mardi 19 mai 2026

Le cri

 


L'inspectrice Sarah Geringën est dépêchée à quelques kilomètres d'Oslo pour un suicide à l'hôpital psychiatrique de Gaustad. Le bâtiment dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. 

Le corps du patient 488, surnommé ainsi suivant les chiffres cicatrisés qu'il porte sur le font, s'est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres - un cri de peur primale. 

Sarah pressent rapidement que cette affaire est atypique et beaucoup d'énigmes sont à résoudre. Pourquoi la victime a-t-elle cette cicatrice 488 sur le front ? Pourquoi dans sa cellule, se trouvent des dessins indéchiffrables ? Et que signifient ils ? Et surtout, Sarah se pose la question sur le personnel. Pourquoi le personnel de l'hôpital ment sur bien des points ?

Pour Sarah commence alors un compte à rebours. Va alors débuter une enquête terrifante qui la mènera sur la route d'une découverte vertigineuse sur l'une des question qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Découverte de la plume de Nicolas Beuglet.

Du rythme, de l'action, il m'a été bien difficile de lâcher ce thriller en cours de lecture, pourtant il s'agit là d'un thriller de plus de 550 pages. 

En pleine découverte de la plume de l'auteur, j'ai passé un très bon moment livresques ici. 

Un thriller qui a su me tenir en haleine du début à la fin, bien difficile à lâcher donc c'est un bon point. Il a un rythme soutenu, aucun temps mort, de nombreux rebondissements. Rythme effréné qui nous entraîne en Norvège, mais aussi en France et aux Etats-Unis. 

J'ai été surprise par les sujets passionnants qui compose ce thriller. Surtout lorsque l'on sait que l'écriture du thriller est inspirée par des découvertes scientifiques réelles. L'auteur maîtrise bien son sujet en peut voir les recherches faites pour l'écriture. 

Je ne vous cache pas que plus on approche du dénouement plus c'est glaçant, mais je ne peux en dire trop sur l'un des grands thèmes qui compose ce thriller. Des théories scientifiques et expériences vraies. Un thriller sur la folie humaine, ça c'est certain. 

Je suis ravie d'avoir enfin découvert les thrillers de Nicolas Beuglet. Je n'ai qu'une hâte, poursuivre ma découverte de l'auteur. 

Un thriller haletant.


vendredi 15 mai 2026

Blackwater Tome 6 : Pluie

 



6ème tome.

Voilà...6ème et dernier tome de la série Blackwater où cet opus vient conclure la saga de la famille Caskey. 

Il est difficile de quitter une série et de laisser derrière nous ses protagonistes lorsque l'on a aimé une série dans son ensemble. 

Bien entendu qui dit dernier tome d'une saga, dit : je ne vous partage pas de résumé de ce 6èùe tome. Je vous livre simplement mon appréciation sur cette saga que j'ai adorée. 

Adorée, parce qu'une saga familiale à la fois historique et à la fois fantastique, et ell a su mêler parfaitement ces deux genres. Aussi parce que c'est une saga familiale avec tous les ingrédients qu'il faut : les trahisons, la jalousie, les drames, etc. 
Et cela, en traversant les décennies, puisqu'au fil des tomes on traverse le temps. On commence la saga en 1919 et le dernier tome, celui-ci, débute en 1958. 

Chaque opus a su garder une très belle atmosphère, mystérieuse en tout cas avec la partie fantastique. Et cette ambiance a su rendre ma lecture à chaque fois palpitante. 

Le récit est riche avec des intrigues qui on su rester captivantes de mon point de vue, jusqu'à un final que j'ai trouvé bien concluant. 

Les personnages ont été merveilleusement créés, qu'ils soient puissants, machiavéliques, déterminés, mystérieux...ils ont tous une part importante à l'histoire et j'ai adoré faire leur rencontre.

J'ajoute à nouveau les superbes couvertures de cette maison d'édition. Qu'il est agréable de toucher ces couvertures en relief, et d'admirer le très beau travail apporté dessus.

Vous l'aurez compris, je ferme à regret cette saga que j'ai adorée. 
J'ai passé un très très bon moment en sa compagnie.

mercredi 13 mai 2026

Pourquoi j'ai mangé mon père

 


Le narrateur est Ernest, jeune pithécanthrope, fils d'une famille préhistorique dont le père, Edouard, est un génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu. 

Mais voilà, le progrès, l'innovation, ont leur lot de réfractaires.

Le conflit entre modernité et tradition se jouera entre notre inventeur, Edouard, et son frère Vania. L'oncle Vania est réfractaire à l'arrivée du feu. Ennemi du progrès, il continue de vivre dans les arbres alors que les autres membres de la famille en sont descendus et vivent désormais à terre. 
Critique d'une société moderne. 

Critique d'une société moderne à travers l'oeil d'une famille de la préhistoire. Ce court roman était depuis très longtemps dans mes intentions de lecture et je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas lu avant. Je me suis régalée.

J'ai beaucoup aimé ce roman humoristique et satirique qui raconte la vie quotidienne d'une famille préhistorique, explorant l'évolution humaine à travers le progrès et ce qu'il peut entraîner. 

Bien entendu, cette famille préhistorique nous ressemble, ils ont le même type de relations humaines que nous pouvons avoir, l'amours, la drague, la jalousie, les disputes, le conflit.

Cette évolution humaine, nous allons donc la voir se développer à travers le progrès et les conflits familiaux. 

Et j'ai trouvé ce roman extra, l'humour et le côté satirique sont au rendez-vous et j'adore ça. 

Tout en étant une famille de la période préhistorique, la famille d'Ernest n'est donc ni plus ni moins qu'une famille lambda comme pourrait l'être la nôtre à l'heure actuelle. Roy Lewis met en scène des situations cocasses pour parler de l'évolution humaine, l'adaptation au progrès, le développement de nouvelles compétences. Et j'ai envie de vous dire : ça ne date pas forcément de la préhistoire, c'est un éternel recommencement. Le père d'Ernest est un inventeur obsédé par le progrès, pensant améliorer la vie de sa tribu. D'autres sont réfractaires à ce progrès, occasionnant des disputes. 

Les dialogues sont bons, drôles, vrais. Et Ernest est un très bon narrateur tout au long de ce roman. 

J'ai trouvé ça à la fois intéressant, amenant une réflexion, bien sûr, sur le progrès mais aussi sur les comportements humains, les relations humaines. Et c'est à la fois très amusant de par les dialogues et les situations.

Les personnages sont attachants, et je n'avais pas envie de quitter cette famille. 

Original et drôle.


lundi 11 mai 2026

Omega

 


Angers. Oméga fait encore un mort. C'est le titre de la dernière parution du Courrier de l'Ouest, journal quotidien local.

Un autre décès parmi les étudiants en médecine. Cet étudiant, pourtant sans histoire, était sous l'emprise d'une nouvelle drogue nommée "Omega". Une nouvelle menace pour les citoyens angevins ? 

La si réputée douceur angevine pourrait bien être contredite avec cette série d'incidents violents qui frappe des étudiants. Crises hallucinatoires, accès de démence, comportements meurtriers...toutes les autopsies des victimes révèlent qu'ils étaient tous sous l'emprise de cette nouvelle drogue de synthèse inconnue jusque là. 

La Capitaine Léa Costel se retrouve à la tête de cette affaire. Avec son équipe, elle va suivre une piste autour de jeunes victimes. Il va s'en révéler que derrière ces morts se cache un réseau bien plus structuré qu'elle ne le pensait, mené par un mystérieux trafiquant qui se fait appeler Alpha. 

Lorsque Léa se voit imposer par ses supérieurs, de travailler en tandem avec Matthieu Leclerc, son ex meilleur ami, l'enquête prend alors un autre tourant. Il sera bien difficile pour Léa de devoir faire équipe avec lui.
De belles découvertes à faire dans l'auto édition !!

Je me suis en effet régalée avec ce thriller , 1er roman d'Alexie Langevin. 

J'ai trouvé ici une intrigue prenante et pleine de rebondissements. Il y avait tous les ingrédients pour que ce thriller m'embarque dès mes premiers instants de lecture avec une intrigue autour des stupéfiants. 

Il allie parfaitement une enquête policière et la vie personnelle des protagonistes que j'ai trouvée très intéressante à suivre. J'ai aimé retrouver la vie personnelle des enquêteurs, leur évolution. Le personnage de Léa Costel doit affronter ses démons et son passé aux côtés de celui qui, fût un temps, a été son meilleur ami. On comprendra pourquoi, au fil des pages, les tensions sont présentes entre eux. 

J'ai beaucoup aimé également me trouver dans cette ville, Angers, et sa région. L'autrice, originaire du Maine-et-Loire, a su parfaitement reconstituer la ville et ses alentours. On a l'impression d'y être propulsé parmi les quartiers de la ville d'Angers ou certaines villes des alentours. Connaissant moi-même cette ville et ayant de la famille présente dans cette région, j'ai pu parfaitement identifier les lieux bien mis en avant par l'autrice. 

Tout paraît bien réel entre une intrigue bien menée, une histoire personnelle des enquêteurs qui semble elle aussi vraie, et des lieux bien décrits. C'est un gros point fort de ce thriller, ce côté réel dans son ensemble. 

C'est une belle découverte avec ce thriller. 

Je ne peux que vous inviter à découvrir ce 1er roman auto édité. 



jeudi 7 mai 2026

Un rendez-vous à mourir

 


Bienvenue à HopGood Hall, dans la campagne anglaise.

Lorsque la journaliste d'investigation, Alexi Ellis, est virée de l'un des plus grands quotidiens de Londres, elle quitte la ville pour la campagne anglaise et le magnifique hôtel tenu par un couple d'amis, Hopgood Hall. Elle embarque avec elle, Cosmo, son chat grognon et quelque peu antisocial. Enfin...il a ses têtes quoi. Hopgood Hall, un refuge où elle prévoit de panser ses blessures. 

Mais à son arrivée, Alexi découvre ses amis Cheryl et Drew bouleversés. Leur amie Nathalie a disparu sans laisser signe de vie et depuis ils se posent beaucoup de questions et ont peur qu'il lui soit arrivé quelque chose. 

Lui est-il justement arrivé quelque chose ? Est-elle partie précipitamment sans avoir pu les prévenir de son départ ? 

De par son métier, Alexi a du flair pour les énigmes et elle ne peut s'empêcher de prêter mains fortes à ses amis. Elle décide de trouver le fin mot de l'histoire. Son métier de journaliste ressort facilement, et s'occuper l'esprit est pile ce qui lui fallait. Elle et Cosmo vont unir leurs forces.

Mais en déterrant des secrets que certains veulent garder enfouis, elle risque de mener sa dernière investigation...

Sur sa route, elle va faire la connaissance de Jack Maddox, ancien détective devenu détective privé. Que vient-il faire sur cette disparition ? 
Je découvre un nouveau duo d'enquêteurs et une nouvelle série cosy mystery.

Une enquête, la campagne anglaise, de l'humour, de l'amitié, et un chat grognon... Que demander de plus !

Du pur cosy mystery et je me suis régalée. Il y a de l'humour avec ce chat si particulier, chat boudeur et antisocial, prêt à sortir les griffes pour sauver celle qui le nourrie. 

J'ai trouvé l'intrigue bien menée, crédible, et elle a su me tenir en haleine. 

Les lieux donnent envie de s'y rendre, un hôtel cosy dans la campagne anglaise, entouré de chevaux. L'ambiance des décors était très plaisante. 

Le duo d'enquêteurs est extra, intéressant à suivre, et on y retrouve de l'humour également dans ce duo. 

Mine de rien, les sujets traités ici dans ce cosy mystery sont forts et d'actualité. 

Je sais qu'il y a un tome 2 déjà paru en France, je compte bien me le procurer pour passer à nouveau un excellent moment. Ce duo d'enquêteurs m'a conquise, idem pour ce chat grognon qui est vraiment hors du commun. 

Hâte de découvrir le tome 2.

lundi 4 mai 2026

Bilan lecture - Avril 2026

 



Bonjour, 

Le mois d'avril s'en est déjà allé... 

Peu de moment lecture au cours de ce mois d'avril pour moi. 
Fatigue, allergie aux pollens, ont eu raison de moi...

6 romans lus avec lesquels j'ai passé de très bons moments de lecture.


En voici le détail 

Les hommes de Shetland, de Mallacy Tallack. Très joli moment lecture, touchante. 
(Chronique en préparation)

Mens-moi à l'oreille, d'Amy Tintera. Oh la la, j'ai adoré ce thriller. Original dans sa construction en plus.
(Chronique en préparation)

Le courant d'air, de Catherine Ryan Howard. D'une grande intensité ce thriller !! 
et là aussi , une construction très originale. (Chronique en préparation)



Comme une éclipse, de Sophie Rouvier. Amitié, est le thème clé de ce très joli roman. 
(chronique en préparation)

L'Alchimiste, de Paulo Coelho. Première fois que je lis un roman de l'auteur. Une jolie fable inspirante. 
(Chronique en préparation)

J'ai toujours cette musique dans la tête, d'Agnès Martin-Lugand. A un moment du roman, on ne peut plus le lâcher. 
(Chronique en préparation)






J'espère que vous avez pu faire de belles découvertes livresques au cours de ce mois d'avril. 




jeudi 30 avril 2026

La nuit retrouvée

 



Hélène est une mère de famille quinquagénaire, et ses enfants sont venus fêter son anniversaire dans sa maison des Landes. Hélène mène une vie simple et bien rangée. 

Dans l'intimité de cette nuit d'été, elle confie à sa fille un secret et se souvient de cet élé où elle l'a emmené elle et ses frères au championnat mondial de surf. 

Le silence de la nuit est propice aux confidences. La fille d'Hélène restera médusée de ce qu'elle va apprendre de la bouche de sa mère.

Divertissant.

Roman graphique que j'ai vu passer à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux et qui m'a rendue curieuse en voyant le nom des autrice/illustratrice, Lola Lafon et Pénélope Bagieu. Ni une ni deux, le voilà emprunté à la médiathèque et me voilà partie au coeur de la forêt des Landes. 

Un roman graphique d'un peu plus de 200 pages qui offre un récit d'émancipation tendre. Sensibilité, humour mêlé à de la tendresse, Lola Lafon et Pénélope Bagieu ont su mettre leur talent dans ce récit tout en pudeur. Une BD intimiste sur les révélations d'une mère à sa fille, une BD nostalgique aussi. Cette révélation apporte à la relation mère/fille un côté touchant. Souvenirs d'une femme en mettant de côté celle d'être mère.

Les dessins de Pénélope Bagieu sont jolis, j'ai aimé ce côté lumineux des dessins tout au long de la BD même si pourtant nous sommes dans une ambiance nocturne pour certaines planches. 

J'ai trouvé ma lecture divertissante, légère, agréable moment lecture mais je vous avoue que je suis restée un peu sur ma faim. Malheureusement, l'histoire je l'ai vu venir très rapidement donc pas beaucoup de surprise. Elle reste sympathique à lire malgré qu'elle soit assez basique et un peu survolée. 

J'ai aimé par contre le lien entre Hélène et ses enfants qui la surnomme "Mamounette" et qui la charrie gentiment, des moments très affectueux que l'on ressent. 

Agréable à lire même si j'en attendais plus.