mercredi 3 juin 2026

Mens-moi à l'oreille

 




Imaginez que vous pensiez avoir tué votre meilleure amie ? Et que tout le monde le pense aussi ? 

Dans leur petite ville texane, Lucy et Savvy étaient les meilleures amies. Jeunes femmes jolies, intelligentes. Lucy a épousé un homme avec une belle situation, le couple a a acheté une grande maison. Savvy avait une côte de popularité auprès de la gente masculine et s'en servait. 

Mais il y a 5 ans, Lucy a été retrouvée errant dans les ruges de la petite ville où tous assistait à un mariage. Hagarde, avec des vêtements maculés de sang. Savvy, sa meilleure amie, venait d'être retrouvée morte, assassinée, faisant de Lucy la principale suspecte. Dès lors, tout le monde la prend pour une meurtrière. Mais Lucy n'a aucun souvenir de cette terrible nuit. La police manquant de preuves pour l'inculper, le meurtre n'a jamais été élucidé.

Depuis le drame, Lucy a quitté la ville pour s'installer à Los Angeles. Fuir le passé qui la hâte et cette ville où tous la pense coupable. 

Aujourd'hui, un podcast de True crime relance l'affaire. Le présentateur est Ben, prétentieux et séduisant, ses podcasts ont la réputation d'avoir élucidé plusieurs affaires. 
Lorsque Lucy est appelée par sa grand-mère pour revenir fêter son anniversaire au Texas, Lucy ne peut lui refuser. Sur place, elle est approchée par Ben. A mesure qu'il avance dans ses recherches et ses interviews, des secrets et mensonges refont surface. 

A l'heure d'aujourd'hui, Lucy n'a toujours pas retrouvé la mémoire. Est-ce qu'elle va découvrir, comme tout le monde le croit, qu'elle est une meurtrière ? 


Lecture très intense et impossible à lâcher !

Que demander de mieux qu'un personnage complexe comme Lucy ?! Où à chaque instant on se pose la question, est-elle ou non une meurtrière ? 

J'ai trouvé l'intrigue vraiment bien menée et elle nous fait douter, en effet, sur les personnages et notamment le personnage de Lucy qui a perdu la mémoire. A t-elle réellement tuée sa meilleure amie ? 

Un personnage complexe, difficile à cerner parfois, et que j'ai trouvé très intéressant. Jeune femme pleine de courage, rien que pour le fait de vouloir affronter la vérité par le biais d'un podcast. La vérité est à écouter ici .... 

Par le biais du podcast, la vérité est à écouter oui, car le grand point fort de ce thriller est la construction, la narration aussi en quelque sorte, puisque l'intrigue est dévoilée entre l'histoire elle-même et des retranscriptions des épisodes de podcast. On assiste alors aux interviews des protagonistes. Chacun y va de ce qu'il a à dire, mais en tant que lecteurs on peut alors cibler parfois des incohérences dans ce que chacun dit. On va voir petit à petit se lever le voile des secrets bien gardés jusque là. Cette construction apporte un certain rythme au thriller, à notre lecture, j'ai trouvé ça vraiment bien et original. 

Tous les personnages sont intéressants d'ailleurs, et j'ai beaucoup aimé la grand-mère de Lucy, personnage haut en couleurs qu'il faut absolument découvrir. D'autres, parmi les personnages rencontrés, nous deviennent peu à peu suspects. 

Une intrigue captivante que j'ai dévorée !!

lundi 1 juin 2026

Bilan lecture - Mai 2026

 



Bonjour à tous, 

J'espère que vous n'avez pas trop souffert de la canicule que nous venons d'avoir en plein mois de Mai...

De mon côté si... cette dernière semaine de Mai fût compliqué, ne supportant pas la chaleur, le corps et le cerveau étaient en mode dégradé. 

Bref, entamons ce mois de juin avec un peu plus d'air frais (et oh que oui, il fait du bien cet air frais !), et faisons un point sur les lectures du mois de Mai. 

Au total, j'ai lu 8 livres : 1 roman graphique et 7 romans. 



Voici le détail : 


Norferville, de Franck Thilliez. Une intrigue et une ambiance toutes les 2 très intenses. (Chronique en préparation)

La Ballerine de Kiev, de Stéphanie Perez. Très beau roman, bouleversant. 
(Chronique en préparation)

D'autres printemps, de Virginie Grimaldi. On l'attend toujours avec impatiente, le dernier roman de Virginie Grimaldi. C'est un coup de coeur. Magnifique histoire pleine d'authenticité, de rires et de larmes. (Chronique en préparation)

Tant que fleuriront les citronniers, de Zoulfa Katouh. Un livre à lire. Magnifique.
(Chronique en préparation)


Un assassin parmi nous, de Shari Lapena. Toujours un très bon moment livresque lorsque l'on a un Shari Lapena entre les mains. Un huis-clos digne d'un cluedo ici. ( Chronique en préparation)

Panique chez les Montgomery, d'Evie Dunmore. Romance historique sympathique
(Chronique en préparation)

Prendre la vie comme elle vient, de Carène Ponte. Un très bon moment lecture, avec des surprises ciblées sur la construction du roman ! (Chronique en préparation)

Tant que nous sommes vivants, de Frédéric Bihel d'après un roman Anne-Laure Bondoux. Belle découverte avec ce roman graphique. Magnifiques planches, et très belle histoire. 
(Chronique en préparation)




Je vous souhaite un joli mois de juin.






jeudi 28 mai 2026

Le courant d'air

 




Cork, Irlande.

Longtemps, Eve Black a été "La fille qui...".  La fille de 12 ans qui a réchappé au massacre de sa famille quand, dans la nuit du 4 octobre 2011, un serial killer s'est introduit dans la maison familiale, tuant son père, sa mère, sa soeur cadette de 7 ans. Les dernières victimes d'un tueur insaisissable surnommé Le courant d'air. 

Vingt après, Eve est celle qui vient de publier un True crime. Un récit intitulé Le courant d'air. Elle y retrace la série de crime commise dans la région par cet homme qui n'a jamais été inquiété. 

Dans un centre commercial, un homme, agent de sécurité du supermarché, fait sa ronde parmi les allées. Il est attiré par le titre d'un livre mis en avant au rayon littérature. D'abord intrigué, sa colère grandit à mesure qu'il commence la lecture du True crime. A chaque page tournée, sa rage grandit. 

Eve serait-elle sur le point de démasquer Le courant d'air ? 

Difficile à lâcher !

Oh que oui, une fois que l'on commence la lecture de ce thriller, il est bien difficile de la lâcher ensuite. Pourtant, il m'a fallu entrecouper ma lecture car l'intensité de ce thriller est vraiment forte. Il faut reprendre sa respiration avant d'y replonger.

Dès le début, on connaît l'identité du tueur. Mais ça n'est pas pour ça que l'intensité et le côté palpitant perd de sa saveur, bien au contraire. L'autrice sait faire grimper la tension à chaque page tournée. Elle arrive à nous tenir en haleine jusqu'à nous révéler un superbe final qui arrive à nous prendre par surprise. 

D'autant plus que la construction du roman est vraiment originale et sied à merveille avec l'intrigue. A vous de découvrir cette idée originale. Cette construction est là aussi pour faire monter en tension l'intrigue, c'est parfait. 

Les personnages sont bien travaillés, on entre dans l'esprit du tueur, et le côté psychologique des personnages est intéressant. Personnages complexes, et à souligner également que tout semble bien réel autour d'eux, l'autrice les rend très vrais, c'est ça qui est glaçant aussi. Idem pour les événements qui s'y déroule, tout paraît très authentique, on en a froid dans le dos. 

L'écriture est addictive, on sent bien la tension monter et certaines scènes sont d'une forte intensité notamment lors des descriptions du Courant d'air qui s'introduit dans les maisons, ce qui m'a valu d'entrecouper ma lecture de ce thriller. Là aussi c'est glaçant de réalisme...

Un thriller que je classe dans le page-turner, très satisfaisant à lire et en effet difficile à lâcher pour en connaître le dénouement. A souligner à nouveau son originalité dans sa construction. 

Etes-vous prêt(e)s à découvrir la vérité autour du Courant d'air ?  


mardi 26 mai 2026

Les hommes de Shetland

 



L'histoire commence en 1957 sur un bateau de chasse à la baleine dans l'Atlantique Sud où Sonny affronte autant de tempêtes que de désespoirs. Il se promet que s'il rentre enfin chez lui, sur une île des Shetland, il demandera la main de Kathleen. 

Ensemble, ils auront un fils, Jack. Un garçon sensible, introverti, qui ne semble pas s'intéresser à grand-chose, au grand désespoir de tous. Jack est passionné de musique country et lorsque ses parents lui offrent sa 1ère guitare, il apprend seul dans sa chambre. Il apprend vite, capable de reproduire n'importe lequel des vinyles de son père. 

Des années plus tard, Jack a vieilli seul dans le cottage de son enfance. Il a désormais 62 ans. Sa vie tourne au rythme de la musique country, qu'il écoute et écrit. Une musique qu'il ne joue que pour lui. Des textes sensibles écrits en secret car Jack pense que personne n'a envie d'écouter ce qu'il a à dire. Jack a quasiment vécu toujours au même endroit, seul, et il est toujours aussi taiseux.

Voilà qu'un jour il trouve devant sa porte, un chaton dans un carton. Sans savoir qui lui a fait cette blague. Que va t-il bien pouvoir faire de ce chaton ? ...
Un hommage à la musique country, à l'amitié, empli de nostalgie.

Une si jolie histoire... L'histoire d'un homme silencieux et timide, solitaire depuis sa plus tendre enfance. On découvre sa vie, celle de ses parents, Sonny et Kathleen. Son enfance, sa vieillesse. Mais aussi l'histoire d'un chaton, ainsi que celle d'une petite fille en quête d'amitié. 

Tant de douceur dans ce roman, pourtant balayé par les tempêtes et la chasse à la baleine. 

La solitude, la peur de déranger, le manque de confiance en soi, une amitié naissante, une chaleur humaine qui émane d'une petite fille pour cet homme qui a passé sa vie seul : sont des mots qui me viennent après la lecture de ce roman. 

On a cette sensation de connaître les personnages, dû à l'écriture de l'auteur qui nous rend les personnages proche d'une vie réelle. On s'attache à eux, à Jack notamment, cet homme solitaire et taciturne. On a envie qu'il s'ouvre plus auprès des autres. Autour de lui des femmes qui tentent justement cette approche. 

Les lieux du roman nous donnent littéralement envie d'y poser un pied et de découvrir les îles Shetland. 

La musique est très importante dans le roman, Malachy Tallack est lui aussi auteur de chansons. L'histoire est entrecoupée des paroles écrites par le personnage de Jack, dans une typographie écrite à la main, présentée avec les ratures faites au cours de l'écriture. Je trouve que cela apporte encore plus un côté réel aux personnages. 

Les mots de Malachy Tallack sont poétiques et nous plonge à la fois dans le quotidien de Jack mais aussi au temps de ses parents. Ces retours dans le passé nous permettent de comprendre la solitude de Jack et son côté introverti. 

Très belle lecture avec des personnages que l'on n'a pas envie de quitter. Et puis comment résister aux facéties d'un chaton qui permettra peut-être de casser une solitude déjà en place depuis bien trop longtemps. 

De belles rencontres à faire ici. 


jeudi 21 mai 2026

Les saisons du mensonge

 



Normandie, village de Lyons-la-Forêt. C'est dans son village natal que Candice revient après bien des années. Elle a décidé de changer de vie et d'y poser ses valises. Candice a tout pour elle, c'est une séduisante et brillante archéologue qui supervisait des chantiers de fouilles à travers le monde. Mais aujourd'hui, elle n'est plus la même. 

Elle réinvestit la maison de ses parents qu'elle avait hérité au décès de sa mère. Il lui faudra redonner un coup de peps à cette maison, à sa déco. Le métier d'archéologue est derrière elle, ici, elle accepte un poste de guide touristique, bien en deçà de ses compétences. Elle espère vivre ici une vie paisible et sereine. 

Elle y retrouve ses anciennes amies avec qui elle avait perdu contact. Mais le retour de Candice au village fait jaser, et elle ne peut se soustraire à la curiosité des autres, y compris de ses anciennes amies mais aussi de David, son amour de jeunesse. 

Candice souhaitait trouver ici une sérénité et prendre un nouveau départ. Elle semble s'intéresser aussi à d'antiques sépultures d'enfants découvertes non loin du cimetière. Elle va pourtant revoir surgir son passé d'archéologue et ce qui s'est passé à des kilomètres d'ici sur un chantier colombien. C'était il y 9 ans. Aux questions qu'on lui pose, Candice reste toujours évasive.

Pourquoi cherche t-elle à cacher ses secrets ?
Petit séjour normand.

Joli moment lecture avec un roman basé sur 4 saisons. Je découvre également la plume de l'autrice, Karine Lebert.

4 saisons, et la vie de Candice se bouscule en plein été, le début du roman. C'est à cette saison qu'elle revient dans son village natal. En quatre saisons elle va revoir resurgir ce qu'elle souhaite enfouir de son passé. De terribles jours en 2004, 9 ans auparavant. 

J'ai aimé l'histoire de cette femme, découvrir le drame qui se cache en elle. J'ai aimé la construction de ce roman en 4 saisons. Il nous faudra parcourir ces 4 saisons pour découvrir la vie et le drame de cette brillante archéologue venue se perdre dans un petit village de Normandie. 

On lui découvre une sérénité perdue, et au fil des saisons on découvrira pourquoi. 

Une reconstruction, mais sur des ruines plus que fragilisées. 

Le passé de Candice remonte au fil des saisons, ces passages du passé sont reconnaissables car dans les chapitres, ils sont écrits en italiques pour différencier du reste de la vie actuelle de Candice. 

L'ambiance normande est présente, avec ses maisons à colombages, sa verdure. C'est très plaisant. Ce petit village bien sûr, tout le monde connaît tout le monde, et il est bien difficile du coup d'y garder des secrets...

Les sujets sont durs lorsque l'on découvre le secret de Candice. Des secrets qui parfois, font plus de mal une fois révélés. Ici il est question de reconstruction pour l'héroïne du roman, s'offrir une nouvelle vie sans jamais oublier l'ancienne. Il y est question aussi de confiance, savoir à qui s'ouvrir, se confier. 

La plume est sensible, et aborde avec délicatesse les thèmes durs évoqués. Une belle découverte pour ma part, j'ai d'autres titres de l'autrice dans ma liste à lire. 

Un roman touchant avec lequel j'ai passé un très bon moment.



mardi 19 mai 2026

Le cri

 


L'inspectrice Sarah Geringën est dépêchée à quelques kilomètres d'Oslo pour un suicide à l'hôpital psychiatrique de Gaustad. Le bâtiment dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. 

Le corps du patient 488, surnommé ainsi suivant les chiffres cicatrisés qu'il porte sur le font, s'est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres - un cri de peur primale. 

Sarah pressent rapidement que cette affaire est atypique et beaucoup d'énigmes sont à résoudre. Pourquoi la victime a-t-elle cette cicatrice 488 sur le front ? Pourquoi dans sa cellule, se trouvent des dessins indéchiffrables ? Et que signifient ils ? Et surtout, Sarah se pose la question sur le personnel. Pourquoi le personnel de l'hôpital ment sur bien des points ?

Pour Sarah commence alors un compte à rebours. Va alors débuter une enquête terrifante qui la mènera sur la route d'une découverte vertigineuse sur l'une des question qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Découverte de la plume de Nicolas Beuglet.

Du rythme, de l'action, il m'a été bien difficile de lâcher ce thriller en cours de lecture, pourtant il s'agit là d'un thriller de plus de 550 pages. 

En pleine découverte de la plume de l'auteur, j'ai passé un très bon moment livresques ici. 

Un thriller qui a su me tenir en haleine du début à la fin, bien difficile à lâcher donc c'est un bon point. Il a un rythme soutenu, aucun temps mort, de nombreux rebondissements. Rythme effréné qui nous entraîne en Norvège, mais aussi en France et aux Etats-Unis. 

J'ai été surprise par les sujets passionnants qui compose ce thriller. Surtout lorsque l'on sait que l'écriture du thriller est inspirée par des découvertes scientifiques réelles. L'auteur maîtrise bien son sujet en peut voir les recherches faites pour l'écriture. 

Je ne vous cache pas que plus on approche du dénouement plus c'est glaçant, mais je ne peux en dire trop sur l'un des grands thèmes qui compose ce thriller. Des théories scientifiques et expériences vraies. Un thriller sur la folie humaine, ça c'est certain. 

Je suis ravie d'avoir enfin découvert les thrillers de Nicolas Beuglet. Je n'ai qu'une hâte, poursuivre ma découverte de l'auteur. 

Un thriller haletant.


vendredi 15 mai 2026

Blackwater Tome 6 : Pluie

 



6ème tome.

Voilà...6ème et dernier tome de la série Blackwater où cet opus vient conclure la saga de la famille Caskey. 

Il est difficile de quitter une série et de laisser derrière nous ses protagonistes lorsque l'on a aimé une série dans son ensemble. 

Bien entendu qui dit dernier tome d'une saga, dit : je ne vous partage pas de résumé de ce 6èùe tome. Je vous livre simplement mon appréciation sur cette saga que j'ai adorée. 

Adorée, parce qu'une saga familiale à la fois historique et à la fois fantastique, et ell a su mêler parfaitement ces deux genres. Aussi parce que c'est une saga familiale avec tous les ingrédients qu'il faut : les trahisons, la jalousie, les drames, etc. 
Et cela, en traversant les décennies, puisqu'au fil des tomes on traverse le temps. On commence la saga en 1919 et le dernier tome, celui-ci, débute en 1958. 

Chaque opus a su garder une très belle atmosphère, mystérieuse en tout cas avec la partie fantastique. Et cette ambiance a su rendre ma lecture à chaque fois palpitante. 

Le récit est riche avec des intrigues qui on su rester captivantes de mon point de vue, jusqu'à un final que j'ai trouvé bien concluant. 

Les personnages ont été merveilleusement créés, qu'ils soient puissants, machiavéliques, déterminés, mystérieux...ils ont tous une part importante à l'histoire et j'ai adoré faire leur rencontre.

J'ajoute à nouveau les superbes couvertures de cette maison d'édition. Qu'il est agréable de toucher ces couvertures en relief, et d'admirer le très beau travail apporté dessus.

Vous l'aurez compris, je ferme à regret cette saga que j'ai adorée. 
J'ai passé un très très bon moment en sa compagnie.