratiquer l'échange de leurs découvertes et curiosités. Des collectionneurs attirés par les anomalies et les mutations, les aberrations et les monstruosités des formes de vie aquatiques ou amphibies, prêt à exposer leurs trouvailles dans leurs bibliothèques personnelles, leurs cabinets de curiosités. 

Bridie va devoir arpenter le brouillard londonien pour découvrir ce qui est arrivé à Christabel Berwick et pourquoi a t-on enlevé cette enfant jusque là gardée secrète. L'a-t-on enlevée pour l'échanger contre une rançon, pour rejoindre la collection d'un anatomiste privé ou pour finir ses jours en tant que monstre de foire ? 

Il va falloir arpenter les rues de Londres, dotées de suie et d'odeurs nauséabondes de cette époque victorienne, et Bridie va devoir déterrer son propre passé. Un passé qu'elle aurait préféré garder enfoui. Pour l'aider à retrouver la jeune fille, elle sera aidée de sa femme de ménage qui ne passe jamais inaperçu du fait de ses sept pieds de haut. Un apothicaire qui prépare des décoctions pour le moins étonnantes. Et un fantôme tatoué d'un boxeur mélancolique qui viendra épauler également Bridie dans ses recherches. Un fantôme atypique... 

Dans ce monde caché et brumeux au sein d'un Londres victorien bien ténébreux, se cache des créatures étonnantes, créatures aquatiques légendaires, mais aussi des saltimbanques mercenaires, et des voleurs de curiosités...

Quelle ambiance !!

Un roman à ne pas rater car il a tout pour lui. Magnifique mélange entre enquête policière, fantastique, historique, en y ajoutant une touche d'humour et de légendes. Les personnages sont atypiques, les décors sont splendides et cette ambiance victorienne en plein coeur de Londres est remarquable.

Côté personnages, on est servi ! Bride Devine, notre détective spécialisée dans les affaires peu communes est parfaite. Cette femme à la chevelure rousse fume la pipe, et il n'y a pas que du tabac dedans... non des décoctions bien particulières...plutôt expérimentales... Elle a plus d'un tour dans son sac, et imaginez la aussi avec un poignard caché, attaché à sa cuisse. 
Sa femme de ménage vaut le détour aussi ! C'est une géante, on ne peut la rater et attention...elle sait se défendre. 
Et puis il y a notre fantôme tatoué d'un boxeur mélancolique. Même lui ne sait pas ce qui lui arrive, la mélancolie le gagne. Et je vous laisse découvrir la particularité de ses tatouages ! J'ai adoré ce personnage !

Quant à l'intrigue, elle est très bien menée. A la fois enquête policière, à la fois jouant avec le fantastique et les légendes aquatiques, c'est une lecture captivante dès les premiers moments de lecture.  Elle est drôle et en même temps lugubre, un peu magique aussi. On suit pas à pas l'évolution de l'enquête aux côtés de personnages.
On vogue entre 1863 et le passé de Bridie Devine, selon les chapitres. Ce qui nous permettra de découvrir le dénouement de l'intrigue. 

Le Londres victorien est superbement décrit, on le visualise totalement grâce à l'écriture de Jess Kidd. Une ville marquée par les crimes, la puanteur, la saleté, la maladie, la pauvreté. La brume rend les rues de Londres ténébreuses. L'ambiance est un brin lugubre et parfaite pour l'intrigue. On retrouve au coeur de la lecture des éléments fantastiques et gothiques et l'imagination du lecteur est en plein émerveillement. L'imagination de Jess Kidd est étonnante, pour le plus grand plaisir du lecteur. Je vous laisse découvrir ce qui se passe notamment avec les corbeaux de l'apothicaire Prudhoe, c'est cet homme d'ailleurs qui prépare les décoctions expérimentales de Bridie...
Et ne passons pas à côté de ces collectionneurs de curiosités. Quelle imagination remarquable encore de Jess Kidd ! On a un mélange de légendes, d'histoires fantastiques. Des collectionneurs prêts à tout pour avoir la plus remarquable curiosité, des anomalies vivantes qu'ils veulent conserver par tous les moyens, parfois dans des bocaux mis en avant dans leurs cabinet de curiosités. Les légendes sont bien présentes dans l'histoire, notamment avec cette créature : le merrow. Créature légendaire du folklore écossais ou irlandais, qui est l'équivalent de la sirène. 

Gros point fort également du côté de l'écriture ! Merveilleuse écriture !! Jess Kidd nous transporte littéralement dans ce Londres Victorien. Une écriture qui met en avant cette ambiance mystérieuse, et la magie de l'histoire tel un conte. Il y a ce soupçon d'humour tout au long du roman qui apporte beaucoup également, alors que nous sommes pourtant dans une histoire plutôt sombre. De plus, Jess Kidd est dotée d'une grande et merveilleuse imagination, c'est créatif et captivant. 

Et je termine sur la superbe couverture, quel joli travail visuel... Je suis totalement fan et retrace bien ce côté mystérieux, ce côté légendaire fantastique, ce côté captivant aussi, de l'histoire.

Une magnifique découverte ! 
Si vous êtes amateurs de légendes, de mystères, de fantastique, ce roman est pour vous ! 
Je le recommande à 100% et j'espère qu'il y aura d'autres aventures en compagnie 
de Bridie Devine et son fantôme tatoué boxeur mélancolique !!




mardi 10 juillet 2018

La femme à la fenêtre




Auteur : A.J. Finn
Traducteur : Isabelle Maillet

Titre original : The woman in the window

Editeur : Presses de la Cité
Thriller - Thriller psychologique - Suspense - Maladie - Agoraphobie - Dépression
Pages : 528
Parution : 8 février 2018









Synopsis :

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d'emménager en face. Un soir, Anna est témoin d'un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Anna, pédopsychiatre reconnue, vit recluse dans sa belle et grande demeure de New-York. Elle est séparée de son mari et de leur fille, et depuis de nombreux mois c'est devant son ordinateur qu'elle exerce son métier en donnant des consultations à distance sur des forums. 

Anna est agoraphobe. Elle ne peut pas mettre un pied hors de sa maison. 

Dans cette grande maison, trop grande pour elle, Anna vit complètement recluse hormis de temps en temps la venue de sa kiné, son psy, et l'aide, quelque fois, de son locataire qui vit au sous-sol. 

Sa journée est faite de pénombre, de traitements psychotropes, et de bouteilles de vins... sacré mélange !!

Ce monde reclus la protège. Anna se sent protéger par les murs de sa maison. 

Anna n'a que peu de distractions. Parmi elles, celle de visionner de vieux films à suspense en noir et blanc. Bien souvent des films d'Hitchcock. Elle occupe son ennui également sur les forums d'entraide sur l'agoraphobie où elle apporte ses conseils de psy. Et puis, sa plus grande distraction est celle d'espionner ses voisins. Distraction favorite d'Anna. Elle connaît tout de ceux qui peuplent sa rue. Comme James Stewart dans Fenêtre sur cour, Anna épie ses voisins avec son appareil photo à la main. Elle zoom à travers la pénombre de ses fenêtres pour ne pas être vue. Elle connaît tout des habitudes de ses voisins.

Anna va avoir l'agréable surprise de découvrir que de nouveaux voisins viennent s'installer dans sa rue. Les Russels, un père, une mère, et leur fils adolescent. Puis de surprise en surprise, une femme viendra frapper à sa porte. Sa nouvelle voisine, vient se présenter. Anna partage ce moment avec cette femme, sa nouvelle voisine, autour d'un verre de vin. Une simple visite comme celle-ci ne peut lui faire que du bien puisque Anna vit recluse chez elle, sans parler à personne sauf à son mari et sa fille dont elle est séparée. 

Mais par une nuit bien sombre, Anna est la spectatrice d'un meurtre. Celui de sa nouvelle voisine d'en face, cette femme qui est venue lui rendre visite... Elle vient de la voir se faire poignarder... Anna prévient la police.

Mais peut-on parler de meurtre, lorsqu'il n'y a aucun corps retrouvé ? 

Le témoignage d'Anna est peu fiable pour la police. Entre sa dépression, la prise de psychotropes et l'accumulation des bouteilles de Merlot vides...la police ne peut prendre en compte son témoignage. Tout ce qu'elle dit ressemble beaucoup, pour la police, à des hallucinations. 

Elle en vient même à douter d'elle-même.

Affabulation ou non, le doute est constamment présent même pour Anna elle-même. Y a-t-il eu meurtre ou non ? Le huis-clos deviendra de plus en plus angoissant...

Suspense garanti !!


Il y a de quoi faire monter l'adrénaline dans ce huis-clos avec une narratrice peu fiable, un alcoolisme bien ancré, la prise de psychotropes, et surtout des propos et une mémoire défaillante... L'auteur joue alors avec nous pour nous faire douter sur ce qui est réel et ce qui est imaginé.... On a alors un réel besoin de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas et la lecture en devient addictive.

Du coup, on se questionne sur tout événement qui se passe et j'ai trouvé ça très intéressant pour la lecture. L'intrigue est efficace, le rythme haletant. Les chapitres sont courts et apportent donc un rythme rapide à la lecture.

C'est un thriller psychologique facile à lire, très prenant. Entre illusions, délires, et réalité, on a l'esprit qui balance de l'un à l'autre tout au long de la lecture jusqu'à nous emporter vers une fin pleine de surprises. 

J'ai trouvé la construction du roman vraiment excellente autour du personnage d'Anna, personnage dont les humeurs changent et d'où émanent certains secrets ce qui la rend encore plus mystérieuse. L'auteur utilise des chapitres courts pour apporter un rythme effréné, de même sur la durée de l'histoire qui n'excède pas 15 jours, et à contrario de ce rythme haletant l'auteur dévoile les informations avec parcimonie, lentement... C'est ce qui fait le charme de ce roman. 

Anna est un personnage à qui on a envie d'apporter son aide même si l'on ne sait pas ce qui est vrai ou non. Elle est devenue vulnérable au fil du temps. Elle vit un véritable enfer au quotidien et encore plus avec le meurtre qu'elle a vu ou qu'elle croit avoir vu... on ne le sait pas plus qu'elle au fil de la lecture et il faudra attendre le dénouement pour tout comprendre. Une descente aux enfers qui s'empire donc pour cette femme au quotidien déjà difficile par sa déprime et son agoraphobie. Elle sait elle-même qu'elle est vulnérable et qu'elle ne sait pas si ce qu'elle a vu est bien réel... C'est très éprouvant à vivre je trouve comme situation !! Personnage très intéressant. L'agoraphobie est très bien traitée et expliquée et tout ce qui s'en suit, la dépression, la solitude... C'est très réel je trouve.

Les adeptes du film noir vont êtres ravis, il y a beaucoup de références cinématographiques sur le film à suspense noir et blanc, principalement les films d'Hitchcock. C'est très intéressant, et plaisant également de se remémorer ces films.

Et pour les aficionados, comme moi, des thrillers psychologiques, c'est donc un pur régal.


On va de surprise en surprise avec ce thriller psychologique. 
Une très belle découverte et un suspense qui monte en puissance au fil de la lecture ! 
Alors.... affabulation ou vérité ? 





jeudi 16 octobre 2014

La mauvaise élève





Auteur : Alessia GAZZOLA
Traducteur : Anaïs BOKOBZA

Titre original : L'Allieva
Editeur : France Loisirs avec l'autorisation des Presses de la Cité
Collection : Piment 
Suspense - Enquête - Policier - Amour - Série Alice Allevi médecin légiste
Pages : 400
Parution :  Janvier 2013







4ème de couverture : 


Pétillant mélange de Kay Scarpetta et Bridget Jones, Alice est la preuve vivante qu'on peut étudier la médecine légale et être une jeune fille comme les autres, amatrice de mode à l'humour sarcastique, jamais à l'abri d'une gaffe, et amoureuse du mauvais garçon...son professeur, Claudio ! Quand celui-ci l'invite un soir à l'accompagner suru ne scène de crime, elle jubile avant de découvrir que le cadavre est celui d'une jeune fille rencontrée la veille dans une boutique de vêtements branchée. Une coïncidence troublante...
Italie. Alice Allevi : moitié étudiante en médecine légale et moitié fashion victime, est une jeune femme ambitieuse, sensible, intelligente. Mais par contre, dès qu'il y  a une gaffe à faire, c'est pour Alice Allevi !!

D'ailleurs c'est que qui lui vaut quelques remontrances de la part de la haute hiérarchie de l'Institut où elle est encore étudiante et il semblerait que tout le monde est décidé de lui faire redoubler une année. 
Alice ne l'entend pas de cette oreille là. Elle sait qu'elle fait des bourdes, mais elle se sait aussi dotée d'un bon sens du raisonnement et intelligente. 

Alice en a assez de toujours passer pour une idiote. En même temps, elle sait qu'elle ne fait rien pour l'éviter... Elle a toujours senti qu'on la considérait comme décorative à l'Institut et que personne ne faisait grand cas de sa personne. Alors, en effet, quand elle apprend qu'on souhaite la faire redoubler (un fait rare à l'Institut), Alice est au bord de l'infarctus tel le Cri du Munch. 
Alors, comme elle le dit : "Quand on est dans la merde, il faut faire preuve d'intelligence pour en sortir". 

Elle va utiliser sa tête et a 3 mois pour prouver ce qu'elle vaut. 

Pour arranger le tout, son coeur balance pour son professeur Claudio Conforti qui d'après Alice est aussi beau que "James Franco dans la publicité du parfum Gucci by Gucci". et sûrement le plus salaud de tout l'univers. 

Elle ne va pas tarder à pouvoir utiliser sa tête Alice. Elle est appelée par Claudio sur une scène de crime. Oh oh !!! se dit-elle en arrivant. En effet sa surprise vient du fait qu'elle reconnaît immédiatement la victime. Une jeune femme croisée quelques jours avant dans une boutique branchée avec qui elle a échangé quelques mots. D'ailleurs, il lui revient à l'esprit que cette jeune femme, rencontrée dans les cabines d'essayages, s'est pris le bec avec un correspondant au téléphone. Un truc bien comme il faut. La jeune femme est Giulia Valenti, une fille de la bourgeoisie romaine, belle et riche. Aux premiers constats de la mort, il s'avère que Julia est une toxicomane.

Pour l'équipe médico-légale, il s'agit alors de savoir si elle a été assassinée ou bien si elle a utilisé à mauvais escient des drogues. Rien n'inquiète donc trop l'équipe, cette affaire sera visiblement assez simple.

Alice, elle, se laissera plutôt guider par sa facilité de raisonnement, d'instinct et puis surtout sa grande curiosité. Oui, ne le cachons pas, Alice est très curieuse. En effet, les résultats donnés par ses collègues montrent qu'il s'agirait d'une séance de shoot qui aurait mal tourné. Pour Alice, c'est trop cliché et son raisonnement lui fait penser que la fille ne s'est pas piquée elle-même.

Le problème pour Alice est que cette enquête en devient une obsession du fait qu'elle ait vaguement croisé le chemin de cette jeune femme et puis surtout que, dès qu'elle propose une voie pour l'enquête auprès de ses collègues et supérieurs à l'Institut, on lui rabaisse toujours son caquet. Si bien qu'Alice n'en démord pas et va utiliser ses facilités pour décanter tout ça. Mais en voulant bien faire, son côté Miss Catastrophe va prendre le dessus, et les bourdes...elle va les accumuler. 
A l'institut, on la prend en grippe et puis son amour secret pour Claudio lui tape en même temps sur les nerfs, elle ne sait plus quoi ressentir pour lui. 

Et son acharnement à certains propos vis à vis de l'enquête ne va pas plaire à tout le monde, loin de là. 

A côté de tout ça, elle fait la rencontre d'un jeune homme avec qui elle va entamer une liaison. Liaison qui ne va pas arranger le quotidien d'Alice, bien au contraire... Sur qui est-elle tombée encore...

La pétillante Alice Allevi entre en scène dans ce 1er volet d'aventures. 

C'est en effet un drôle de mélange entre une Bridget Jones à la fois malheureuse en amour mais aussi miss catastrophe ambulante, une Kay Scarpetta dotée d'un bon sens d'intuition, et d'une fashion victime qui reconnaît la marque de n'importe quel vêtement ou n'importe quelle paire de chaussures. 

On se prend assez vite d'attache pour cette jeune femme. On voit plus vite qu'elle lorsqu'elle file tout droit là où il ne le faut pas et là où elle va mettre les deux pieds dans le plat ! Elle est distraite et maladroite malgré son bon sens de l'intuition, ce qui est à la fois contradictoire. Ce qui fait que tout ça prend le dessus et la fait passer pour plus médiocre qu'elle ne l'est. 
C'est un petit peu agaçant d'ailleurs qu'on ne lui laisse jamais sa chance, on la rabaisse toujours que ce soit ses collègues où ses supérieurs. D'ailleurs, elle ne peut plus voir en peinture une de ses collègues, Ambra, qui elle, montre tant de talents auprès de la hiérarchie qu'elle en devient la Number One de l'Institut. Un peu trop à son goût d'ailleurs, et elle touche d'un peu trop près le fameux Claudio aussi...

Côté enquête, on sort ici un peu du côté policier habituel pour se retrouver dans un contexte d'enquête médico-légale. Donc on retrouve un petit côté Kay Scarpetta en effet (pas autant prononcé je vous le confirme). On retrouve le contexte d'examens médicaux et d'enquête. 

Côté suspense, les rebondissements ne sont pas flagrants et on est un peu dans une enquête plan-plan. Mais en même temps, ce polar ne me donne pas vraiment l'impression d'en avoir un entre les mains mais plutôt d'avoir un roman entre les mains. On a beaucoup d'émotions diverses touchant le personnage principal d'Alice. Il y a beaucoup d'humour également qui prend une grande place dans l'histoire du fait du côté Miss catastrophe du personnage. On retrouve aussi de l'amour au coeur de l'histoire ce qui d'ailleurs va venir pimenter encore plus la vie d'Alice. Donc tout ce petit mélange fait que le côté suspense est moindre, mais tout ce petit mélange rend la lecture très sympa. 

Attention, je ne dis pas que ce 1er volet ne m'a, du coup, pas plu. Non, juste qu'il ne faut pas s'attendre à un suspense détonnant. On a un juste mélange entre une enquête au rythme assez lent (d'ailleurs l'histoire ne se déroule pas seulement sur quelques jours mais sur une plus longue durée), une histoire sentimentale, et beaucoup d'humour. Ceci me fait beaucoup penser du coup au fait que l'histoire pourrait être adaptée en série TV, tous les ingrédients y sont puisqu'on suit pas à pas le déroulement de l'enquête mais aussi la vie de la protagoniste. Tout y est, même la collègue d'étude, Ambra, qui fait tout pour paraître la plus intelligente, moitié pimbêche, et qui ne lésine pas pour montrer son affection au professeur Claudio. 

La vie amoureuse d'Alice prend en effet une grande part dans l'histoire, c'est pour cela aussi que je préviens les puristes de polars qu'ici les rebondissements passent après. Une histoire d'amour très sympa, bien ficelée par rapport au côté enquête. Et contrairement à ce que l'on pourrait prévoir, ça ne va pas être forcément tout rose non plus. 

En somme, un bon début pour une série moitié enquête/moitié sentimentale avec ce nouveau personnage toujours très classe. La pire des gaffeuses, maladroite, mais dotée d'un bon sens de raisonnement et surtout de curiosité. J'ai déjà le 2ème volet des aventures d'Alice Allevi dans ma pal. 




Challenge Thrillers & Polars

3/15




Challenge Amoureux

 Catégorie Autopsie d'un amour



mardi 2 septembre 2014

Saratoga Woods



Pour survivre, elle doit fuir...





Auteur : Elizabeth GEORGE
Traducteur : Alice DELARBRE

Titre anglais : The Edge of Nowhere, Tome 1


Editeur : Presses de la Cité

Collection : Thriller
Série - Suspense - Thriller - Romans Ados Young Adults - Télépathie
Pages : 400
Parution : Février 2013








4ème de couverture


La jeune Hannah Armstrong possède un étrange pouvoir. Elle entend les pensées des autres, leurs « murmures », comme elle les qualifie. Un jour, elle comprend que son beau-père vient de commettre un meurtre. Pour la protéger, sa mère décide de l'envoyer sous une nouvelle identité sur l'île de Whidbey, au large de Seattle. Malheureusement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour celle qui se fait désormais appeler Becca King. La personne censée l'accueillir ne l'attend pas au débarcadère. Et ne s'y présentera jamais. Livrée à elle-même, Becca doit dorénavant se débrouiller seule, dans un endroit qu'elle ne connaît pas et dont les habitants, comme elle ne tarde pas à le découvrir , semblent tous receler une part d'ombre...
Elle s’appelle Hannah Armstrong, elle vit avec sa mère et son beau-père, et elle a un don particulier. En effet, Hannah entend depuis son plus jeune âge des flux de pensées qu’elle qualifie de murmures. Ils résonnent dans son crâne comme les parasites d’une radio. Elle entend donc les pensées des gens et pour ne pas vivre dans un enfer de brouhahas, elle porte une sorte de prothèse auditive, tel un MP3, qui l'empêche d’entendre les réflexions intérieures des autres grâce à un grésillement qu’il émet dans son oreille. Elle ne porte pas cette prothèse auditive, son brouilleur, tout le temps, mais juste quand elle en ressent le besoin. 

Très peu de personnes connaissent son secret : sa mère, son beau-père et sa grand-mère disparue aujourd’hui.

Hannah ne le portait pas lorsqu’elle a entendu les pensées de son beau-père au sujet d’un meurtre qu’il venait de commettre…

Malheureusement, lorsqu’il vient d’émettre ses pensées, le beau-père d’Hannah se rend compte qu’elle ne porte pas son brouilleur et comprend alors à la réaction d’Hannah que celle-ci a perçu ses pensées sur le meurtre.

Dès lors, Hannah ne s’appellera plus Hannah Armstrong mais Becca King

Oui, pour sa protection la mère d’Hannah décide de quitter le foyer avec sa fille et de partir loin en changeant de vie et de nom. Hannah devient donc Becca King et dans l’attente de trouver un lieu sûr pour elles deux, sa mère décide de l’envoyer chez l’une de ses meilleures amies qui se trouve sur une île au large de Seattle, l’île de Whidbey. Un lieu dont la mère d’Hannah n’a jamais fait part à son époux. Elle lui laisse donc de l’argent et après un appel à son amie pour qu’elle recueille Hannah / Becca, elle la dépose sur le port pour prendre l’embarcation vers l’île de Whidbey et lui donne un téléphone jetable qu’elle ne devra utiliser quand cas d’urgence pour la joindre. 

Hannah s’est transformée en Becca : changement de teinte de cheveux, grimages de son visage avec un peu trop de maquillage, et porteuse de lunettes pour sa nouvelle vie. Hannah s’est enlaidie pour se transformer en Becca.


Mais à l’arrivée personne n’attend Becca, il fait nuit et les lieux paraissent très austères. Becca n’a comme solution que son vélo un peu vieillissant, qu'elle avait amené, pour se diriger à l’adresse où l’amie de sa mère doit résider. Arrivée sur les lieux, elle découvre que l’amie de sa mère vient de mourir.
Becca est donc désormais livrée à elle seule sur une île qu’elle ne connaît pas.

Les jours passent et Becca rencontre un jeune de son âge qui lui vient en aide et lui indique un foyer où elle trouvera une femme qui tient un motel et qui pourra l’aider. Peu à peu, la vie de Becca va trouver son train train. La seule inquiétude de Becca est qu’elle n’arrive pas à joindre sa mère par le biais du téléphone qu’elle lui a remis avec juste un numéro entré dedans pour la joindre.

Becca va lier des liens d’amitiés avec ce jeune homme qui l’a aidé, Seth, mais la plupart des jeunes de son lycée la prennent en grippe. Becca va également être attirée par ce jeune homme à la peau d’ébène qu’elle a croisé sur le bateau qui l’a amené sur l’île.
Mais la petite paix que Becca a su trouver sur l’île de Whidbey va être vite bousculée. La plupart des adolescents de l'île se retrouvent souvent dans un lieu nommé Saratoga Woods, et parmi eux un jeune va être retrouvé dans le coma, poussé dans un ravin de Saratoga Woods. Une enquête est dès lors entamée, ce qui ne va pas arranger la vie de Becca. Elle ne souhaite pas attirer l’attention de la police. Elle va devoir être alors très prudente et maline. Becca va apprendre beaucoup de choses sur la vie des habitants de l’île grâce à ce pouvoir dont elle dotée, d’entendre les réflexions intérieures des gens…
Elizabeth George fait partie des reines du crime mais avec ce roman 
elle s’adresse et aux adultes et aux jeunes adultes avec un premier livre 
d’une série mettant en scène sa nouvelle héroïne, Becca King.


Je ne suis pas mécontente d’avoir découvert ce premier roman fiction jeunes adultes de la reine du crime Elizabeth George. 

Pourtant, son 1erroman destiné aux jeunes adultes ne fait pas la part unanime car j’ai pu voir qu’il était souvent critiqué du fait que les lecteurs étaient plus habitués à un style d’écriture de polar pur de la part de l’auteure. Des lecteurs pas forcément adeptes des lectures « jeunes adultes» non plus pour en apprécier le style peut-être…Etant prévenue qu’il s’agissait là d’une fiction « jeunes adultes », j’ai donc démarré ma lecture comme telle.

Et pour ma part, j’ai du coup énormément apprécié cette lecture. Embarquée très rapidement dans l’histoire, les multiples rebondissements on sut mettre en appétit mon envie de lecture et j’ai donc eu beaucoup de mal à lâcher ce roman.

On s’attache très rapidement à tous les personnages du roman, les habitants de l’île de Whidbey.

C’est riche, émotionnellement parlant. Chacune des personnes de l’île renferme des secrets, des douleurs. Ce roman a un côté "psychologie" très intéressant, notamment dans le fait que les pensées des gens sont souvent contradictoires avec ce qu’ils disent…

Nombreux rebondissements dans ce roman, c’est bien construit. Le suspense est à son comble. Plusieurs histoires s’imbriquent dans ce roman, entre la nouvelle vie de Becca qui doit faire profil bas pour ne pas que son beau-père puisse la retrouver de peur qu’elle ne l’accuse, et puis l’enquête concernant cet ado retrouvé dans le coma et poussé  du haut d’une falaise où tous les jeunes de l’île sont suspectés car tous se trouvaient sur les lieux. 
En tant que lecteurs, on a de nombreuses hypothèses sur cette enquête et la révélation sur cette chute en sera très surprenante, on reconnaît bien là Elizabeth George.

A la fin de ce 1er opus on pousse un grand « Ahhhhhhhh, je veux tout de suite connaître la suite » car ça s’arrête vraiment en pleine action !!!! C’est horrible de faire ça aux lecteurs.

Outre l’histoire que j’ai beaucoup apprécié ainsi que les personnages, il y a également les lieux de cette île qui sont superbement bien décrits. Et on comprend mieux tous les détails apportés pour former cette ambiance particulière, car Elizabeth George vit sur cette île Whidbey où se déroule donc ce roman Saratoga Woods. Île qui se trouve dans l’Etat de Washington.


Vous l’aurez donc compris, j’ai beaucoup apprécié la lecture 
de ce premier livre sur les aventures de cette nouvelle héroïne, 
Becca King. 









Challenge Thrillers & Polars organisé par Liliba
Session 2014 - 2015
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