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mercredi 18 février 2026

Miss Peregrine et les enfants particuliers - Tome 1

 


L'histoire extraordinaire de Jacob Portman, 16 ans. Depuis qu'il est enfant, Jacob écoute les récits fabuleux de son grand-père. Celui-ci, Juif Polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du Pays de Galles, envoyé ici pour le protéger de la menace nazie. Il y a été recueilli par Miss Peregrine, surnommée le Faucon, directrice d'une orphelinat pour enfants "particuliers". 

Selon ses dires, le grand-père de Jacob y côtoyait des enfants doués de capacité surnaturelles. 

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature s'enfuyant sous ses yeux. Perturbé par cette mort, bouleversé, il part accompagné de son père, en quête de vérité sur l'île si chère à son grand-père. 

Il découvre un pensionnat en ruines, il n'a alors plus de doutes. Les enfants particuliers ont bel et bien existé. Mais sont-ils toujours en vie ? Pourquoi vivaient ils reclus ? 

Mélange de fantastique et d'historique.

Ce tome 1 de la série Miss Peregrine et les enfants particuliers a su me captiver. 

Un roman jeunesse dense, qui sait accrocher de suite. J'ai été happée dès les premiers instants de lecture et cela, jusqu'à la fin de ce tome 1. 

Histoire à la fois étrange, à la fois émouvante, et à la fois palpitante. Côté suspense, on note un bon dosage qui permet de le maintenir tout au long de l'intrigue. Les chapitres entrecoupés de photos en sépia de ces enfants particuliers apportent un plus à la lecture, une sensation de vraie dans ce roman fantastique. 

Au fil de la lecture, on capte bien sûr dans cette histoire, la comparaison de ces enfants particuliers avec les persécutions nazies contre les Juifs relatées dans les histoires contées par le grand-père de Jacob à son petit-fils. 

Les monstres, les pouvoirs surnaturels sont présents, et Jacob va vivre des aventures palpitantes. La magie opère je trouve auprès du lecteur, on est vite embarqué dans ces aventures palpitantes. 

A la fois sombre mais aussi plein d'espoir, j'ai pris plaisir à découvrir ce 1er tome.

lundi 19 août 2024

Lettres d'amour de 0 à 10

 




Ernest est un petit garçon de 10 ans. Il mène une vie ennuyeuse. Dix ans de vide. Sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu dans la nature en même temps. 

Dix ans d'ennui. Sa vie avec sa grand-mère, Précieuse, qui l'élève depuis sa naissance. 

Dix ans d'ennui, ça ressemble à quoi ? Se lever le matin à la même heure chaque jour, partir de la maison pour aller à l'école, à la même heure chaque jour. Revenir de l'école le soir par le biais du même chemin chaque jour. Prendre son goûter, 1 pomme chaque jour, jamais de tartine de pâte à tartiner ou autre sucrerie. Faire ensuite ses devoirs, et dîner, une soupe chaque soir, en compagnie de sa grand-mère. Aucune sortie, aucun restaurant, aucun cinéma... Ernest n'en a qu'entendu parler mais il n'a jamais mis les pieds dans un cinéma ou un restaurant en 10 ans. Une chambre vide de jouets, pas de télévision à la maison, et bien sûr aucun ami...

Seule distraction du dimanche, une mystérieuse lettre écrite par le grand-père d'Ernest sur le front de guerre. 

Ernest est solitaire et taciturne à cause de cette vie monacale. 

Et puis un jour, arrive dans sa classe, Victoire de Montardent. Un vrai ouragan pour la petite vie d'Ernest. Et là, un monde nouveau va s'ouvrir à Ernest, et bien plus encore...

A lire même lorsqu'on est adulte. 

Ce roman jeunesse est une vraie bouffée d'air frais. 

Les personnages sont vraiment bien "croqués" entre ce petite garçon taciturne par sa vie morose, et cet ouragan qu'est Victoire, petite fille pleine de peps et d'un optimisme incroyable. 

Une histoire d'amour, humainement parlant j'entends, qui englobe les liens enfants/parents. Je n'en dirais pas plus. 

Bien que le titre parle de lettres, il s'agit là d'un roman jeunesse et non d'un roman épistolaire. Mais ce titre a bien un lien avec l'histoire, et on le découvrira à la fin du roman. 

Et quelle jolie histoire ! 

C'est rempli d'optimisme, l'amitié est très présente, la solidarité aussi. On redécouvre aussi les petits plaisirs simples de la vie grâce à cette lecture. 

On ressort de cette lecture avec le sourire, et ça réchauffe le coeur. 




vendredi 28 avril 2017

Le vieux fou de dessin




Auteur et Illustrateur : François PLACE
 
Editeur : Gallimard Jeunesse
Collection : Folio Junior
Roman jeunesse - Japon - Hokusaï - Estampes - Art du dessin - Amitié - Mentor
Pages : 96
Parution : Novembre 1997 










Synopsis :

Il était une fois au Japon, au cœur du XIXe siècle, un petit vendeur des rues, nommé Tojiro. Le jeune garçon rencontre un curieux vieil homme qui dessine toute la journée des lions-dragons, des ponts suspendus, des saules qui pleurent… C'est Hokusai, le plus grand artiste japonais, le maître des estampes, l'inventeur des manga (ce qui veut dire : «dessins au fil de la pensée»). Tojiro devient son ami et son apprenti. On le suit dans l'atelier du maître pour apprendre la magie de la gravure et de l'estampe japonaise.


1830 - EDO - (actuellement Tokyo), captiale du Japon.

Tojiro a 9 ans, il est vendeur ambulant et vend des gâteaux de riz dans les rues de la ville. Au cours d’une de ses tournées, il fait la connaissance d’un vieil homme assez mystérieux qui dessine toute la journée et cela intrigue beaucoup Tojiro.

Tojiro est un enfant débrouillard, curieux et il apprécie beaucoup ce que fait ce vieil homme.
Il passe le voir chaque jour.
 
Ce vieil homme est en fait Hokusaï, maître des estampes et inventeur des mangas.
 
A force de venir le voir chaque jour, Hokusai se rend compte que Tojiro est fasciné par le dessin. En effet, Tojiro est émerveillé devant les magnifiques estampes que réalise le vieil homme.
 
Va naître, alors, une réelle amitié entre le vieil homme et l’enfant de 9 ans.

Hokusaï va en faire son apprenti. Il va tout lui apprendre pas à pas, la réalisation des estampes depuis la gravure jusqu’à la mise en couleur, le travail à l’encre, etc.

Bien entendu, cette rencontre va bouleverser la vie de Tojiro. Mais arrivera un beau jour où Hokusai aura tout appris à Tojiro…




Un livre jeunesse très intéressant.
 
Etant fascinée par les estampes d’Hokusaï, j’ai voulu lire ce petit roman jeunesse faisant découvrir la vie de cet artiste Japonais mais aussi la vie au XIXe siècle.
 
1830, on découvre la vie dans la capitale qui, alors, se nomme Edo (Tokyo actuel), les lieux, les us et coutumes. Et surtout comment on réalise des estampes à cette époque et ce qui fût le quotidien de l’artiste Hokusaï.
 
Beaucoup de descriptions sur la réalisation d’estampes à l’époque et toutes les longues étapes par lesquelles il fallait passer alors. Un travail long et méticuleux. C’est vraiment intéressant.
 
Une écriture adaptée bien entendu pour les jeunes lecteurs, et l’auteur appuie beaucoup son texte sur des illustrations insérées au texte. Ce qui est donc, en plus, très explicatif visuellement. Illustrations magnifiques, signées par l’auteur François Place.
 
On découvre une culture riche et intéressante, un art traditionnel fascinant et magnifique (à mon sens), on a envie d’en découvrir encore plus sur cet artiste et inventeur du manga…
 
Un roman jeunesse très intéressant en tous points :
histoire, us et coutumes Japonaises, culture, art,
sagesse et amitié entre générations.
A découvrir et à faire découvrir aux plus jeunes.
 
 


vendredi 5 juillet 2013

Tom Sawyer



Auteur : D'après Mark Twain
Illustrateur : Olivier Desvaux

Editeur : Tourbillon
Collection : Histoires universelles
Roman jeunesse dès 10 ans - Aventure - Enfance - Mississippi - Littérature américaine
Pages : 208
Parution : 24 mai 2013









Aux abords du Mississippi, à St Petersburg.

Il arrive bien des aventures à Tom Sawyer. Elevé par Tante Polly, Tom Sawyer préfère vivre de passionnantes aventures plutôt que de rester assis sur les bancs de l’école.
 
Il ne pense qu’à faire l’école buissonnière pour aller retrouver son ami Huckleberry Finn ainsi que son copain de classe Joe Harper. Eux trois préfèrent s’identifier à des personnages d’aventures littéraires et du coup ils jouent aux pirates, ou bien ils s’en vont pêcher, nager, etc.
 
Tante Polly n’est pas dupe, et elle connaît par cœur Tom Sawyer quand celui-ci veut lui cacher quelque chose… Elle sait qu’il fait l’école buissonnière et Sid, le petit frère de Tom, est souvent là pour vendre la mèche. Si bien que Tom est souvent puni par Tante Polly qui tient à inculquer à Tom et Sid une éducation stricte. Pour Sid, aucun problème, c'est le parfait petit ange (ce qui agace Tom).
 
Mais Tom a plus d’une combine en tête et il lui arrive toujours un tas d’évènements rocambolesques comme la fois où lui et Huckleberry ont été témoins d’un meurtre. Ils se sont rendus, lors d’une nuit de pleine lune, au cimetière, pour enterrer un chat et ils y ont rencontrés trois hommes. Ces trois là étaient en train de déterrer un cadavre quand soudain la scène tourne à la bagarre. Les trois hommes se battent, les deux amis cachés dans des buissons les reconnaissent. Il y a le docteur, Muff Potter, et l’impressionnant Joe l’indien. L’un d’eux va être poignardé lors de cette bagarre et Tom et Huck ont tout vu.
La peur va les tenailler depuis cette nuit.
 
D’autres aventures, bien entendu, comme la fois où Tom, Huck et Joe Harper fuguent et que tout le village partent à leur recherche, puis abandonnent pensant qu'ils sont morts, alors qu’ils se sont fabriqués un radeau pour aller se réfugier sur une île au milieu du Mississippi pour vivre comme des aventuriers à la conquête d'un nouveau monde. Un lieu où personne ne viendrait dire à chacun ce qu'il faut faire ou ne pas faire...
 
Tom Sawyer n’aime pas l’école, sauf pour y voir la jolie Becky Thatcher, la fille du juge. L’ange aux nattes blondes, la bien-aimée à laquelle il pense souvent, et où même la guerre et la piraterie parfois ne l’intéressent plus. Du coup, Tom fait tout pour l’impressionner mais ce n’est pas toujours bien réfléchi… si bien qu’à un moment donné il se retrouve perdu dans une grotte avec Becky et ils sont bien près de mourir.
 
Bref, que d’aventures rocambolesques pour Tom Sawyer qui ne rêve que de partir au bout du monde pour explorer des contrées inconnues.

Je me suis régalée avec les aventures de Tom Sawyer.
Que de souvenirs qui remontent à la mémoire.
 
En dehors de la lecture des aventures de Tom Sawyer, j’ai le souvenir bien sûr de la série animée de mon enfance, des années 80 : « Tom Sawyer, c’est l’Amérique ».
 
C’est un petit bonheur de lire Tom Sawyer de Mark Twain même si ici, c'est une version abrégée.
Les aventures sont vraiment cocasses. Tom est près à inventer mille et une bêtises pour impressionner les copains ou même mieux, Becky Thatcher. Mais bien souvent il se retrouve plongé dans de vraies aventures où le danger le guette souvent. Mais c’est immanquablement très drôle.
J’ai adoré les passages où souvent Tom échange avec les copains tout un tas d’objets divers qu’il échangera de nouveau pour avoir autre chose. Cela part d’une bille à un trognon de pomme, un rat mort, un tesson de verre bleu, une clef qui n’ouvre rien, un soldat de plomb, des têtards, un chat borgne, un bouton de porte, etc. Tous ces objets récoltés vont lui servir en échange d’autres choses ou de services. C’est vraiment très amusant !!
On remarque donc comment Tom Sawyer est très malin et comment il arrive à embobiner son petit monde, les copains tout autant que Tante Polly.
 
Un personnage qui incarne une certaine liberté, avec un appétit de vivre mais surtout de découverte. Tom est un aventurier et il a en lui l’amour de l’aventure. Il est piqué de curiosité. Il pense souvent à sa petite personne, mais tout à l’inverse c’est quelqu’un qui a le cœur sur la main. Il est près à se faire punir pour couvrir sa dulcinée, Becky. Et puis, même s’il ne prend pas de gant et fait voir la vie dure à sa tante Polly, au fond de lui il l’aime beaucoup.
Bien sûr, lui et son compère Huck vont nous faire vivre de nombreuses aventures.
 
L’histoire est vraiment plaisante à lire et je me rend compte qu’elle sait traverser le temps, et que l’on prend toujours autant de plaisir à la lire.
 
Mark Twain a en plus une écriture pleine d’humour.
 
Les illustrations sont très jolies. Deux types d’illustrations : des petites scénettes en début de chapitre faites en noir et blanc au crayon de bois. Elles sont fines, ont un lien avec le chapitre. Et puis, des illustrations réalisées à la peinture à l’huile si je ne dis pas de bêtise, une belle coloration, de jolis jeux de lumières. Ce qui m’a embêtée par contre, c’est le fait que l’illustration montrant Tom Sawyer en compagnie de Becky nous montre une Becky brune alors que Becky est une petite fille, comme souvent référencé dans le texte, aux nattes blondes…

 
Des aventures qui ne vieillissent pas, à lire et à relire,
les aventures de Tom Sawyer.



jeudi 15 juillet 2010

Alice au pays des merveilles




Auteur : Lewis Caroll 
Illustré par : Arthur Rackham
Traducteur : Henri Bué et Quentin Le Goff

Titre original : Alice's adventures in wonderland

Editeur : Tourbillon
Collection : Histoires universelles
Roman jeunesse - Rêve - Conte - Fantastique - Imagination - Aventure - 
Pages : 186
Parution : Mai 2010





4ème de couverture :

Lorsqu’elle tombe dans le terrier du lapin blanc, Alice ne sait pas encore qu’elle va bientôt atterrir dans un pays étrange où l’on grandit et rapetisse sans prévenir, où l’on ne sait plus qui l’on est et où la logique vole en éclats. Un pays où Alice va faire la rencontre d’un chat qui sourit, d’un bébé qui se transforme en cochon, de cartes à jouer vivantes et de bien d’autres créatures extravagantes.


Je connaissais, bien évidemment, l’histoire d’Alice au pays des merveilles d’après le dessin animé de Walt Disney, mais je n’avais jamais lu l’histoire de Lewis Carroll. C’est maintenant chose faite.

Il s’agit là de l’histoire intégrale, et donc l’histoire en est différente du Disney que l'on connaît, puisque l’on retrouve dans cette édition, des scènes n’ayant pas été intégrées à l’histoire du dessin animé Disney.

Je ne vais pas vous faire de résumé de l’histoire. Alice au pays des merveilles est un classique, la 4ème de couverture introduit bien l'histoire.
Je vous livre juste mon avis sur ce livre.


Je vais commencer par le livre en lui-même, l’objet. Magnifique présentation avec des dimensions adéquates, une jacquette merveilleuse, et des illustrations tout aussi belles à l'intérieur, illustrations de Arthur Rackham (célèbre pour avoir illustré de nombreux classiques anglais). On a donc entre les mains un très bel objet. 

La présentation intérieure est, elle aussi agréable pour la lecture, d’autant plus pour les jeunes lecteurs car la police est de taille assez grosse et donc agréable pour la lecture. 

Les pages d’illustrations sont de matières différentes aux pages de texte, ce qui fait ressortir encore plus l’illustration en elle-même et qui apporte une touche de style encore plus raffinée.  

J’ai pris un réel plaisir à lire, et donc aussi à découvrir certains passages d’Alice au pays des merveilles, puisque l’on retrouve dans cette édition, comme je vous le disais, l’intégralité de ce conte. 

Voilà donc un bel objet à offrir aux jeunes lecteurs à partir de 9/10 ans (le texte est riche). 

J’en parle comme un objet, de par sa qualité visuelle. Et d’autant plus, que l’on peut agrandir la collection puisque Tourbillon propose également d’autres titres au même format et même présentation. Une collection de classiques : Le livre de la Jungle, L’île au trésor, Les petites filles modèles, Robinson Crusoé… 

Donc pour ceux qui souhaitent offrir à de jeunes lecteurs, des classiques littéraires, n’hésitez pas, allez jeter un coup d’œil à la collection.




Voyez les belles illustrations d'Arthur Rackham









vendredi 18 juin 2010

La mécanique du diable




Auteur : Philipp Pullman
Traducteur : Agnès Piganiol

Titre original : Clockwork or all wound up

Editeur : Flammarion
Collection : Castor poche
Roman jeunesse à partir de 10/11 ans - Fantastique - Automate
Pages : 85
Parution : 16/03/2000










4ème de couverture

Demain, l'horloge de la ville doit s'enrichir d'un nouvel automate. Mais l'arrivée du célèbre docteur Kalmenius, génie de l'horlogerie, marque le début d'une abominable nuit... Sa présence semble en effet entraîner une série d'incidents de plus en plus inquiétants. La mécanique du temps serait-elle dictée par une logique diabolique ?

Allemagne, nous sommes dans la ville de Glockenheim. Nous avons remonté le temps et nous nous arrêtons à l’époque où les horloges marchaient avec un mécanisme, des ressorts…
 
L’histoire débute un soir dans une auberge, tout le village s’y regroupe généralement pour boire un verre et écouter surtout,les histoires à faire peur que conte l'écrivain Fritz. Cette soirée se trouve être la veille d’un grand évènement dans ce village.

En effet, village d’horlogers, la tradition veut que les apprentis horlogers lorsqu’ils terminent leur apprentissage, doivent ajouter à l’immense horloge du village un automate de leur création. Une horloge où les automates sont tous reliés au mécanisme de celle-ci, un mécanisme qui met une année entière pour faire apparaître tous les automates sur la façade.
Il se trouve que c’est le dernier jour de formation de Karl, il vient donc fêter cet évènement dans la taverne avec son maître et les villageois. Mais Karl n’est pas joyeux et plutôt désespéré à l’idée de décevoir et son maître de formation et le village tout entier. Il n’a pas crée d’automate…et tous les villageois le lendemain matin, vont attendre en bas de l’horloge, avec impatience, de découvrir le nouvel automate qui viendra s’ajouter aux nombreux déjà existants.
 
Il va se confier à son ami l’écrivain, Fritz. Alors Fritz pour le réconforter va lui avouer que ce n’est pas alarmant non plus, et que lui l’écrivain a aussi un problème pour son récit de ce soir. Car en effet, pour le conte qu’il doit lire ce soir devant les villageois, il a juste créé le début mais n’a pas trouvé encore de fin… Il lui explique alors qu’il ne faut pas s’alarmer, qu’il faut improviser.
 
Arrive le moment où l’écrivain Fritz doit prendre la parole et conter son histoire. Tous les villageois sont à l’écoute comme à chaque fois. Et l’histoire que Fritz récite est effroyable comme d’habitude. Chacun est tout ouïe, jusqu’au moment où l’histoire de Fritz se rencontre avec la réalité. L’un des personnages de Fritz, le plus terrifiant, vient en personne de rentrer dans l’auberge parmi les villageois. Ce personnage est le Dr Kalmenius, un génie de l’horlogerie et un immense créateur d’automates. Alors Fritz prend peur, met au feu son récit, et s’enfuit de l’auberge en hurlant aux villageois de partir aussi loin que possible de ce Dr Kalmenius. Fritz connaît la suite de ce qu’il a écrit et qu’il n’a pas encore eu le temps de lire, et vu que l’histoire qu’il a inventé est terrifiante… et sans fin rappelons-le aussi… tout laisse à penser que justement tout peut arriver...
 
Tout le monde s’en va en courant, sauf Karl. Il est intrigué par quelque chose que le Dr Kalmenius a apporter, caché sous un tissu.
Je ne peux vous dévoiler ne serait-ce qu’un peu, la suite, car vous découvririez le reste de cette histoire extraordinaire.
Ahhh, voilà un livre jeunesse ayant pour thème le fantastique et qu’on ne peut lâcher.

Vous me direz, il ne fait que 85 pages. Tel un conte, il m’a charmé du début à la fin. Il est original aussi, car à l’intérieur de cette histoire, l’auteur a glissé des petits encarts qui s’adressent aux lecteurs de sorte que l’auteur commente sa propre histoire.

Les premières lignes de ce livre commencent par une réflexion à ne pas négliger (vous trouverez l’extrait ci-dessous) et qui commente très bien ce livre aussi.
 
L’histoire est une petite merveille, à faire peur (passages sanglants), à faire réfléchir aussi. Car au milieu de cette diablerie un brin haletante, cette histoire nous fait réfléchir sur des points forts de la vie quotidienne, le partage, l’honnêteté, le mérite, l’amour…et surtout la tentation, plaisir du diable en personne.

Et oui tout ça est caché au milieu de ce livre à l’esprit diabolique où la fiction rencontre le réel. Ce qui est intéressant aussi c’est ce phénomène de création d’un être imaginaire qui vient s’intégrer dans la vie réelle. L’intrigue se déroule avec de nombreux rebondissements, le suspense est présent et je suis sûre que les jeunes lecteurs (et adultes aussi j’en suis certaine) trouveront plaisir à lire ce livre fantastique. Un livre qui je crois est parfois travaillé en milieu scolaire et qui a de quoi être décortiqué.

Je vais désormais me méfier, que les personnages des livres que je lis, n’entrent pas en scène !!




 Extrait :
 
« Dès qu’on remonte l’horloge, les aiguilles se mettent en marche. Il y a quelque chose d’implacable et de terrifiant dans la ronde des aiguilles autour du cadran. Tic, tac, tic, tac… ! Millimètre après millimètre, elles avancent sans répit, et leur tic-tac nous accompagne jusqu’à la tombe.
Certaines histoires fonctionnent de la même manière. Une fois que le mécanisme est enclenché, rien ne peut plus l’arrêter, et les personnages ont beau faire, ils ne peuvent rien changer à leur destin. L’histoire que vous allez lire est de ce type. Vous êtes prêts ? Alors commençons. »



Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Juin 2010

lundi 17 mai 2010

Le souffle des marquises






Auteurs : Muriel Bloch - Marie-Pierre Farkas

Editeur : Naïve

Collection : Naïveland
Roman jeunesse - Dès 10/11 ans - Saga historique - Musique - Jazz - Second empire - Quartier Montmartre Pages : 253
Parution : Mars 2008









4ème de couverture

Lille, 1862 : Éléonore a dix ans et une oreille exceptionnelle. Son père devient fou de rage lorsqu'il découvre qu'elle joue de la musique en cachette : ce n'est pas convenable ! Pour lui faire passer l'envie de devenir musicienne, il l'envoie à Paris chez son oncle et sa tante, qui tiennent une blanchisserie. Mais l'enfant trouve vite le moyen de se faire embaucher dans l'atelier de fabrication d'instruments de Monsieur Adolphe Sax, le génial inventeur du saxophone. Commence alors une vie peuplée d'amitiés et d'amours impossibles, entre Montmartre et Pigalle, où se croisent peintres, artistes et tout le petit peuple de Paris, aux temps de la Commune et des premières Expositions universelles. Devenue une musicienne hors pair, Éléonore rencontre un trompettiste américain qui va bouleverser sa vie. Le souffle de cet amour la conduira au-delà de l'Atlantique, jusqu'à La Nouvelle-Orléans... Le premier tome d'une saga historique, qui, à travers des figures incontournables de la musique, comme les frères Sax, raconte le destin hors du commun d'une jeune fille passionnée et éprise de liberté.  



1862, Eleonore a 10 ans et elle vit à Lille. Son père est membre d’une fanfare et joue du cornet. Ce père espère que son fils va reprendre la relève, mais c’est un enfant fragile de santé et qui manque de souffle pour pouvoir jouer. 

Eléonore, elle, a une oreille exceptionnelle, et cela depuis son très jeune âge. Mais à l’époque, il est inconcevable qu’une jeune fille joue de la musique, ce n’est pas son rôle. C’est réservé aux hommes. 

Mais Eléonore, en cachette, va apprendre à jouer du cornet, celui de son frère. 

Lorsque son père la surprend, il devient fou de rage et décide de l’envoyer à Paris chez son oncle et sa tante qui tiennent une blanchisserie non loin du quartier de Montmartre. Il estime qu’à 10 ans, il est temps pour elle d’aller travailler, et elle trouvera sa place à la blanchisserie de sa tante et de son oncle. 

A 10 ans, elle prend donc le train seule, arrive à Paris, accueillie par son oncle et sa tante qui n’ont jamais pu avoir d’enfant. Ils vont l’aimer comme leur propre fille et petit à petit lui apprendrons le travail à la blanchisserie. Cette blanchisserie se trouve non loin de l’atelier de fabrication d’instruments d’Adolphe Sax, l’inventeur du saxophone. Et pour Eléonore, cette amoureuse de la musique, cela ne pouvait pas mieux tomber. Elle rêve d’entrer dans cet atelier comme employé…

Cette arrivée à Paris, va tout compte fait lui être très bénéfique. Elle va s’ouvrir à la vie, à ce qu’elle aime, la musique, et être libre de ses choix. Elle va faire de belles rencontres, elle va tisser des liens amicaux très forts. Elle va en grandissant, découvrir l’amour.

Tout ça se déroulant à une époque qui a marqué Paris. 1862, nous sommes au temps de la Commune, elle va vivre des affrontements qui vont rester gravés dans ses souvenirs. C’est l’époque aussi des premières Expositions universelles, et elle y rencontrera un homme venu tout droit de la Nouvelle-Orléans, musicien lui aussi, faisant partie d’une fanfare. Il apportera du swing à la vie et à la musique d’Eléonore.
Le reste je ne peux vous le dévoiler.

Le 1er opus d’une trilogie, Le souffle des marquises m’a conquise !

J’ai adoré ce roman jeunesse. On se retrouve plongé au cœur de Montmartre, au cours d’une époque qui n’est pas souvent abordée en littérature jeunesse.


Coup de cœur total pour moi !! 

Un livre jeunesse à partir de 10/11 ans qui plonge le lecteur au cœur de la musique, de la liberté, mais aussi dans un contexte historique que je dois avouer, n’avoir jamais encore rencontré dans un roman jeunesse. 

On y découvre une jeune fille de 10 ans, éprise de liberté, et on va la voir évoluer dans sa vie d’adolescente et de jeune femme avec des joies mais aussi des peines, parfois très difficiles. Lorsqu’on la rencontre au début de ce roman, elle a 10 ans et plein d’espoir. 

En tant que lecteur, au fil des pages, on espère qu’Eléonore va garder ses convictions et se battre pour réussir à vivre ses grands rêves. Ce livre est très plaisant à lire en tant qu’adulte, mais je suis certaine que les jeunes lecteurs vont beaucoup apprécier ce roman également. 

Car il s’agit là d’un roman où l’on retrouve des histoires d’amitiés, des histoires d’amour aussi. Sur un fond historique très intéressant, où l’on rencontre de grands personnages historiques. Et où il y a également comme personnage principal dans ce livre, la musique et surtout le jazz. 



J'ai très envie de découvrir la suite.



Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Mai 2010

mercredi 24 mars 2010

L'éléphant du magicien





Auteur : Kate DiCamillo
Illustrateur : Yoko Tanaka
Traducteur : Sidonie Van Den Dries

Titre original : The Magician's Elephant

Editeur : Tourbillon
Collection : Roman
Roman jeunesse dès 9 ans - Fantastique - Magiciens - Poésie -
Pages : 251
Parution : Février 2010







4ème de couverture :

Comment croire à l'incroyable et permettre à l'extraordinaire de se produire ?. Quand une diseuse de bonne aventure installe sa tente sur la place du marché de la ville de Baltese, le jeune orphelin Peter Augustus Duchêne sait ce qu'il veut lui demander : " Ma soeur vit-elle encore ? Et, si oui, comment puis-je la retrouver ?". L'énigmatique réponse de la voyante ("L'éléphant. L'éléphant te conduira jusqu'à elle") déclencha une série d'événements tellement remarquables tellement improbables que Peter se demande s'il n'est pas en train de rêver. Pourtant, tout est réel... absolument tout.
 
Un jeune orphelin, Peter Augustus Duchêne, vit avec vieil homme ancien militaire (Vilna Lutz) qui ne pense qu’à la guerre et qui inculque à Peter tout ce que doit savoir un militaire.
 
Le jour où Peter doit aller faire les courses au marché, il voit une tente sur la place du marché. Sur le panneau accroché à l’entrée de la tente est inscrit  "Les questions les plus profondes et les plus difficiles que pose l’esprit ou le cœur humain trouveront ici leur réponse, pour le prix d’un florin".
 
La promesse de ces mots lui donne l’envie d’entrer et de poser une question qui lui tient beaucoup à cœur. Et peut être saura-t-il enfin…
Mais Peter en bon garçon, regarde la pièce que lui a donné Vilna Lutz pour les courses. Il ne peut pas faire ça tout de même, utiliser l’argent des courses pour aller voir la diseuse de bonne aventure. Que dirait Vilna Lutz…

 
La tentation est trop forte et il ne peut résister à entrer dans la tente, il n’a droit qu’à une seule question. Alors Peter se lance et demande : si sa sœur est toujours en vie, où peut-il la retrouver ? Alors la diseuse de bonne aventure lui répond que pour retrouver sa sœur il devra suivre l’éléphant.

En sortant de la tente, Peter se sent déçu bien évidemment car cela ne veut rien dire du tout... de suivre l’éléphant. En plus il n’y a pas d’éléphant ici. Et puis Vilna Lutz, le vieux militaire qui a sa garde lui a toujours affirmé que sa sœur était morte à la naissance (l’ancien militaire est un ami du père de Peter et l’a recueilli à la mort des parents de Peter).


Alors Peter ne sait que penser, qui croire ? Vilna Lutz ou bien la diseuse de bonne aventure ?


Mais le jour où un magicien fait apparaître un éléphant en plein spectacle et que cette apparition va provoquer bien des désagréments en ville... et que Peter va en avoir écho car tout le monde parle de cet éléphant... il se dit que peut-être la diseuse de bonne aventure a dit la vérité. Sa sœur est peut-être réellement en vie, et c’est donc cet éléphant qui pourra le guider. Alors il essaye d’en savoir un peu plus sur cet éléphant, où se trouve-t-il ? Comment faire pour s’en approcher ? Et est-ce que réellement un éléphant pourra retrouver sa sœur, guider Peter… Mais il se passe quand même de drôles de choses depuis que l’éléphante est apparue, puisque en somme c’est une éléphante. Alors Peter se demande si il est dans la vie réelle ou bien si il rêve, car avec toutes ces choses incroyables………
 

 
Tendresse et poésie au rendez-vous !!
 
Découverte de l’auteur pour ma part et je n’ai pas été déçue.

Il s’agit là d’une histoire remplie de magie, de tendresse, d’espoir… L’espoir d’un jeune garçon qui lorsqu’il était plus petit, à la naissance de sa sœur, sa mère lui a demandé de promettre de toujours veiller sur la petite Adèle. Sa mère est morte en mettant au monde la petite Adèle. Alors depuis ce temps où Vilna Lutz a recueilli Peter en lui disant que le bébé, sa petite sœur, était morte, il ne cesse de penser si réellement elle est morte à la naissance ou bien si elle est toujours en vie. Il  a toujours espoir.

Incroyable ce jeune garçon qui ne pense qu’à sa petite sœur, ça le hante de ne pas avoir de réponse. Nous faisons donc la connaissance, dans ce livre, d’un jeune garçon qui porte en son cœur plein de bonnes choses, de belles attentions envers autrui. Il ne peut que nous toucher cet enfant.

Et puis l’histoire est pleine de magie, de tendresse… comme je l’ai signalé ci-dessus, mais les mots aussi sont tout autant poétiques. Très bonne qualité de texte.

Et vous ne pourrez qu’apprécier les illustrations en noir et blanc avec beaucoup de détails, qui se faufilent au gré des pages.

Voilà, n’hésitez pas à ouvrir ce livre et à lire cette belle histoire où dans les dernières pages, toujours pleines de poésie, la neige tombera….
 

Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Mars 2010