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mercredi 29 octobre 2025

A pleurer tout nous condamne

 



Alice, jeune attachée parlementaire, n'en peut plus d'être maltraitée par celui qui l'a engagée. Lorsqu'elle sent qu'elle est sur une pente raide, elle quitte tout d'un coup sans prévenir personne et part se réfugier au Payse basque dans une maison familiale. Maison empreinte du douloureux souvenir de sa tante Diane.

Vingt ans plus tôt, Diane a disparu. Malgré une enquête ouverte à la suite de traces de sang retrouvée dans la maison, personne n'a jamais su ni compris ce qui c'était passé au cours de la nuit de sa disparition. L'enquête n'a jamais rien pu révéler, aucun corps retrouvé, aucune piste, aucune trace. 

Une fois réfugiée au Pays Basque, Alice va vouloir en savoir plus sur la disparition de sa tante Diane, et sur ce tabou familial. Un tabou qui a marqué son enfance ainsi que l'enfance de son frère car jamais ils n'avaient le droit d'évoquer la disparition de leur tante en présence de leurs parents. Mine de rien, cet événement a marqué l'enfance d'Alice. 

Mais dans ce petit village basque, la présence d'Alice dérange et on lui fait savoir. Rapidement, elle ressent une certaine animosité envers elle et on lui fait comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue. La vie dans ce village semble régie par des secrets. 

Malgré cette tension qu'elle ressent de la part des habitants du village, Diane est bien décidée à poursuivre ses investigations personnelles, elle ne renoncera pas quoi qu'il en coûte. 

Et ça n'est pas non plus le harcèlement par messages et appels téléphoniques de son supérieur qui viendra la perturber. 

Un cold case idéal. 

Mon 1er Cécile Cabanac, et j'ai beaucoup aimé cette découverte.

Une intrigue riche avec une plume que j'ai trouvée percutante. Aucun temps mort, et une double temporalité présente pour nous entraîner dans un cold case passionnant. 

Une intrigue haletante avec un suspense palpable. J'ai aimé cette alternance de chapitres et ces flashbacks chronologiques. L'intrigue est bien menée et nous offre de nombreux rebondissements. 

L'atmosphère de ce petit village où tout le monde se connaît est pesante. L'intrigue est placée au coeur de ce village sous forme de huis clos où chaque habitant a ses secrets. Bien sûr la venue d'Alice dérange et bouleverse la sérénité de chacun et l'autrice nous le fait ressentir de suite. En place du lecteur, nous avons alors en main une intrigue qui nous fait douter de chacun des protagonistes même des plus improbables. Vous comprenez alors qu'il n'y a aucun temps mort et aucun moyen de s'ennuyer dans le démêlage de cette affaire datant d'il y a 20 ans. 

J'ai aimé le développement du personnage d'Alice. Une jeune femme en burn out qui lâche tout du jour au lendemain, qui continue pourtant de subir un harcèlement de la part de son supérieur. Il y a donc un côté psychologique intéressant autour de ce personnage marqué également par cette disparition devenue un véritable tabou dans la famille. L'autrice montre ici aussi ce que ce genre de secret familial peut faire des torts dans une famille, vouloir étouffer des secrets peut aussi avoir un sens inverse comme ici avec Alice qui ressent ce besoin de découvrir ce tabou connu depuis sa plus tendre enfance. 
Un besoin qu'elle a pour pouvoir elle-même avancer, comme si quelque chose l'empêchait d'aller plus loin. 

Plus on avance dans la lecture plus on a du mal à la lâcher. C'est bien écrit et l'autrice maîtrise très bien l'atmosphère de village en huis clos et ses secrets. 

J'ai très envie désormais de découvrir les autres romans de Cécile Cabanac. 




mardi 30 septembre 2014

Chiens de sang







Auteur : Karine GIEBEL

Editeur : Fleuve Noir
Collection : Thriller Policier
Thriller - Action - Course poursuite - 
Pages : 294
Parution : Novembre 2008










4ème de couverture : 


Ils sont là. Derrière. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop.
La forêt est si profonde... Rien ne sert de crier. Courir. Mourir. C'est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit...
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l'hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment... Maintenant, ils sont derrière, tout près. Courir. Mourir.
Quant à Rémy le SDF, s'il a perdu tout espoir depuis longtemps, c'est la peur au ventre qu'il tente d'échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise. Courir. Mourir.
C'est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?


Rémy vient de sauver quelqu’un. SDF depuis maintenant quelques années, il était installé dans la pénombre sur un trottoir lorsqu’il voit un homme se faire attaquer près de son véhicule.
L’homme le remercie, et pour cela il l’invite au restaurant. Il questionne Rémy sur sa situation.

Rémy au fond de lui pense à sa femme, à sa fille, ils ne les a pas vues depuis longtemps. Pense à sa déchéance venue en un rien de temps : fils unique, un père qui ne lui ouvre plus sa porte, une mère morte d’un cancer, plus personne, plus de boulot et n’en trouve plus à part quelques jobs à la sauvette de temps en temps. Il dort désormais sur les bancs publics, parfois sur le pavé. 
Pas de domicile, pas de boulot et pas de boulot, pas de domicile. 
Il découvre la soupe populaire, les Restos du Cœur. Découvre la déchéance et l’indifférence de la foule.

L’homme qu’il vient de sauver propose de lui venir en aide en lui offrant un emploi de jardinier. Emploi à occuper de suite, il l’emmenerait directement avec lui, lui offrirait le gite, la nourriture. Emploi de jardinier dans un château...Après avoir réfléchi, Remy accepte. Il monte dans la voiture.
Arrivé au Château, lorsqu’il sort du véhicule, rien ne va se passer comme l’homme l’avait annoncé.

Un cauchemar. Un film d’horreur. Comment Rémy aurait-il pu imaginer que cela existait ? Dans son propre pays. A partir de cet instant, pour Rémy, ce sera une course contre la montre mais le poids de la peur et de la fatigue pourraient avoir des conséquences sur la vie de Rémy…


A ces mêmes instants, Diane, photographe, est venue dans cette belle campagne pour faire des clichés de paysages. Elle est descendue dans un hôtel ; y a rencontré quatre hommes tenus par l’alcool, a sympathisé et a bu un verre avec eux. Le lendemain matin, elle revoit les mêmes hommes en forêt, elle les reconnaît et eux aussi. Elle n’aurait pas dû assister à ce qu’elle vient de voir dans cette forêt. Elle n’aurait pas dû prendre les photos non plus pour immortaliser cette scène. Un craquement de branche, elle est découverte.

Pour Diane, commence alors une fuite. Elle aussi la peur la tenaille, et puis il y a la fatigue aussi. Une avance minime, et des poursuivants qui connaissent parfaitement les lieux contrairement à elle. Comment en réchapper ?

Rémy, Diane, deux proies qui risquent de voir diminuer leur espérance de vie. Malgré la peur et la fatigue, ils courts, ils marchent, ils veulent vivre.
COUP DE CŒUR.


Je vous annonce tout de suite la couleur, il faut avoir le cœur bien accroché pour lire ce thriller. Mon dieu, comment est-ce possible !!!!! Et pourtant, nous ne sommes pas loin d’avoir ce genre de fous sur Terre.

Alternance de deux intrigues, pas du tout de perte de vue entre ces deux intrigues. Justement, les deux intrigues viennent ajouter un supplément d’angoisse, et croyez-moi elle monte, elle monte jusqu’à terminer le thriller d’un seul trait. Oui, je n’ai absolument pas pu lâcher le livre avant de l’avoir terminer.

Je suis sortie bouleversée de cette lecture. Restée scotchée.

Le résumé que je vous en ai fait, est volontairement court et résumé sur autre chose que les thèmes principaux. Avec ce thriller, le mieux est de ne rien en dire, juste de tourner les pages et découvrir avec horreur que malheureusement des fous pareils existent.

Le style est percutant, très très rythmé ce qui fait monter la tension. Les chapitres sont courts et l’alternance des deux intrigues vient donc aussi ajouter un aspect de tension et d’angoisse. L’auteur nous montre à quel point on est prêt à tout pour survivre, ce que l’humain peut dépasser grâce à l’instinct de survie.

On est là à chaque page tournée à se demander comment cela va-t-il finir… la fin nous laisse bouche bée. Incroyable rebondissement.

En dehors du côté thriller extrême, l’auteur laisse une part importante sur les personnages. Une description psychologique. Un passé, et une vie présente difficile. L’auteur nous décrit la vie d’un homme qui a tout perdu. Une femme solitaire. Deux êtres qui désormais ne pourront compter que sur le propre personne pour pouvoir sortir indemne de cette situation. L’auteure nous met donc face à la situation des personnes qui n’ont plus rien, plus personne, « les laissés pour compte » qui pouvant facilement disparaître de la circulation sans que personne ne s’en aperçoive et sans que personne ne s’intéresse à eux…

C’est terrifiant d’imaginer que de telles choses puissent exister mais hélas nous ne sommes à l’abri de rien face au sadisme de certaines personnes et ce qu’ils sont prêts à faire pour leur plaisir, ou pour sauvegarder leur précieuse vie tranquille.

Malgré le côté terrifiant, c’est un livre à lire absolument. Le lecteur est tenu en haleine du début à la fin et croyez-moi on ne fait qu’une bouchée de ces 250 pages environs.

On ne ressort pas indemne de cette lecture, 
mais c’est un coup de cœur et ce thriller me restera ad vitam aeternam.






Challenge Thrillers & Polars organisé par Liliba
Session 2014 - 2015

2/15





jeudi 28 janvier 2010

Jusqu'à ce que la mort nous unisse






Auteur : Karine GIEBEL

Editeur : Fleuve Noir
Thriller - Enquête - Montagne - 
Pages : 489
Parution : Novembre 2009









4ème de couverture : 


L’Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs. Toxique, à l’image de certains regrets.

L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.

Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer.

Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.
Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…



Nous sommes dans les Alpes, Vincent est guide de montagne, organise des randonnées l’été et part parfois l’hiver pour des trecks à l’étranger. C’est un homme meurtri depuis le jour où il est revenu d’un treck et qu’il a découvert que sa femme l’avait quitté sans lui laisser une explication hormis une phrase inscrite à l’ordinateur, sur l’écran « je te quitte ». Il ne sait pas où elle est partie, il ne sait pas pourquoi, sa belle-famille n’a même plus de nouvelles non plus. Les gens du village l’ont vu partir dans une voiture immatriculée 75.

Depuis, Vincent ne pense pas à l’avenir, vit au présent, et accumule les aventures d’un soir pour ne pas s’attacher déjà et puis pour lui c’est aussi une façon de se venger des femmes. Bien entendu, ces aventures d’un soir sont très mal vues par les gens du village, et Vincent est perçu comme n’étant pas un homme bien, il fait du mal autour de lui, voilà ce que disent les gens du village.

Sa dernière conquête, une jeune fille venue travailler dans la station pour la période de l’été à l’office du tourisme. Elle est jeune, elle tombe amoureuse de Vincent. Celui-ci lui fait comprendre qu’il n’y aura pas de suite, au grand désespoir de la jeune femme. Elle se suicidera. 

C'était une jeune fille mal dans sa peau qui avait précédemment tentée de se suicider. Là ça a été "la goutte qui fait déborder le vase".  Du coup, la popularité de Vincent auprès des gens du village va dégringoler en chute libre. 

Il n’y a qu’une femme avec qui il va bien s'entendre. Il va lier connaisance avec Servane, jeune recrue de la gendarmerie, qui, lorsqu'un jour elle est tombée en panne de voiture a trouvé secours auprès de Vincent. Entre eux va éclore une drôle d’amitié, il ne la trouve pas à son goût, c’est juste une amitié qui ne pourra jamais se transformer en amour.

Quelques jours passent et puis, le meilleur ami de Vincent, Pierre, un des gardes du parc du Mercantour est retrouvé mort en montagne. Premières conclusions, une chute mortelle, la montagne a tué. 

Mais pour Vincent, Pierre connaissait très bien ce chemin et il est impossible qu’il se soit laissé prendre par la montagne. Et puis Pierre voulait parler à Vincent de quelque chose….. Vincent se pose des questions. Pierre était sur une affaire de braconnage de chamois mais…..  Et puis très vite, Vincent va recevoir des lettres anonymes le mettant sur une piste d’un ou de probable(s) assassin(s). Mais ces lettres arrivent au compte goutte et il n’y a que Servane qui sera là pour l’aider dans cette quête, car la police reste sur ses positions de chute mortelle et tant qu’il n’y aura pas de nouvelles preuves il n’y aura pas d’ouverture d’enquête de la part du capitaine de gendarmerie.

La suite, je ne vais bien évidemment pas vous la révéler mais au programme, corruption, chantage et rebondissements incroyables.

Découverte de l'auteure Karine Giebel, pour ma part.



C’est un roman à suspense très agréable, qui vous tient en haleine. Au fil des pages on a vraiment envie de connaître la suite sans vouloir lâcher le livre. 

Le décor est superbement décrit. Moi qui ai fait quelques randonnées en montagne, je dois dire que le cadre m’a beaucoup plu et ce cadre change des romans à suspense que j’ai déjà pu lire. 

Les personnages sont attachants. Vincent, qui nourrit sa peine auprès de conquêtes d’un soir et qui se lie d’amitié à Servane, une amitié qui pourtant partait mal. 
Et puis Servane, jeune femme qui n’est pas de la région, qui arrive dans une nouvelle caserne, mutée dans cette gendarmerie. Elle ne connaît personne, elle va se lier d’amitié à Vincent et sera la seule à le comprendre et à l’aider dans cette recherche de probables assassins. Elle ne veut pas admettre qu’au fond d’elle-même elle apprécie Vincent, cet homme qui arrive  à bien la comprendre.


L’histoire en elle-même est bien ficelée, de nombreux rebondissements qui mettent du piment dans l’histoire. 



Une écriture simple mais bien détaillée tant au niveau du décor qu’au niveau de l’histoire. Le cadre est très agréable. L'impression d'être dans ces montagnes à la recherche du ou des meurtriers.

Et une fin bien amenée, qui je pense vous livrera un pincement au cœur. Je trouve que ce roman à suspense est un peu ciblée pour les femmes, où  hormis un meurtre, on peut retrouver, l’amitié, l’amour, mais c’est sans gâcher le plaisir de cette lecture. Au contraire, ça change. Je vous conseille cette lecture, que j’ai vraiment apprécié. 

Une jolie découverte pour moi qui ne connaissait pas l’auteure 
et qui me donne envie de lire d'autres titres de Karine Giebel.





Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Janvier 2010


jeudi 10 décembre 2009

L'empreinte sanglante






Auteur : Collectif (Franck Thilliez, Karine Giebel, Maxime Chattam, Olivier Descosse...)

Editeur : Fleuve Noir

Polar - Nouvelles - Suspense - Psychopathe -
Pages : 286
Parution : Novembre 2009










4ème de couverture : 


L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue…
Un sujet proposé par l’un des pères de la littérature américaine il y a un siècle et demi.1 défi relevé par huit maîtres du thriller réunis pur la première fois.7 nouvelles inédites, sept intrigues d’exception.Un livre que vous ne pourrez lâcher avant d’avoir suivi toutes les pistes de L’Empreinte sanglante…


Pourquoi il sort de l’ordinaire, me direz-vous. Et bien parce que l’idée de ce livre démarre de « L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… ». De cette phrase, 8 auteurs de thrillers français ont dû en faire un jeu d’écriture et transporter le lecteur sur les pas de cette empreinte sanglante. Mais en le transportant sur différentes pistes puisque bien évidemment chaque auteur à son propre univers. Cette idée et cette phrase sont proposées par Nathaniel Hawthorne (mort en 1864) et la phrase est extraite de Idées et germes de nouvelles. Cette phrase « L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue » marque le début de ces 7 nouvelles policières. Très différentes chacune.

Bien sûr je ne vais pas vous faire un résumé de chaque nouvelle, juste vous dire 2 / 3 mots sur chaque.

Ma plus belle histoire d’amour – Raphaël Cardetti :
Une course poursuite dans la neige, un peu lente au début puis ça s'accélère  et on comprend le déroulement qu'en s’empressant de terminer la nouvelle qu'on ne peut lâcher qu'une fois arrivé au bout de la lecture. 

Le fracas de la viande chaude – Maxime Chattam :
J’avoue ne pas avoir vraiment aimé cette nouvelle car un peu trop barbare à mon goût.
Vous êtes dans la tête d’un tueur en série et vous vous retrouvez au cœur d’une vraie boucherie. 


Le raid – Olivier Descosse :
J’ai bien aimé cette nouvelle. Un bon rythme. Des retrouvailles d’amis qui se sont retrouvés grâce à facebook. Etant jeunes ils participaient à des raids, ils les organisaient aussi. Et là, le groupe pour fêter les retrouvailles décide d'organiser un raid sur une île désertique Mexicaine.
Mais bientôt un des leurs va être retrouvé mort et le raid va tourner au drame.


Délocalisation – Eric Giacometti et Jacques Ravenne :
Une nouvelle sur fond d’intrigue économique puisqu’il s’agit là d’une prise d’otage de dirigeants d’entreprises par les employés de l’usine. L’usine doit être délocalisée et il y a rébellion. L’intrigue vous prend jusqu’à la fin de la nouvelle pour connaître le dénouement.

J’aime votre peur – Karine Giébel :
L’échappée d’un tueur d’un hôpital psychiatrique. Il n’a qu’une envie, se retrouver face à celui qui l’a envoyé dans cette unité psychiatrique. Les polices bloquent les routes mais il arrive à se faire passer pour quelqu’un d’autre et va accompagner un groupe d’enfants en voyage. J’ai aimé le style d’écriture, la présentation de l'auteur avec une indication horaire qui y figure. J'ai aimé aussi la sensibilité du tueur qui se déteste lui-même, chose que fait bien paraître l'auteur au personnage. Une bonne intrigue, bien ficelée. 

Dernier contrat – Laurent Scalese :
Où l’empreinte sanglante nous emmène dans le milieu des effaceurs (souvenez-vous du film Léon). Une nouvelle bien construite qui m’a fait découvrir l’auteur. 

Ouroboros – Laurent Thilliez :
Une nouvelle très originale, entre réel et imaginaire. Dans cette nouvelle,Ouroboros est le titre d'une bande dessinée et nous sommes entraînés au fil des pages de cette BD. Une fin un peu déroutante par contre.


Une découverte sympa avec ce livre de nouvelles et cette originalité de partir d'une même phrase pour en extraire différentes nouvelles. 

Je remercie les éditions Fleuve Noir de m’avoir envoyé et fait découvrir ce livre. 

L’originalité d’une phrase type pour début de chaque intrigue et 7 intrigues ingénieuses et aux univers différents m’ont fait apprécier cette lecture. 7 différentes façons de suivre cette empreinte sanglante. 

Celle-ci nous a donc emmené sur différentes pistes possibles. Un beau défi relevé par 8 auteurs français qui donnent dans le thriller. 

J’ai apprécié plus certaines nouvelles policières que d’autres mais après c’est un choix personnel que chacun, en lui-même, peut définir par ses propres goûts. Et puis dans chaque nouvelle il y a une réflexion de la part de l'auteur sur le meurtrier. C'est intéressant.



Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Décembre 2009


lundi 30 novembre 2009

Agence 13 : Dortoir interdit





Auteur : Serge Brussolo

Editeur : Fleuve Noir
Collection : Policier / Thriller
Suspense - Manipulation - Fantômes 
Pages : 285
Parution : Novembre 2009










4ème de couverture

Quand on est embauché par une agence immobilière spécialisée dans la remise en état d’anciennes « scènes de crime », mieux vaut s’attendre au pire.C’est ainsi que Mickie Katz, jeune décoratrice fraîchement recrutée par la très mystérieuse Agence 13, doit accepter de travailler pou un milliardaire obsédé par la Troisième Guerre mondiale. Afin de mettre sa famille à l’abri du futur holocauste, ce nabab du pétrole vient d’acquérir un bunker creusé dans le désert du Nevada par l’Us Air Force au temps de la guerre froide. Le rôle de Mickie est simple : redécorer le labyrinthe de béton pour en faire un paradis cinq étoiles qui rendra la claustration agréable aux survivants du conflit. Mais dès le début des travaux, les événements vont prendre un tour inquiétant dans cette forteresse mystérieusement baptisée depuis 40 ans Dortoir Interdit...Lorsqu’un lieu a été le théâtre d’un crime atroce, il a toujours des choses à dire. Des choses qu’il serait préférable de ne pas entendre. Hélas, les fantômes sont parfois trop bavards…

Enfance assez mouvementée pour Mickie Katz, cette franco-américaine de 29 ans est devenue l’assistante d’une grande décoratrice d’intérieur. Malheureusement pour elle, elle s’est retrouvée impliquée dans une salle affaire et du coup son passé fait qu’elle ne retrouve pas d’emploi comme le mériterait son talent de décoratrice. 

Elle est alors contactée par l’Agence 13 qui souhaite l’embauchée. L’Agence 13 est un peu spéciale, les chantiers confiés à cette agence sont un peu atypiques, des paradis inhabitables. 

Il s’agirait donc pour Mickie de redécorer des lieux qui ont un passé dramatique, où ce sont produit des meurtres. Par sa décoration,  elle doit faire oublier qu’il y a eu un passé funèbre entre les dits murs. L’Agence 13 lui confie le chantier « Dortoir Interdit » du milliardaire, issu des milieux pétroliers, Tobbey Zuffrau-Clarckson. Ce fortuné client vient d’acquérir une immense propriété, un ranch sur un terrain militaire désaffecté qui compte aussi un immense bunker. Ce bunker fut l’objet d’expériences, enfermant des humains pour voir leurs réactions face à l’enfermement et qui au bout du compte se sont entretués de façon macabre. 

Mickie prend en charge ce chantier, arrive sur la propriété de Tobbey Zuffrau-Clarckson et à son arrivée elle est bien surprise d’y découvrir un fanatique excentrique obnubilé par la guerre de Sécession et hanté par son ancêtre, colonel dans l’armée sudiste. Mickie doit lui présenter son projet qu’elle a grandement travaillé, avec des idées extraordinaires à lui proposer pour aménager le bunker de façon à ce qu’il soit utilisé comme le souhaite Tobbey. Il veut que ce soit un lieu agréable pour y accueillir sa famille et des volontaires de son armée privée pendant de nombreuses années au cas où l’Apocalypse arriverait et qu’il faille attendre des années avant de pouvoir sortir.

Mickie va découvrir la  propriété aménagée un peu bizarrement. En effet ce fanatique de l’armée a aménagé la propriété en champs de bataille et y a installé un camp d’entraînement où des combats s’y déroulent en réel avec son armée privée, de jeunes engagés volontaires contre des robots qui tirent de vraies balles, robots inventés par notre milliardaire. Mickie fait d’abord la connaissance d’Evita, une médium engagée par Tobbey Zuffrau-Clarckson qui est obsédé par le fantôme de son ancêtre colonel de l’armée sudiste. Ce fantôme lui joue de mauvais tour, fait des apparitions la nuit et veut le tuer. Evita est là pour vaincre la malédiction. 

Le contact prie, Mickie visite le fameux bunker à redécorer et dès son entrée dans le bunker elle ressent le vacarme d’émeute, les hurlements, les murs retiennent l’angoisse passée.  Mickie fait aussi connaissance avec la femme et les 3 filles de Tobbey. Elle se liera plus avec l’une d’entre elles, Sarah-Jane qui va bientôt avoir 16 ans. Sarah-Jane est destinée à être offerte à ses 16 ans au plus vaillant des guerriers de l’armée comme l’a été sa plus grande sœur Willa que personne n’a jamais revue depuis qu’elle a été offerte à Burt qu’il l’a emmenée vivre dans les plaines du camp pour vivre « à la dure ». Sarah-Jane, un peu gothique, qui trouve tout à fait normal d’être offerte comme sa sœur, se rend seule le soir dans le bunker pour s’isoler, persuadée qu’il y a encore des vivants à l’intérieur de « l’œuf de plomb ». Cette ado pense qu’à l’intérieur existe un autre bunker qui aurait servi à protéger des hauts-gradés hommes et femmes qui pour se protéger de l’émeute se seraient enfermés dans « l’œuf de plomb » et qui depuis auraient procréé d’autres générations qui veulent désormais se venger. Cet « œuf de plomb » n’a jamais été détecté. Mickie se lie aussi à Evita, la medium. Elles vont d’ailleurs devoir s’absenter de la propriété pour y revenir ensemble quelques temps après. 
A leur retour, elles y découvriront un carnage dans un bain de sang.
Et je ne peux vous en dire plus.

Je découvre en avant-première le dernier livre de Serge Brussolo.

C'est le 2ème livre de cet auteur que je le lis et je suis ravie à nouveau de cette lecture.

On y trouve des personnages un peu étranges, rocambolesques, notamment avec ce milliardaire fanatique de la Guerre de Sécession qui possède sa propre armée d'humains mais aussi de robots. D'ailleurs les entraînements qu'il organise sont toujours robots contre humains. Il est persuadé que l'Apocalyspe va bientôt arriver et que ses filles serviront alors de géntrices pour faire évoluer une nouvelle race alors qu'au même moment, au dehors du bunker, plus personne n'aura survécu. 

On ressent à cette lecture de la frayeur mais je m'attendais à avoir plus de terreur et une ambiance haletante, mais non. C'est un peu le seul regret à cette lecture pensant avoir une ambiance un peu plus soutenue pas ressentie ici. 

Histoire à mi-chemin entre réel et fantastique qui nous mène jusqu'à la fin sans y percevoir le dénouement. Nombreuses aventures pour cette décoratrice envoyée au coeur d'un camp militaire en plein désert Californien, un emploi qu'elle a pris au pied levé ayant des voies bouchées dans son domaine.

Je pense que je m'intéresserai de nouveau à cette Agence 13 dans de prochains opus.







Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Novembre 2009