Affichage des articles dont le libellé est Chrystel Duchamp. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chrystel Duchamp. Afficher tous les articles

mardi 27 juin 2023

L'île des souvenirs


 

Lyon. Delphine est une jeune femme de 22 ans issue d'une famille bourgeoise et stricte dans son éducation. L'étudiante de 22 ans veut, quant à elle, s'affranchir de cette famille et pour cela elle écume les bars underground de Lyon, elle aime boire des litres de bières et danser jusqu'au bout de la nuit. L'avis des autres ne lui importait pas, et elle refuse de se plier aux convenances que la société dicte aux femmes, et en gros elle vomissait les directives dont ses parents l'avaient toujours abreuvée.  

vendredi 27 mai 2022

Délivre-nous du mal

 


Synopsis

Février 2018. Anaïs sollicite l'aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa soeur Esther a été enlevée. Pourquoi aurait-elle, sinon, laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ?
Les mois passent et, tandis que l'enquête s'enlise, d'autres jeunes femmes se volatilisent. Jusqu'à ce qu'un corps soit retrouvé pendu dans une usine désaffectée, le crâne rasé, la langue sectionnée. Puis un deuxième...
Thomas sait désormais qu'un tueur en série sévit dans la région. Mais il ignore encore que ces cadavres ne sont que la partie immergée du plan machiavélique d'un individu avide de vengeance...


Février 2018. Anaïs est inquiète de n'avoir aucune nouvelle de sa sœur Esther. Lors de leur dernière entrevue, elles s'étaient querellées. Mais bon pas de quoi en faire un drame. Sauf que l'inquiétude gagne Anaïs lorsque celle-ci se rend chez sa sœur, que personne ne répond, et encore plus surprenant lorsqu'elle rentre dans l'appartement de sa sœur grâce aux clés qu'elle détient. 

Esther a laissé un appartement qui ne lui ressemble pas. Anaïs y trouve les clés de voiture d'Esther ainsi que son sac et ses papiers. Il y a son téléphone portable également laissé dans l'appartement et Esther apparaît hors ligne sur les applications Messenger et WhatsApp. Une démarche extrême pour cette accro aux réseaux sociaux. Le désordre règne partout ce qui détonne avec la maniaquerie d'Esther. Elle y retrouve le chat de sa sœur enfermé dans la chambre, des vêtements par terre, un vase renversé, des excréments dans les recoins. 
Le pauvre chat s'était échappé à une vitesse grand V de la chambre en vue de grandes lapées d'eau. 

Soucieuse, Anaïs fait donc appel à Thomas Missot, un ami, et commandant à la PJ de Lyon. 


Faisons un bond dans le temps, en mars 2019.

Mathéo est adepte d'urbex ou exploration urbaine. Une discipline consistant à explorer des lieux construits et abandonnés par l'homme. Cela peut être des châteaux abandonnés, mais aussi des usines désaffectées, des écoles ou hôpitaux abandonnés... Des lieux qui fascinent les adeptes de la discipline comme Mathéo. Ce soir là de mars 2019, après avoir pris son appareil photo, il se rend dans une usine abandonnée aux murs fissurés, tagués, un lieu envahi de mauvaises herbes, des reflets de lumières jouant sur les poutres métalliques, mais pour Mathéo, le Saint Graal. 

La lumière du petit matin lui offrit un spectacle surprenant qui lui arracha un cri. Au centre de la pièce, pendait une femme. Pieds nus, crâne rasé, vêtue d'une salopette violette, flottant à plusieurs mètres du sol. On découvrira dans sa poche un ciseau, aucune autre emprunte que celle de la femme. Et sur le ciseau son sang. On avait découvert que la femme avait la langue coupée. 

Depuis 2018, Thomas Missot est sur une affaire de femmes qui disparaissent. Et lorsque petit à petit il découvrira des femmes retrouvées pendues, le crâne rasé, habillées d'une salopette violette, la langue coupée, Thomas saura alors qu'il a affaire à un tueur en série. 

Cette enquête, mais aussi sa vie privée, père divorcée qui se fait du souci pour sa fille en mal-être, vont lui mener la vie dure.

Il ignore encore que les cadavres retrouvés ne sont que la partie immergée d'un plan machiavélique d'un individu avide de vengeance...
Coup de coeur !!

Coup de coeur comme à chaque fois depuis le tout premier roman de Chrystel Duchamp ! Je suis à chaque fois surprise par l'originalité, le suspense, les dénouements des romans de cette autrice de talent. A chaque fois ce sont de vrais page-turners et  il est impossible de les lâcher. 

Ici, nous retrouvons une intrigue extrêmement bien ficelée et haletante. Elle nous fait aller et venir entre les années (2018, 2019, 2020) mais aucune inquiétude à vous sentir perdu. Une intrigue coup de poing, sur un thème sociétal fort. On ressort d'ailleurs troublé de cette lecture et pour ma part, elle restera en ma mémoire. Une enquête complexe pour notre commandant de la PJ de Lyon, avec un seul point reliant le tout : des femmes retrouvées pendues, le crâne rasé, une salopette violette pour vêtement, et la langue coupée. Vous savez alors que l'intrigue sera palpitante et addictive jusqu'au dénouement. Une langue coupée pour se taire à tout jamais, est l'idée qui m'est venue au premier abord, comme à tous je suppose. Plus les pages défilent plus il est difficile d'arrêter la lecture. Et vous découvrirez que l'intrigue est encore plus machiavélique que vous ne le pensiez ! 

J'ai aimé les messages, les thèmes abordés, bien réels d'ailleurs. Mais bien entendu je ne peux les aborder avec vous car faisant partie intégrante de l'intrigue. 

J'ai aimé également ce thème de l'urbex, cette pratique devenue passion pour certains. Des lieux abandonnés qui en effet peuvent regorger de certaines beautés. Un thème que je trouve intéressant.

Côté personnages, celui de Thomas Missot, notre commandant à la PJ de Lyon m'a plu. Hormis de le côtoyer dans son quotidien professionnel, on le découvre également dans sa vie privée avec des aléas de la vie, une prise de poids due aux coups durs, au stress. Tout ça rend bien réel notre personnage. Un papa divorcée inquiet pour sa fille en mal-être. 

La plume de l'autrice est toujours autant magnifique. Elle sait mener le suspense jusqu'au bout du bout tout en proposant des intrigues originales à chaque fois. Chrystel Duchamp sait se renouveler dans le genre d'intrigues. Dans L'art du meurtre, elle nous offrait un thriller captivant dans le monde de l'art. Dans Le sang des Belasko, un huis-clos au milieu des vignes comme vous n'en avez jamais vu. Et ici, une intrigue policière qui vous emmènera sur les traces d'un individu machiavélique. A chaque fois, vous aurez entre les mains un roman noir addictif, superbement mené, original, et une écriture mordante qui vous donne cette impression réelle aussi autant dans l'intrigue que dans les personnages.
Le découpage du roman est parfait, judicieux. Très bon choix.
Le rythme s'accélère au fur et à mesure que vous tournez les pages. Le côté haletant se ressent dans l'écriture.

Je ne peux que recommander ce thriller qui encore une fois m'a scotchée ! 
Une intrigue palpitante et addictive, machiavélique à souhait !




Merci aux Editions L'Archipel pour cette lecture




Le sang des Belasko : ICI 
L'art du meurtre : ICI


lundi 22 février 2021

Le sang des Belasko

 



Cinq frères et soeurs réunis dans la demeure familiale, celle de leur enfance, la Casa Belasko. Une bâtisse imposante isolée de tous au coeur d'un domaine viticole de Provence.

Leur père, un vigneron taiseux, vient de mourir et on l'enterre demain. La soirée promet d'être longue, les cinq frère et soeurs sont réunis pour lire le testament de leur père, évoquer la répartition des biens, décider de l'avenir de la maison. Autant de sujets capables d'échauffer les esprits les plus sereins. Le père de famille a laissé également une lettre à l'intention de ses enfants.  

La Casa va bientôt être le théâtre d'un vaudeville prévisible. 

Quelle stupeur après la lecture de la missive accusatrice !! La première révélation de cette lettre concerne la mort de leur mère. "Votre mère ne s'est pas suicidée : on l'a assassinée". Et des révélations, leur père en citera d'autres....

Stupeur dans cette fratrie où aucun des cinq enfants ne s'entend. Vient alors l'heure des règlements de compte entre frères et soeurs. Non-dits, jalousies, trahisons, frustrations, accumulés au fil des années passées, vont alors se déverser au fur et à mesure que les heures défilent. 

Ces non-dits, ces jalousies, ces trahisons, la Casa des Belasko en a été le témoin. Tant de drames tus parmi des moments de joies. Des drames, la Casa des Belasko va en voir d'autres se décliner au cours de cette ultime nuit. Le pire reste à venir, la Casa est coupée du monde extérieur. Pas de réseaux mobiles ni de wifi. Les seuls moyens de communication à la Casa, depuis que leur père en avait décidé ainsi, sont un téléphone fixe et une ligne entre la Casa et un service de sécurité indépendant baptisée par la fratrie Le téléphone rouge. La maison avait séduit leur père parce qu'elle était justement isolée de tout...

Mais la Casa des Belasko semble douée de sa propre volonté...

Coup de coeur !!
Un thriller en huis-clos qui vous fera passer une nuit blanche...


J'avais eu un énorme coup de coeur pour le premier roman de Chrystel Duchamp : L'art du meurtre. Un suspense de fou, une lecture totalement addictive et beaucoup d'originalité qui m'avait fortement séduite.

J'ai retrouvé ici, avec Le Sang des Belasko, tous ces ingrédients. Un vrai page-turner !! Le côté palpitant de la lecture vous tiendra en haleine dès les premières pages du roman avec un huis-clos familial à vous glacer les sangs.

En épigraphe, un extra du polar Dix Petits Nègres d'Agatha Christie. Et on comprend pourquoi après avoir refermé Le Sang des Belasko. Ce huis-clos familial est une intrigue parfaite, qui a tout pour faire monter l'adrénaline et faire trembler votre palpitant. 

Rien que mes premiers instants de lecture avec le prologue, m'ont convaincue sur le fait que cette lecture serait un coup de coeur. Car oui, rien que l'originalité et l'idée de ce prologue me faisait à nouveau penser que Chrystel Duchamp regorge de créativité et sait en un claquement de doigts, avec un prologue, pour faire passer le côté palpitant et sombre de l'histoire qui va se dérouler sous vos yeux. 

L'intrigue est magnifiquement menée, et cela du début à la fin, avec des rebondissements dont vous m'en direz des nouvelles ! Chrystel Duchamp arrive avec une histoire de famille à nous embarquer dans une lecture totalement addictive jusqu'au dernier instant de lecture, jusqu'au dernier mot dirais-je même. Elle arrive également à manipuler le lecteur avec brio, à douter de tout...

Je ne peux tout vous détailler dans l'originalité de ce roman suspense car certains éléments doivent rester tu. Ce que je peux vous dire, c'est qu'un des personnages du roman est bien particulier..... il peut même faire penser à un personnage qu'aurait pu imaginer Stephen King, c'est vous dire. Et Chrystel Duchamp met parfaitement en avant ce personnage atypique ! Et il vous glacera les sangs.

Je ne dirais rien non plus sur les personnages qui forment la fratrie, si ce n'est qu'ils se détestent tous. Tout est à découvrir, de mon point de vue.

La construction du roman est, elle aussi, parfaite. Il y a une alternance de voix dans les chapitres, ce qui est un très bon choix puisque l'on peut ainsi avoir le point de vue de chacun des membres de la fratrie. Les rebondissements viendront agrémenter ces points de vue, pour notre plus grand plaisir. 

Parallèlement, on a une enquête menée par le Capitaine Jouvry qui a face à lui, dans un lit d'hôpital, un membre de la fratrie. Qui ???? Là est tout le talent de Chrystel Duchamp, je le souligne à nouveau. Car on ne sait pas qui dialogue avec l'enquêteur.

La plume de Chrystel Duchamp est très belle. Avec ses mots, elle transmet avec une grande justesse les émotions ressenties et vécus par chacun des membres de la fratrie et on ressent alors en tant que lecteur toute la rancœur qui émane des membres de la fratrie, toutes les trahisons, les rancunes, jusqu'à la haine même que certains ressentent. Les mots de Chrystel Duchamp nous atteignent dans le vécu et les ressentis des personnages. 

Les lieux sont extraordinaires, oppressants, mais je ne peux vous dire pourquoi. Encore une fois tout doit rester tu.

J'aime beaucoup la couverture très représentative du roman je trouve. Ce côté sombre à la fois de la situation, de ce huis-clos, et à la fois de la noirceur de la nuit.Ce chemin rouge, qui peut nous faire penser à la fois au rouge du vin qui se déverse puisque la demeure se trouve sur un domaine vicitile, et à la fois il fait penser au sang qui coule... Et puis je termine sur la maison, et surtout ses grandes baies vitrées jaunes, une maison habitée pour cette ultime nuit, mais ces grandes baies vitrées jaunes me font également penser à des yeux...

Les sombres secrets se dévoilent petit à petit à La Casa Belasko. 
Une nuit oppressante, en cinq actes.
Ce page-turner est totalement addictif et palpitant. 
Chrystel Duchamp arrive à chaque fois à me suprendre !!




D'autres romans de l'auteure : 

Merci aux Editions L'Archipel pour cette lecture



mercredi 29 janvier 2020

L'art du meurtre






Auteur : Chrystel Duchamp

Editeur : Editions L'Archipel
Collection : Suspense
Policier/Thriller - Suspense - Art - Art contemporain - Meurtre - Enquête - 
Pages : 262
Parution : 16 janvier 2020
Merci aux Editions L'Archipel pour cette lecture









Synopsis

Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !
Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.
Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre.
Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ? 

Nuits blanches en perspective pour Audrey Durand. Découragée par la quantité de travail qui l'attend... C'est dans ces moments là qu'elle se demande pourquoi elle a choisi ce métier de flic à la PJ... Pourquoi a-t-elle abandonné ses études d'art ? Elle était brillante à l'Ecole du Louvre, peut-être l'une des meilleures, et aurait pu devenir conservatrice de musée ou bien encore travailler dans les plus prestigieuses salles de ventes. Mais le décès de son père, alors qu'elle était en deuxième année d'étude, l'a anéantie. Elle aimait cet homme d'un amour inconditionnel. Alors, sans réfléchir, elle a tout plaqué. L'art, c'était terminé. Audrey voulait être flic, comme son père. Comme si, à travers ce métier, elle pouvait le ramener à la vie d'une certaine manière. Sa mère ne comprend toujours pas son choix, et n'accepte pas le fait qu'elle est tant de travail et qu'elle y passe ses nuits à se tuer à la tâche, comme son père... 

Aujourd'hui, l'art occupe toujours une place importante dans la vie d'Audrey. Elle écume les expositions de la capitale et les musées parisiens n'ont plus aucun secret pour elle.

Des nuits blanches, elle va en écouler encore plus que d'habitudes depuis cette découverte macabre. Dans un appartement luxueux du 16ème arrondissement de Paris est découvert le corps d'un homme, nu, torturé, mutilé, et placé dans une mise en scène des plus recherchée et des plus macabres. Un travail d'art...

Une immense table, dix chaises, dix couverts, un bouquet de rose séchées, une corbeille de fruits gâtés, une carafe de vin, un verre renversé. Une nappe blanche tachée. Le temps s'est figé sur cet instant quelconque, tel un repas de famille. A cette table, assis sur une chaise, préside cet homme, Franck Tardy. Il préside, nu, environ 70 ans. La putréfaction est à un stade avancé. 

Les premières constations d'Audrey et de l'équipe du 36 sont des sévices : avant-bras striés de griffures ; sur le torse, des entailles profondes réalisées avec une lame. On s'est acharné sur cet homme. Combien de temps a t-il dû endurer cela ? Une vraie scène de torture. Sur la table, un crâne humain. Et si l'on bascule le corps en avant de la chaise, on peut voir des chairs meurtries des omoplates jusqu'aux fesses. Une peau à vif... 

Franck Tardy, avocat à la retraite, plein aux as, un collectionneur d'art car l'appartement luxueux est un vrai musée à lui seul. Dans les premières investigations de l'enquête, Audrey va découvrir qu'il fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune et toutes les œuvres d'art dont il était en possession, il était à court de liquidités. 

Du pain sur la planche pour Audrey et sa supérieure Patricia Levêque. Cinquante-cinq ans, Capitaine de Police depuis qu'elle est née. Elle a ça dans le sang, son boulot c'est sa vie. Elle est à l'écoute de ses équipes, et est un mentor pour Audrey. 

Beaucoup de nuits blanches en perspective pour Audrey, sans compter son addiction à l'alcool, à la drogue... tant de démons qui lui volent ses nuits. 

Lorsque le corps d'un autre amateur d'art est retrouvé, l'enquête se complique. Paul Mourond,  amateur de peinture, de photographie, de bande dessinée, retrouvé mort dans un décor lui aussi soigneusement mis en scène. Le temps est alors compté pour l'équipe du 36 car ils ont affaire à un tueur en série. Patricia, Audrey, et toute l'équipe vont devoir s’immiscer dans le monde de l'art contemporain qui pourrait avoir un lien dans ces mises en scène macabre. 
Pour notre lieutenant Audrey Durand commence alors une enquête minutieuse dans le monde de l'art contemporain, un monde qu'elle connaît bien. Mais lui sera t-il l'occasion d'émerger hors de l'eau et de faire taire à jamais les démons qui la hante, ou bien sera t-il celui qui la fera plonger encore plus profondément dans les addictions déjà bien présentes dans sa vie ?
Véritable coup de coeur et belle découverte !!

Voilà une enquête policière totalement addictive, et cela dès les premiers instants de lecture ! Premières lignes lues, on se retrouve en prise avec un thriller à la fois original, intéressant, et d'une grande addiction car le suspense est bien présent et il est bien difficile de se séparer alors de cette lecture. 

Le choix du monde de l'art contemporain pour ce thriller est vraiment très original et il vous embarque dans une découverte culturelle des plus intéressantes. On sent que Chrystel Duchamp baigne déjà dans le milieu de l'art et on sent qu'il y a, derrière l'écriture du roman, de la connaissance culturelle et de l'investigation. J'ai beaucoup aimé baigner dans ce milieu de l'art tout au long du roman même si je ne suis pas, moi-même, amatrice d'art tout particulièrement. Les mots de Chrystel Duchamp sont vraiment bien adaptés pour une personne lambda qui n'y connaît absolument rien en art. Aucune inquiétude, vous ne vous sentirez absolument pas perdu. Au contraire, elle transmet sa passion et donne l'envie d'en découvrir un peu plus sur ce milieu.

Nous plonger dans le monde de l'art contemporain, nous plonge également dans le quotidien des créateurs. C'est fascinant, intéressant, et en même temps ça peut être glaçant. L'art contemporain peut amener à découvrir des créations les plus folles, les plus tordues aussi, et les plus effrayantes. Il y a un côté psychologique intéressant à suivre sur ce sujet. Intéressant de découvrir également tout ce qui tourne autour de la cote d'une oeuvre d'art... 

L'enquête est, elle, rudement bien menée. Et vous en serez même ébahi !! Un suspense qui vous prend par surprise tout au long de la lecture jusqu'au dénouement !! Cela, pour notre plus grand bonheur de lecteur. Une fin qui ne vous laissera pas indemne, et c'est là tout le talent de Chrystel Duchamp. Donc, je peux vous dire que c'est pour moi une très belle découverte livresque sans compter qu'il s'agit là de son premier roman suspense.

Les personnages sont plein d'intérêt à suivre, et j'ai aimé voir leur évolution au fil de la lecture. Des personnages féminins avec un parcours personnel chaotique. Le personnage d'Audrey est hanté par ses démons, on le découvre petit à petit et on y découvre des addictions à l'alcool, à la drogue, à une vie nocturne dont elle émerge avec beaucoup de difficulté et parfois même aux dépens de sa vie. Autour d'elle, une mère omniprésente qui étouffe sa fille par sa relation toxique de faire ressentir sa présence en continu. Le personnage de Patricia est lui aussi intéressant. Patricia Levêque à la tête d'une équipe du 36, qui ne vit que pour son travail mais qui a également une vie personnelle mouvementée et en plein désarroi. 

Le style de Chrystel Duchamp est bon, il y a de la matière, il y a de la passion, il y a de l'investigation. Il y a du rythme, on est captivé dès les premiers instants et le rythme grimpe au fur et à mesure que l'on tourne les pages.

Vous comprenez donc pourquoi j'ai tant aimé cette lecture. 
Nous n'avons ici que du bon sur tous les points !! 
La présence d'un véritable suspense tout au long du roman et très bien alimenté 
pour que le lecteur passe un moment lecture incroyable, ajoutons à cela de l'originalité, 
des personnages attachants et captivants à suivre. 
Ne passez pas à côté de cette belle découverte, une pépite pour ma part !!