jeudi 16 juillet 2026

J'ai toujours cette musique dans la tête

 


Un couple qui s'aime comme au premier jour : Yanis et Véra, la quarantaine. Ils sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais voilà, Yanis supporte de moins en moins bien sa collaboration avec Luc, le frère de Véra. 

Yanis est un talentueux autodidacte dans le bâtiment, il est créatif et courageux. Son beau-frère, Luc, architecte pragmatique et prudent, il est le cérébral des deux et gère les finances. Leur association est de plus en plus fébrile. Yanis souhaiterait avoir plus d'importance au sein de leur société. 

La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait depuis longtemps. 

Poussé par sa femme, financé par le providentiel client, Tristan, qui ne jure que par lui, Yanis se lance alors à son compte. Les liens familiaux avec Luc sont alors rompus. Ils s'évitent. Véra soutient à 100 % son mari. Elle ne veut plus voir son frère et quant à sa meilleure amie...elle ne la voit plus non plus. Pour sa meilleure amie, il s'agit là justement un projet fou. 

Petit à petit, le rêve qui semblait prendre vie prend une toute autre tournure, bien plus sombre. 

Certains tourbillons de la vie se transforment en ouragan. Yanis pourra t-il s'en échapper sans emporter Véra et son couple ? 

Les choix de vie, les ambitions de chacun. 

Je me suis totalement laissée porter par cette réflexion sur la vie, sur les choix de vie, les bons, les moins bons.

L'autrice nous offre une belle analyse sur les choix de vie de ce couple et jusqu'où leurs choix vont les emporter. Un couple fusionnel, un soutien indélébile, ambition.

L'alternance des chapitres entre Yanis et Vera est très intéressant car on a la version des événement de l'un et de l'autre personnage, ça apporte un côté palpitant à l'histoire en plus mais je ne veux rien spoiler sur ce sujet palpitant. Le prologue met en bouche et on se plonge dans la lecture avec ce côté captivant.  

Les personnages sont tout aussi intéressants, aussi bien Yanis, son côté ambitieux avec son manque de confiance en soi, souvent rabroué dans sa créativité par son beau-frère, Luc.
Luc, que l'on comprend également dans sa façon d'agir. Il doit tenir les rennes d'une société et ses finances. 
Quant à Véra, le personnage est tout autant intéressant. Elle soutient son mari quitte à ne plus parler à son frère et à sa meilleure amie. 

Un côté psychologique que j'ai apprécié car abordé du point de vue des différents personnages, et bien abordé. 

Au coeur de l'histoire, on retrouve une intrigue avec un suspense qui monte en puissance sur une partie du roman. Il y a un côté palpitant qui nous donne du mal à lâcher le roman. 

Roman très prenant que je ne peux que vous conseiller. 

lundi 13 juillet 2026

Un assassin parmi nous

 




Direction le Mitchell's Inn, un hôtel de charme encerclé par la forêt et isolé à des kilomètres de tout. C'est l'hiver, et cet hôtel niché au coeur de la forêt est le cadre parfait pour un week-end relaxant. Juste le calme, pas de téléphone ni internet, juste les arbres, la neige et les montagnes. 

C'est ce que viennent justement chercher les clients pour fuir la frénésie de New York, seuls ou en couple. Des cheminées immenses pour lire au coin du feu, une cave à vin bien remplie, les possibilités de ski de fond ou de raquettes... Revenir à la nature. 

Jusqu'à ce qu'ils découvrent au réveil le corps de Dana Hart, morte au pied de l'escalier. On pourrait penser d'un premier abord, qu'elle a dévalé l'escalier et qu'elle est morte sur le coup. 

Dehors le temps s'est dégradé, la tempête isole l'hôtel encore plus. Plus aucune possibilité de prendre la route pour venir ou partir, et la tempête vient de couper l'électricité. Plus aucun contact vers l'extérieur.

Cette mort ressemble à un accident. Mais lorsqu'un second invité meurt, les résidents commencent à paniquer. Ils comprennent alors qu'ils sont coupés du monde et que l'assassin est parmi eux. 

Qui aime jouer au Cluedo ? 

Voilà un parfait "whodunit", un roman à énigme comme je les aime. 

C'est mon 2ème roman lu de l'autrice. Sur ces 2 lus, je garde une préférence pour mon 1er et ma découverte de l'autrice avec : Une voisine encombrante.

Ici, une intrigue en huis clos classique. Et j'aime me plonger dans ce genre de polar. 

Des personnages coupés de tout, une tempête de neige isolant les clients de l'hôtel, un 1er meurtre qui a lieu dans des circonstances mystérieuses, puis un second. On a tous les éléments pour passer un bon moment livresque.

J'ai trouvé que l'intrigue prenait en ampleur au fur et à  mesure des événements et elle tient bien en haleine. 

Les descriptions sur le cadre ou le caractère des personnages est assez bien faites et cela nous plonge idéalement dans l'enquête et en les lieux.

Les personnages sont intéressants à découvrir et j'aime toujours les intrigues permettant de tenter de deviner qui est l'assassin. L'autrice sait bien attirer notre attention sur tel ou tel fait, nous rendant curieux de l'intrigue jusqu'au dénouement ainsi que les mystères que chaque personnage peut renfermer. 

Aimez-vous ce genre d'intrigue en huis clos ?

jeudi 9 juillet 2026

Norferville


 

 
Norferville, une ville minière du Grand Nord canadien, isolée de tout. C'est ici que se retrouve Teddy Schaffran, détective et criminologue à Lyon, lorsqu'il apprend que le corps de sa fille a été découvert dans cette ville isolée, Norferville. 

Sa fille Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige, près d'une réserve autochtone. 

Teddy a tout plaqué pour se rendre sur place afin de comprendre ce qui est arrivé à sa fille. D'autant plus, qu'elle venait d'arriver à Norferville. Que faisait-elle là-bas d'ailleurs ? 

L'affaire est attribuée à Léonie Rock, flic métisse qui se voit contrainte de retourner dans cet endroit coupé du monde. Là où elle est née, et où, adolescente, 3 hommes inconnus l'ont violée. Un retour vers son enfer, bien que les températures frôles les -20 degrés.

Ensemble, Léonie et Teddy vont se démener pour trouver des réponses malgré l'inhospitalité de la nature mais aussi des hommes.

Direction le grand froid, à Norferville. 

Doit-on dire Bienvenue à Norferville, lorsqu'on y arrive ? Non.

Franck Tilliez a choisi délibérément une petite ville fictive et isolée du Québec. Il s'y passe des événements si terrifiants qu'il a préféré créer cette ville de toutes pièces. Néanmoins, la construction de cette ville fictive, de sa cité minière, de sa réserve innue et de l'environnement repose sur des modèles réels. Et ce décor planté pour ce thriller et cette intrigue m'a passionné du début à la fin. 

Quelle ambiance ! Le froid extrême, le côté mystique, l'isolement, les discriminations, les tensions sociales, etc, beaucoup d'éléments forment cette ambiance si particulière au roman. 

Une enquête qui a su me tenir en haleine aux côtés d'un tandem, Léonie et Teddy, que j'ai beaucoup apprécié. Cette jeune femme qui revient dans une ville qu'elle voulait rejeter de sa mémoire, là où elle a connu l'enfer d'un viol par 3 hommes qui n'ont jamais été retrouvés. Et ce père qui découvre le corps de sa fille mutilée sans savoir pourquoi elle se trouve dans cette ville isolée du Grand Nord. 

Plus on avance dans l'enquête plus on découvre une atmosphère sombre. Les Indiens Innus sont au coeur du roman, les discriminations envers ce peuple. L'enquête est palpitante, y vient s'ajouter un brin de mysticisme. Ajoutons aussi le côté intéressant avec ce thème social autour du sort des Indiens dans ce Grand Nord. 

L'auteur sait parfaitement faire monter la tension du lecteur avec des rebondissements tout au long de l'intrigue et nous captiver avec cette ambiance si particulière. 

Une ambiance qui vous prend aux tripes !


mardi 7 juillet 2026

Bilan lecture - Juin 2026

 


Bonjour à tous, 

Juin vient de défiler à vitesse grand V, et sa chaleur m'a achevée. 

J'ai peu lu du fait de cette incroyable canicule à 41/42 degrés. Peu dormi la nuit, un tonus en mode 2 à l'heure, bref... 
la motivation n'était pas présente pour la lecture. 

1 roman graphique et 4 romans au compteur pour ce mois, voici le détail : 

Les sept morts d'Evelyn Hardcastle, de Stuart Turton. Je suis totalement passé à côté de ce polar, je l'ai lu jusqu'au bout des 500 et quelques pages mais il ne m'a pas du tout convaincue ni happée. Trop de personnages, et une intrigue que je n'ai pas trouvée passionnante. (Chronique en préparation)

La pâtisserie des souvenirs, de Lee Onhwa. J'ai passé un bon moment lecture, même si le thème que l'on retrouve ici se rapproche beaucoup à Tant que le café est encore chaud. (Chronique en préparation)

Bonne nuit mon ange, d'Aimée Molloy. Une intrigue bien ficelée, et prenante. (Chronique en préparation)

Le printemps de Sakura, de Marie Jaffredo. Magnifique roman graphique ! C'est un coup de coeur ! 
(Chronique en préparation)

Un été italien, de Rebecca Serle. Une lecture dépaysante en Italie sur la côte Almafitaine. (Chronique en préparation)






J'espère que vous avez pu surmonter la canicule. Je vous souhaite un bon mois de juillet. 





lundi 29 juin 2026

L'alchimiste

 



Santiago, jeune berger andalou, parcourt les plaines d'Andalousie avec son troupeau de brebis. 
Ses parents voulaient qu'il devienne prêtre. Lui, rêvait de parcourir le monde. 

Une nuit, dans une église abandonnée, il fait un rêve : celui d'un trésor qui l'attend au pied des pyramides d'Egypte. 

Après avoir consulté une gitane qui interprète les rêves, et qui interprété SON rêve, il décide alors de partir à la recherche de ce trésor enfoui au pied des pyramides et, pour cela, il est prêt à se séparer de ses brebis et de quitter l'Espagne. 

La peur de se tromper est présente, mais il part en quête.

Dans le désert, il est initié par l'Alchimiste et il apprendra à écouter son coeur mais aussi à déchiffrer les signes du destin. 
Un conte philosophique inspirant.

Quête spirituelle avec ce roman de Paulo Coelho que je voulais lire depuis très longtemps. 

Un voyage initiatique qui amène à réflexion. Dans son parcours, il va arriver à ce jeune berger des aventures toujours très instructives. 

Le roman est court, les mots sont simples, les messages sont très facilement abordables, et ce roman peut être lu par des ados. 

La quête de soi, la légende personnelle comme le nomme l'auteur. Un roman où il faut prendre en compte d'y voir les signes de la vie malgré les obstacles à parcourir, malgré l'envie d'abandonner parfois, malgré les doutes et les peurs.

Aller au bout de ses rêves même si l'on se trompe, pour ne pas avoir plus tard des regrets. 

Dans ce court roman, on retrouve des pensées à méditer et ça fait du bien. Ecouter notre coeur, apprendre à lire les présages que l'on peut trouver sur notre chemin de vie. 

Un classique du genre, joli conte philosophique que j'ai pris plaisir à lire.


jeudi 25 juin 2026

Tant que nous sommes vivants

 



Un homme, Bo, un colosse ; et une femme, Hama, qui a perdu ses 2 mains. 

Dans une forêt, elle donne naissance à une fille, Tsell. Au moment de la naissance, ils croisent le chemin de Douze, petit être mystérieux, qui se trouve être sage-femme. Et cela faisait bien longtemps qu'aucun enfant n'était né ici. 

L'homme et la femme sont épuisés, Douze décide de les recueillir. Ils vont découvrir un petit peuple vivant sous terre dans un immense refuge, un véritable dédale d'escaliers, de couloirs, de galeries : LE BAS. 

Ici vit les frères et soeurs de Douze, tous cachés de la surface de la terre. Bo, Hama, et Tsell, sont accueillis par tous les habitants du Bas. Bo et Hama se sont fait une promesse : tant que nous sommes vivants, nous serons toujours ensemble. 

D'où viennent Bo et Hama ? Quelle est leur histoire ? Peuvent-ils s'engager à une telle promesse ? Et que va devenir Tsell, comment l'élever ici ? 
Roman graphique adapté du roman d'Anne-Laure Bondoux.

Tant que nous sommes vivants, pour lequel je ressors charmée par les dessins de toute beauté. 

Peu à peu on découvre l'histoire de Bo, Hama, Tsell. Les différentes parties du roman graphique nous permettent de découvrir l'avant, leur fuite. Je n'ai pas lu le roman d'Anne-Laure Bondoux mais j'ai trouvé cette BD magnifique. 

L'ambiance de l'histoire est sombre, pourtant en ressors un côté poétique et plein de vie. Un hymne à l'amour aussi. 

Il reste une part mystérieuse à l'histoire dans ce roman graphique, je ne sais pas si c'est comme cela aussi dans le roman éponyme. 

J'ai adoré les planches de dessins, splendides ! Une richesse au niveau des détails à observer, un trait de crayon que je qualifierais de charbonneux lié à de superbes lumières. Dans les dessins, on ressent le côté poétique de l'amour et en même temps la dureté de la vie. Beaucoup aimé aussi les tons plutôt neutre dans les dessins, et cela tout au long de la BD. 

La mise en images de ce petit peuple qui forme LE BAS est incroyable, tous les détails à observer dans ces tunnels, refuges, etc, apportent une richesse au roman graphique. Le lecteur devient observateur du moindre détail. Détails superbes aussi dans les expressions des visages des protagonistes. 

Une belle histoire, plutôt mélancolique, d'amour, d'amitié, de guerre, de fuite...

Très belle découverte.


mardi 23 juin 2026

Prendre la vie comme elle vient

 


"Qu'est-ce que je faisais à cet instant-là ?"

C'est la réflexion que s'est faite Alice lorsque sa vie a basculé. 

A 40 ans, Alice mène une vie tranquille et bien rangée. 

Un jour de février 2022, alors qu'elle a entamé sa journée de travail à la bibliothèque, sa vie se voit basculer lorsqu'elle reçoit un appel téléphonique. Sa vie s'écroule lorsque son mari Aymeric est victime d'un accident de la route le plongeant dans un coma. 

Alors face à l'incertitude du destin, elle va devoir s'adapter aux épreuves qui croiseront sa route. Et se réinventer, pour que l'espoir triomphe. 


Une lecture beaucoup appréciée. 

Voilà un roman qui m'a apporté son lot de surprises bien agréables à la lecture. Surprises dans la construction du roman, que je ne vous dévoilera pas bien sûr car je trouve qu'elle fait tout le charme du roman. Gardons en la surprise pour vous lecteur. A vous de la découvrir. 

S'adapter face aux épreuves, se reconstruire aussi. J'ai trouvé que les messages véhiculés dans ce roman sont forts et on les reçoit avec bienfaisance. 

"Qu'est-ce que je faisais à cet instant là ?"  L'instant où l'on reçoit un appel téléphonique nous prévenant d'un drame. L'instant où la vie bascule. 

"On devrait être prévenu que la vie va basculer. Gagner ne serait-ce qu'une poignée de secondes d'avance. Juste pour avoir le temps de graver dans sa mémoire la saveur de l'insouciance."

Carène Ponte nous fait poser plus d'une question face au destin. Le roman nous rappelle bien évidemment de profiter de la vie, on ne le répétera jamais assez. De profiter de chaque instant, car on ne sait demain de quoi sera fait. 
Le roman est rempli d'espoir, de résilience, de courage, d'amour, face au combat de chaque instant lorsqu'un drame vous prend comme ça sans crier gare. Un roman rempli aussi de colère, de pourquoi, de partage, de pardon...

Les mots, les messages, sont très parlants. Le roman se dévore en un claquement de doigts tellement il est prenant, plein de tendresse, de résilience, d'envie de reconstruction.

Un roman plein d'espoir.