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mardi 18 mars 2025

Au petit bonheur la chance !

 




1968. Jean n'a que 6 ans lorsque sa mère le confie du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l'été. Pour toujours. Il n'a pas prévu ça, et elle non plus. 

Mémé Lucette n'est pas commode, mais c'est une femme au grand coeur. Alors ou, Mémé Lucette vivait jusque là une vie paisible avec sa petite retraite, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Alors quand Jean lui est confié sans qu'on lui demande son avis, c'est un tourbillon de jeunesse qui arrive dans sa vie. 

Mais ce duo détonnant va devoir s'apprivoiser en attendant le retour de la mère de Jean. Mémé Lucette et Jean vont découvrir des petits bonheurs avec les choses simples de la vie, qui rendent le quotidien plus joyeux.
Cette nostalgie m'a fait un bien fou !

Que j'ai aimé partir à la rencontre de ce petit garçon de 6 ans, Jean, et de sa grand-mère, Mémé Lucette. Et que j'ai aimé remonter le temps jusqu'en 1968, et parcourir les années 70 ! 

Une histoire chaleureuse, mêlant humour et moments poignants. 

J'ai eu du mal à partir loin de Jean et Mémé Lucette une fois le livre reposé, tellement je me suis attachée à eux et tellement leur histoire est belle et émouvante tout en donnant le sourire. J'ai tellement aimé ce duo improbable si attachant. Avec eux on est sûr de passer du rire aux larmes. 

Jean a des rêves plein la tête comme un enfant de son âge. Mémé Lucette est une femme au grand coeur, retraitée, qui vivait de sa petite retraite et qui se retrouve du jour au lendemain à nourrir une bouche de plus. 

Les thèmes sont très parlants, très touchants. Je ne vous les citerais pas tous car ils peuvent vous spoiler sur l'histoire mais on retrouve la condition de la femme, la nostalgie des années 60/70, et tant d'autres thèmes forts.

Ce qui trottait dans la tête de ce petit garçon était à la fois d'une tendre et bouleversant. Et ce que fait Mémé Lucette est remarquable dans les attentions qu'elle avoir pour que son petit fils vive une vie paisible de petit garçon de son âge. 

L'émotion est présente tout au long du roman, jusqu'à la dernière page du roman même. C'est si touchant mais tout en gardant cet humour que l'on retrouve tout au long de l'histoire, et cet ensemble réchauffe le coeur à un point ! que ça fait du bien !!!

Des tranches de vie, une nostalgie qui fait du bien, des citations que j'ai adorées à chaque début de chapitre. Une écriture qui rend à la fois l'histoire vraie mais aussi les personnages dans leurs ressentis, leurs vécus. 

Je suis totalement sous le charme ce ce roman, c'est un vrai petit bijou à ne pas râter.






lundi 18 juin 2018

Mémé dans les orties




Auteur : Aurélie Valognes

Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Littérature
Romans - Famille - Amitié - Vieillesse - Voisinage - Solitude - Relations humaines - Tranches de vie - Feel-good -
Pages : 264
Parution : 9 mars 2016











Synopsis : 


Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !





Challenge ABC 2018 
6/26




Au 1er étage de l'immeuble A de la résidence située au 8, rue Bonaparte, vit Ferdinand Brun. Il y vit depuis 2 ans, depuis son divorce. Un divorce qui l'avait laissé amer... depuis qu'il avait appris que sa femme le trompait avec le facteur. 

Ferdinand a 83 ans et n'a comme seule compagnie sa chienne Daisy. Il est peu aimé des autres résidents de la résidence. En effet, Ferdinand est acariâtre, ronchon, et il s'ennuie fortement. Si bien qu'il a pris l'habitude d'enquiquiner les résidents de l'immeuble, et surtout la concierge, Madame Suarez. 

Son antipathie est devenue une seconde nature, un art de vivre, de survivre même. Ferdinand accepte mal de vieillir. Solitude, déchéance du corps... cela le tue à petit feu. Du coup, la seule activité que Ferdinant ait trouvée pour tromper l'ennui : être méchant, histoire de ne manquer à personne une fois parti. Cela occupe ses journées, et cela distrait encore plus les voisines. "Les vieilles du 8 rue Bonaparte" comme il les nomme, scrutent les moindres faits et gestes de M. Brun, mais tout en évitant d'avoir affaire à lui. Lui, ne peut s'empêcher de faire des remarques acerbes, cela égaye ses journée. 

Madame Suarez, la concierge, ne le porte pas du tout dans son coeur et fait tout pour qu'il parte de la résidence ! 

Lorsque Daisy, la chienne de Ferdinand, meurt dans un accident de la voie publique, il ne trouve plus goût à la vie. Daisy était en effet la seule compagnie qu'il avait. Oh Ferdinand a bien une fille, Marion. Mais elle vit à Singapour et il n'a jamais de contact avec elle. 

Le goût de la vie échappe donc à Ferdinand...

Jusqu'à ce fameux jour où il rencontrera une personne haute comme trois pommes qui n'a pas sa langue dans sa poche !!

Juliette fait son apparition dans la vie de Ferdinand et elle risque bien de bousculer les habitudes de ce vieux ronchon !! Il lui trouvera d'ailleurs un surnom à cette petite fille précoce : "Mademoiselle Je-sais-tout".

Une nouvelle rencontre viendra également bousculer la vie de notre octogénaire, celle de Béatrice, 92 ans et mamie geek qui pourrait bien lui apprendre des choses !



Une lecture totalement feel-good !!


J'avais déjà beaucoup aimé une première lecture de romans d'Aurélie Valognes avec Nos adorables belle-filles (ressorti sous le titre "En voiture Simone"). Cela avait déjà été un régal. Et encore une fois, avec Mémé dans les orties, j'ai passé un excellent moment lecture. Une lecture totalement doudou et qui fait du bien !

C'est drôle et tendre à la fois. C'est une très belle leçon de vie, sur la famille, sur l'amitié, et l'amitié trans-générationnelle. Belle leçon de vie également sur les erreurs du passé qu'il est toujours possible, même en étant âgé, à réparer. C'est donc parfois drôle, parfois triste, entre les aventures pittoresques de Ferdinand qui aime semer la zizanie dans la résidence du 8 Rue Bonaparte, et ses moments de solitude qui lui donnent un esprit mélancolique.

Une histoire touchante que l'on dévore d'une seule bouchée tellement elle est plaisante à lire. 

Les personnages sont attachants. On apprécie Ferdinand même si c'est un acariâtre de la vie, on apprend à le connaître petit à petit et pourquoi il est comme ça. On adore la petite gamine, Juliette, qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui va forcer la porte d'entrée de Ferdinand et qui va lui remuer les fesses pour l'ouvrir à un autre horizon de la vie. Elle est extra cette gamine, elle est pétillante. 

La lutte entre la concierge, Madame Suarez, et notre vieux bougre de Ferdinand est vraiment très drôle et cocasse !! 

Donc les personnages sont tous extra et piquants et ça apporte beaucoup à l'histoire. On aimerait être une petite souris dans cet immeuble Rue Bonaparte et les voir en vrai, tellement ils paraissent réels. C'est un des côtés que j'ai aimé dans ce roman, le côté "vraie vie" !! car oui, on pourrait retrouver ces personnages dans notre famille ou dans nos proches. 

L'écriture est toujours très agréable avec Aurélie Valognes, c'est fluide, frais, humoristique, addictif. Les chapitres sont courts et cela donne du rythme ; j'ai aimé retrouver des petites phrases aux débuts de chapitres. Petites phrases qui sont en somme des expressions de la langue française : "Couper les cheveux en quatre", "Etre malheureux comme les pierres", "Manger les pissenlits par la racine". Toutes en adéquation avec le chapitre qu'elles commenceront. 

C'est une très belle réflexion sur la vie, comme à chaque fois avec les romans d'Aurélie Valognes. 
C'est frais, délicat, tendre et humoristique, comme à chaque fois avec les romans d'Aurélie Valognes. 
Je suis une inconditionnelle !!






Retrouvez ma chronique sur 
d'Aurélie Valognes



lundi 23 mai 2016

Nos Adorables Belles-Filles




Auteur : Aurélie Valognes

Editeur : Michel Lafon
Roman - Famille - Relations humaines - Humour -
Pages : 269
Parution : 4 mai 2016













Synopsis :


Un père, despotique et égocentrique, Jacques.
Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.
Leurs fils. Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

Et surtout... trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu.

Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le Dalaï Lama, et un chien qui s'invite dans la famille et dont personne ne veut.

Mélangez, laissez mijoter... et savourez !


Sur la côte nord de la Bretagne, on s'apprête à fêter le traditionnel Noël chez les Le Guennec.
Une belle et grande demeure bourgeoise début XXe siècle dont Jacques, le père de famille et ingénieur de chantier de métier, a dirigé la rénovation. Une maison qui a de quoi accueillir une famille nombreuse, telle la famille Le Guennec ; une maison qui a un vécu avec ses odeurs, souvenirs, et beaucoup de traces nostalgiques avec des murs habillés de photos de famille.
Une famille... une grande famille... et quelle famille !!
 
La famille Le Guennec compte parmi eux : Martine, mère de famille de 3 enfants et épouse de Jacques depuis 40 ans. Elle veut que tout soit toujours parfait et notamment lorsqu'elle et son mari doivent accueillir leurs 3 fils accompagnés de leurs compagnes. Elle ne veut pas décevoir ses belles-filles et encore moins la dernière venue que la famille Le Guennec ne connaît pas encore.
 
Mais avec un mari comme Jacques, Martine a du souci à se faire. Jacques est un éternel gaffeur !! Et encore plus auprès de ses belles-filles. Un Jacques qui n'arrive pas à accepter le fait qu'il vient d'être mis en retraite anticipée à 62 ans pour être remplacé par un petit jeune. Il n'a quasiment plus rien à faire mais dit à tout le monde qu'il est débordé et accaparé par les gars du chantier... Du coup, Jacques est encore plus irritable que d'habitude au grand désespoir de Martine qui a peur que le repas de famille se passe mal.
 
Il va donc falloir assurer auprès de leurs trois fils et leurs trois belles-filles pour ne pas que le repas familiale soit trop houleux. D'autant plus qu'Alexandre, leur 2ème fils, n'a prévenu qu'au dernier moment par message sms qu'il viendrait accompagné de Laura, sa compagne.
Bien entendu, le stress monte pour Martine car le sms est passé à  la trappe. Martine n'ayant pas prévu sa venue, ne lui a pas acheté de cadeau de Noël... et puis ce qui l'énerve, c'est que Laura ne mange rien, elle est végétarienne. Alors lorsqu'elle verra le chevreuil préparé pour Noël... Martine sent que sa belle-fille va la détester.
 
Martine angoisse aussi par rapport à son autre belle-fille Stéphanie, car elle apprend qu'elle est enceinte... Alors le repas prévu par Martine va également énerver sa belle-fille Stéphanie : foie gras, huîtres... Un dîner pas très optimal pour une femme enceinte.
 
Bientôt la famille au grand complet sera réunie dans la grande maison des Le Guennec avec leur fils Matthieu et sa compagne Stéphanie ainsi que leurs deux enfants ; Alexandre venu contre toute attente avec Laura ; et puis Nicolas qui, au cours de ce repas de Noël, présente pour la 1ère fois sa nouvelle petite amie, Jeanne. Nouvelle... oui... car il en a déjà présentées plusieurs auparavant. La famille Le Guennec n'a donc encore jamais fait la connaissance de Jeanne.
 
Ne manque plus qu'Antoinette, la mère de Jacques et belle-mère de Martine. Une mamie, accro aux chocolats Mon Chéri, qui n'hésite pas à reprendre une petite coupette de champagne ou bien à s'inviter pour une galette des rois à plus de 400 kms.
 
Martine le sait bien, ce repas de famille va se dérouler comme d'habitude et c'est pour cela qu'elle stresse. Jacques commettra les pires gaffes ou remarques désagréables. Cela exaspère Martine qui n'hésite pas à faire des remontrances à son mari. Mais il n'est pas le seul à commettre des gaffes. Il aime taquiner ses belles-filles à sa façon mais il n'est pas au bout de ses surprises car les belles-filles ont du répondant et ne vont pas se laisser faire devant ce beau-père grincheux qui critique tout.
 
Ces fêtes de Noël, l'arrivée d'une nouvelle belle-fille, Jeanne, va ouvrir une nouvelle ère pour la famille Le Guennec et Jeanne risque fort, à ses dépens, d'ébranler le quotidien de cette grande tribu tout au long de l'année qui va bientôt commencer après ces fêtes de Noël.
 
 Un très bon roman familial !
 
 
Quel plaisir de s'immiscer au sein de la famille Le Guennec. Famille pas très différente d'une famille lambda, et du coup c'est un vrai bonheur cette lecture car on pourrait très bien se retrouver dans notre propre famille ou dans une autre déjà croisée au cours de notre vie.
 
Quelle famille ! Très bons choix pour les caractères de chacun des membres de cette famille car le tout donne une comédie familiale fraîche et très drôle. Le couple Martine/Jacques est superbement croqué dans cette comédie, un couple après 40 ans de mariage et trois fils. Mais dans cette comédie, les fils ne sont pas les héros. Ce sont plutôt leurs compagnes : les belles-filles. L'auteur, ici, met de côté les fils de la famille Le Guennec pour plutôt mettre en avant le côté relationnel de la belle-famille dans les 2 sens.
 
On prend plaisir à lire ce roman avec une histoire familiale qui prend forme dans la maison de famille où tout le monde se retrouve soit pour les fêtes soit pour les vacances comme bon nombre de familles partout en France et ailleurs. Et puis, comme dans toute famille il y a des petits quiproquos, anecdotes, prises de becs, etc. Et avec le panel de personnages que l'on a au sein de cette famille, on ne peut que passer un très bon moment lecture. Un panel sur plusieurs générations, car n'oublions pas le personnage d'Antoinette, la mère de Jacques, une belle-mère également, qui est assez rigolote je dois dire.
 
Entre humour et sensibilité, cette comédie familiale met en avant, vous l'aurez compris, les relations humaines au sein d'une famille et belle-famille avec, comme on le dit bien souvent, "les pièces rapportées". Et au cœur d'une famille nombreuse, il est parfois assez difficile de trouver sa place, voir même de se faire accepter. Tout ça est bien sûr mis en avant avec beaucoup de fraîcheur et d'humour très bien placé. Que j'aime le moment des échanges de cadeaux de Noël... A message personnel les cadeaux ! Je vous laisse découvrir la suite que cela peut engendrer avec des personnages tels que ceux de la famille Le Guennec. C'est tordant !!
 
L'écriture est fluide, simple et rapide à lire. Les chapitres sont courts. Très bon rythme sans aucun moment "plan-plan".
 
Petite touche sympa à noter à chaque début de chapitre avec toujours un petit dicton.
 
Bref, en somme un joli roman et un bon moment lecture
avec ce portrait de famille qui met du baume au cœur !
 
 
 
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