jeudi 11 février 2010

Maudit Karma





Auteur : David Safier
Traducteur : Catherine Barret

Titre original : Mieses karma

Editeur : France Loisirs
Collection : Piment
Roman - Humour - Réincarnation - Karma - Relation mère/fille
Pages : 393
Parution : 2007









4ème de couverture :

Animatrice TV, Kim est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence : mauvaise mère, épouse adultère, harpie en escarpins. Pour sa punition, elle se réincarne en fourmi. Le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi en bipède, la route est longue…




Kim Lange est animatrice d’un talk show très célèbre en Allemagne, et pour arriver à ce poste elle n’a pas hésité à pratiquer les coups bas les plus féroces auprès de ses collègues. Elle a les dents longues et n’hésite pas à évincer ceux qui pourraient la gêner.

Côté famille, Kim Lange, est maman d’une petite fille Lilly et mariée à Alex. Entre eux ça ne va pas très fort étant donné que Kim ne pense qu’à sa carrière et que pour elle l’adultère est une chose courante. Kim s’occupe aussi de moins en moins de sa fille Lilly.

Le jour des 5 ans de Lilly, Kim ne va pas hésiter à laisser sa fille seule fêter son anniversaire avec Alex (le mari de Kim). Elle va partir au matin même car elle doit recevoir la récompense du prix de la meilleure animatrice TV.  Ce jour-là, ou plutôt ce soir là, Kim va mourir. 

Un morceaux d’une station orbitale pas totalement désagrégée dans l’espace va lui atterrir sur le crâne. De là, elle va voir certains moments de sa vie défiler, et une lumière blanche puissante qui va la rejetée. Et puis elle va se réveiller, mais avec une tête énorme, un arrière-train insensé, et 2 longues antennes… Elle va se retrouver réincarnée en fourmi. Et devant elle va apparaître Bouddha qui lui apparaît dans l'enveloppe d'une fourmi. Etant donné que tout au long de sa vie elle a accumulé du mauvais karma, elle sera au bas de l’échelle de la réincarnation.

Elle va vivre d’éprouvantes situations en étant fourmi, et se rendre compte qu’être fourmi n’est pas franchement rigolo puisqu’en fait elles travaillent tous le temps. Bien sûr, elle va continuer de penser et parler humain. Mais personne d’autres parmi les fourmis n’est comme elle réincarnée… Si, sauf une personne qu’elle va rencontrer ! Il s’agit d’un personnage très connu, puisque ce n’est autre que le fameux Casanova ! 

Ils vont bientôt comprendre que pour sortir de la peau de fourmi il faut parcourir un long chemin pour gagner du bon karma et pouvoir de réincarnation en réincarnation peut-être changer d’apparence.

Lorsqu’elle est devenue fourmi, Kim n’a eu qu’une seule idée en tête. Retrouver sa famille, car très vite elle se rend compte qu’elle ne va plus vivre auprès de sa fille, qu’elle va rater de grands moments de sa vie, ne pas être auprès d’elle lorsqu’elle va grandir. Et puis qu’elle ne vivra plus non plus aux côtés de son mari. Elle va trouver le chemin pour être près de sa famille tout en étant réincarnée en fourmi puis dans d’autres enveloppes corporelles. Elle va bientôt voir une autre femme tentée de prendre sa place auprès de son mari et de sa fille. Et se rendre compte que cette femme va faire du bien à sa famille.

Alors pour Kim, toujours aidée de Casanova, va tout faire pour gagner du bon karma et pourquoi pas un jour renaître sous une autre apparence et pouvoir ainsi regagner son foyer et l’affection de sa fille et de son mari.
Pour Kim, commence alors le long chemin de la rédemption.

Voici un livre cocasse et émouvant à la fois.

Voici le 1er roman de David Safier, qui est donc à la fois rocambolesque, truffé d’humour et pourtant portant sur un thème triste.

Il aborde donc le thème de la réincarnation et toute son échelle sous différentes formes humaines. 

Outre le côté très drôle de ce livre, car il y a des petites pépites à l’intérieur de cette histoire rocambolesque, on y trouve une morale dans cette histoire. Puisque bien évidemment, Kim se rend compte des erreurs qu’elle a faites dans sa vie et que désormais sa fille va vivre triste sans maman. 

On se prend au début de ce livre, à détester Kim qui est égoïste et qui ne pense qu’à elle et à sa carrière et qui n’hésite pas à laisser sa famille au jour de l’anniversaire de sa fille. Puis petit à petit on s’attache à elle, elle va changer d’attitude et aider son prochain. Toujours affublée de Casanova, on trouve dans ce livre, les pensées de Casanova, qui lorsqu’il est fourmi n’espère qu’une chose c’est d’au moins se réincarné en mammifère. Lui qui a toujours su charmer, séduire, il n’en peut plus d’être fourmi et de ne servir que la Reine des fourmis. 

Bref, c’est vraiment très drôle et émouvant à la fois. C’est un roman léger, qui se lit facilement. Il qui vous fera passer un moment super agréable. Et croyez moi, après cette lecture, vous ne regarderez plus les fourmis du même œil (surtout celles qui transportent des oursons gélifiés colorés dans jusqu'à une fourmilière, ^^) et vous regarderez où vous mettez les pieds de peur d’écraser « un humain réincarné ».


N'hésitez pas à lire ce livre drôle et touchant !




Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Février 2010


lundi 8 février 2010

Les enchantements d'Ambremer





Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Fantasy
Fantasy - Enquête - Uchronie - Paris
Pages : 350
Parution : 21 mars 2007









4ème de couverture :

Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes… et une ligne de métro relie la ville à l’OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L’affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers : un puissant sorcier, d’immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l’association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…



Début du siècle, la Belle Epoque, nous nous trouvons en 1909 à Paris. 

Au premier aperçu c'est un Paris un peu étrange puisque la tour Eiffel est faite dans un bois blanc et qu’à la nuit ce bois scintille. Mais pourquoi donc Paris est si étrange ? Et bien car c’est aussi à Paris que se trouve la capitale des fées, Ambremer. 

On s’y rend par une ligne de métro reliant Paris à l’OutreMonde, ou bien en voiture par une route secrète cachée au détour d’un bois. Et donc au cœur de Paris, vivent bien évidemment des humains. Mais en les dévisageant personne ne pourrait penser si se sont des humains ou bien des fées, sorcières, mages ou autres individus dotés d'enchantements. On trouve même en plein cœur de Paris des vieux chênes qui parlent. Tous, humains et êtres surnaturels, cohabitent en harmonie parfaite à Paris.

Griffont, est donc un mage du Cercle Cyan (à Ambremer, il existe plusieurs cercles de magie) et il réside à Paris. Il va se retrouver mêlé au cœur d’un trafic d’objets enchantés provenant de l’OutreMonde. Un trafic qui va déboucher sur le kidnapping d’un antiquaire et sur une série de meurtres. 

On demande donc de l’aide à Louis Denizart Hippolyte Griffont pour enquêter sur ces meurtres, et tout ce qui entoure ces meurtres. Des gargouilles immortelles, mastodontes de pierre vivantes ont attaqué férocement et tué. Petit à Petit, Griffont va faire des découvertes importantes pour cette enquête et il sera bientôt aidé d’Isabel de Saint-Gil et de ses acolytes. Isabel de Saint-Gil, une séduisante enchanteresse que connait bien Griffont mais qu’il n’avait pas vue depuis de nombreuses années. Entre Griffont et Isabel de Saint-Gil perdurent de drôles de sentiments. C’est à qui « mieux mieux » va se chamailler avec l’autre. Mais bon à eux deux et leurs acolytes respectifs - pour Isabel de Saint-Gil, 2 drôles de lascars « embrouille et compagnie » qui l’accompagnent partout ; et pour Griffont, son chat ailé, super instruit et doté de la parole - ils vont découvrir les enjeux de ce trafic d’objets enchantés et de ces meurtres. Des enjeux qui vont profiter à la Reine Noire, la sœur jumelle de la Reine des Fées qui gouverne l’OutreMonde.

Voici un livre fantasy aux saveurs de polars dont j’ai apprécié la lecture. 


J’ai été transportée dans ce monde imaginaire et je me suis sentie d'un coup entourée de mages, de fées, de gargouilles vivantes, de licornes, de gnomes, de chats ailés dotés de la parole…. Il est par contre difficile de résumer l’intrigue car une multitude d’évènements s’imbriquent les uns aux autres.

Une belle découverte pour moi, je me suis vite installée au cœur de cette histoire. On entre facilement dans ce drôle de monde qui mélange l’historique à la fantasy. L'intrigue est bien menée et le rythme est plaisant. 

On se prend d’attache pour les personnages, notamment pour le personnage principal qui est Griffont, un mage âgé de plusieurs siècles qui n’en reste pas moins un séduisant dandy. On se retrouve mêlé au cœur de multiples courses poursuites avec une intrigue intéressante. Et je dois dire que ce monde imaginaire mais aussi à la fois historique que l’auteur nous décrit avec beaucoup de détails était fort agréable même si on y trouve de sanguinaires gargouilles… 

Et puis il y a cette belle couverture qui m’a tout de suite attirée avant de lire la 4ème de couverture, avec des couleurs pastels, une architecture de Paris modifiée, un aspect féerique... 

Vraiment j'ai passé un agréable moment lecture et me plongerais dans le 2ème opus de la série. Bon par contre, il est vrai qu’il y a beaucoup de personnages qui entrent en scène au fur et à mesure donc attention à ne pas se perdre….



Livre lu et chroniqué sur mon ancien en Février 2010


lundi 1 février 2010

Les nuits blanches du chat botté




Auteur : Jean-Christophe Duchon-Doris

Editeur : Editions 10/18
Collection : Grands Détectives
Polar historique - Contes - 17ème siècle - Série Guillaume de Lautaret
Pages : 238
Parution : Avril 2004










4ème de couverture :

En octobre 1700, d’étranges crimes ensanglantent la région si paisible des Alpes provençales. A quelques jours d’intervalle, on a retrouvé le cadavre d’une jeune fille curieusement vêtue d’une cape rouge, puis un mari et sa femme étranglés dans leur lit, la bouche emplie de petits cailloux blancs, enfin un marchand et sa fillette eux aussi étranglés. L’enquête est confiée au procureur Guillaume de Lautaret. Jeune homme à l’esprit vif, aussi habile à tirer l’épée qu’à trousser les filles, il s’ennuie mortellement dans cette place forte où rien ne se passe et rêve d’une brillante carrière à Versailles. Non loin de là, Delphine d’Orbelet s’ennuie tout autant dans les salons du château de sa mère. L’affaire va passionner et rapprocher les deux jeunes gens. Ils ne pourront cependant comprendre le sens de ces meurtres sauvages sans la découverte faite par Delphine à la lecture des fameux Contes de ma mère l’Oye…


Le cadre, année 1700, fin du règne de Louis XIV, nous sommes en plein cœur des Alpes provençales.

Premiers mots de ce polar historique : Il était une fois…. Ça ne vous rappelle rien ? C’est juste pour vous mettre dans l’ambiance des contes de notre enfance…

Les Alpes provençales donc. Un tout nouveau et jeune procureur vient d’y prendre ses fonctions, il s’agit de Guillaume de Lautaret. Guillaume de Lautaret est jeune, il est issu d’une famille de moyenne noblesse, il est toujours prêt à se servir de son épée, il est élégant, coureur de jupons. 

Lui qui s’ennuie en ces lieux va avoir du pain sur la planche car bientôt une jeune fille va être retrouvée morte dans un bois, des griffes lui ont lacéré les chairs et elle est revêtue d’une cape rouge.

Tout le monde pense qu’il s’agit là d’un loup qui l’aurait attaquée. Delphine d’Orbelet, sortant rarement de son château, connaissait la jeune fille et s’est donc déplacé sur les lieux. En effet la jeune fille était modiste et c’est elle qui préparait les robes de Delphine d’Orbelet. Sur les lieux, une chose a marqué Delphine, la cape rouge. La jeune modiste disait toujours que le rouge ne lui convenait pas en rapport à son teint et sa chevelure….

Guillaume de Lautaret, escorté de ses dragons et gens d’armes, va bientôt ouvrir une enquête car un couple va être retrouvé assassiné peu de temps après la jeune modiste. Couple désœuvré, ayant abandonné de nombreux enfants, va être découvert étranglé avec des petits cailloux blancs dans la bouche…..

Chacun dans la région a peur et de ce loup féroce et d’une possible sorcellerie.

Oui n’oublions pas que nous sommes en 1700, que l’époque est aux accusations de sorcellerie, aux aveux sous la torture….

Bref, ce qui intrigue Guillaume de Lautaret pour le meurtre du couple désœuvré, ce sont les cailloux dans la bouche.

D’autres crimes vont avoir lieu, toujours plus étranges notamment celui où une autre jeune fille est retrouvée morte toujours avec autant de cruauté et d’acharnement et où notre procureur retrouve dans sa bouche une galette au beurre écrasée…. Où encore le meurtre d’un homme découvert avec une peau d’âne sur lui… ça ne vous rappelle rien tout ça ?
Et Guillaume de Lautaret va se voir confier  une mission en plus de l’enquête qu'il poursuit pour ces horribles meurtres, identifier et trouver un émissaire venu de Suisse pour réveiller la foi huguenote dans cette contrée. Pour Guillaume va commencer une chasse aux hérétiques qui semblent vouloir échapper à la révocation de l’Edit de Nantes.
Delphine d’Orbelet qui s’ennuie dans son château va être intriguée par ces crimes sordides. Et sans le vouloir elle va faire une découverte en lisant Les Contes de ma mère l’Oye.
Elle va faire un rapprochement entre le modus operandi des crimes et Le petit chaperon rouge, Peau d’âne, Le petit poucet………… Mais pourquoi avoir tué ces personnes là et pas d’autres ? 

Originalité au rendez-vous avec ce polar !!



Une atmosphère bien prenante pour cette affaire de meurtres façon contes de notre enfance. Et j'ai beaucoup aimé les nombreux rebondissements. On va même y croiser un certain Charles Perrault qui se retrouvera interrogé par Guillaume de Lautaret !!

Le style d’écriture de l’auteur se porte à merveille avec l’époque quant aux mots utilisés notamment. 

On y retrouve des personnages authentiques à l’époque également, un procureur façon cape et épée, une jeune noble enfermée dans son château, une sorcière….. Tout ce petit monde donne un savoureux mélange.

Une enquête policière très originale, où l’on y retrouve les contes qui ont partagé notre enfance. Cette enquête est d’ailleurs très bien menée et l’on y découvre le meurtrier qu’à la fin. 

Bon par contre, de par l’époque où les hommes s’en donnait à cœur joie côté plaisir de la chair, il y a pas mal de détails « olé olé ». Comme l’est signalé dans la 4ème de couverture, à l’époque on aime y « trousser les filles » Et oui, même la vue des femmes au lavoir émoustillaient les hommes !! 


Ce livre est le 1er opus d'une série avec pour personnages principaux, Guillaume de Lautaret et Delphine d'Orbelet.




Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Février 2010

jeudi 28 janvier 2010

Jusqu'à ce que la mort nous unisse






Auteur : Karine GIEBEL

Editeur : Fleuve Noir
Thriller - Enquête - Montagne - 
Pages : 489
Parution : Novembre 2009









4ème de couverture : 


L’Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs. Toxique, à l’image de certains regrets.

L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.

Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer.

Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.
Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…



Nous sommes dans les Alpes, Vincent est guide de montagne, organise des randonnées l’été et part parfois l’hiver pour des trecks à l’étranger. C’est un homme meurtri depuis le jour où il est revenu d’un treck et qu’il a découvert que sa femme l’avait quitté sans lui laisser une explication hormis une phrase inscrite à l’ordinateur, sur l’écran « je te quitte ». Il ne sait pas où elle est partie, il ne sait pas pourquoi, sa belle-famille n’a même plus de nouvelles non plus. Les gens du village l’ont vu partir dans une voiture immatriculée 75.

Depuis, Vincent ne pense pas à l’avenir, vit au présent, et accumule les aventures d’un soir pour ne pas s’attacher déjà et puis pour lui c’est aussi une façon de se venger des femmes. Bien entendu, ces aventures d’un soir sont très mal vues par les gens du village, et Vincent est perçu comme n’étant pas un homme bien, il fait du mal autour de lui, voilà ce que disent les gens du village.

Sa dernière conquête, une jeune fille venue travailler dans la station pour la période de l’été à l’office du tourisme. Elle est jeune, elle tombe amoureuse de Vincent. Celui-ci lui fait comprendre qu’il n’y aura pas de suite, au grand désespoir de la jeune femme. Elle se suicidera. 

C'était une jeune fille mal dans sa peau qui avait précédemment tentée de se suicider. Là ça a été "la goutte qui fait déborder le vase".  Du coup, la popularité de Vincent auprès des gens du village va dégringoler en chute libre. 

Il n’y a qu’une femme avec qui il va bien s'entendre. Il va lier connaisance avec Servane, jeune recrue de la gendarmerie, qui, lorsqu'un jour elle est tombée en panne de voiture a trouvé secours auprès de Vincent. Entre eux va éclore une drôle d’amitié, il ne la trouve pas à son goût, c’est juste une amitié qui ne pourra jamais se transformer en amour.

Quelques jours passent et puis, le meilleur ami de Vincent, Pierre, un des gardes du parc du Mercantour est retrouvé mort en montagne. Premières conclusions, une chute mortelle, la montagne a tué. 

Mais pour Vincent, Pierre connaissait très bien ce chemin et il est impossible qu’il se soit laissé prendre par la montagne. Et puis Pierre voulait parler à Vincent de quelque chose….. Vincent se pose des questions. Pierre était sur une affaire de braconnage de chamois mais…..  Et puis très vite, Vincent va recevoir des lettres anonymes le mettant sur une piste d’un ou de probable(s) assassin(s). Mais ces lettres arrivent au compte goutte et il n’y a que Servane qui sera là pour l’aider dans cette quête, car la police reste sur ses positions de chute mortelle et tant qu’il n’y aura pas de nouvelles preuves il n’y aura pas d’ouverture d’enquête de la part du capitaine de gendarmerie.

La suite, je ne vais bien évidemment pas vous la révéler mais au programme, corruption, chantage et rebondissements incroyables.

Découverte de l'auteure Karine Giebel, pour ma part.



C’est un roman à suspense très agréable, qui vous tient en haleine. Au fil des pages on a vraiment envie de connaître la suite sans vouloir lâcher le livre. 

Le décor est superbement décrit. Moi qui ai fait quelques randonnées en montagne, je dois dire que le cadre m’a beaucoup plu et ce cadre change des romans à suspense que j’ai déjà pu lire. 

Les personnages sont attachants. Vincent, qui nourrit sa peine auprès de conquêtes d’un soir et qui se lie d’amitié à Servane, une amitié qui pourtant partait mal. 
Et puis Servane, jeune femme qui n’est pas de la région, qui arrive dans une nouvelle caserne, mutée dans cette gendarmerie. Elle ne connaît personne, elle va se lier d’amitié à Vincent et sera la seule à le comprendre et à l’aider dans cette recherche de probables assassins. Elle ne veut pas admettre qu’au fond d’elle-même elle apprécie Vincent, cet homme qui arrive  à bien la comprendre.


L’histoire en elle-même est bien ficelée, de nombreux rebondissements qui mettent du piment dans l’histoire. 



Une écriture simple mais bien détaillée tant au niveau du décor qu’au niveau de l’histoire. Le cadre est très agréable. L'impression d'être dans ces montagnes à la recherche du ou des meurtriers.

Et une fin bien amenée, qui je pense vous livrera un pincement au cœur. Je trouve que ce roman à suspense est un peu ciblée pour les femmes, où  hormis un meurtre, on peut retrouver, l’amitié, l’amour, mais c’est sans gâcher le plaisir de cette lecture. Au contraire, ça change. Je vous conseille cette lecture, que j’ai vraiment apprécié. 

Une jolie découverte pour moi qui ne connaissait pas l’auteure 
et qui me donne envie de lire d'autres titres de Karine Giebel.





Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Janvier 2010


mardi 26 janvier 2010

La grand-mère de Jade




Auteur : Frédérique Deghelt

Editeur : Actes Sud
Collection : Babel
Roman - Vieillesse - Amour familial - Famille - Intergénérations
Pages : 400
Parution : Janvier 2009











4ème de couverture :

J’ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j’ai trompé ton grand-père qui n’en n’a jamais rien su pendant toute notre vie commune. Jade eut l’impression que Mamoune lui assénait cette révélation comme si elle avait fait le trottoir, transformant la lecture en une activité inavouable.




Jeanne, 80 ans, surnommée Mamoune, vit seule dans ses alpages depuis le décès de son époux. Mamoune a 3 filles et un fils qui vit à l’autre bout du monde. C’est le père de Jade, jeune femme de 30 ans, journaliste.

Mamoune s’évanouie et tombe, et ne sait pas pourquoi elle est tombée. Ses filles décident qu’il est dangereux qu’elle reste seule désormais et veulent donc la placer en maison.
Jade ne souhaite pas que sa grand-mère soit placée en maison médicale et prend la décision, sur un coup de tête, de la kidnapper avant que ses tantes ne placent Mamoune.
Mamoune emménage donc dans l’appartement parisien de Jade, qui vient de se séparer de son compagnon.

De là, commence un récit sur leur cohabitation. Extraordinaire !
Ce récit est à deux voix. Les impressions de Jade, sa vie. Et les impressions de Mamoune, et sa nouvelle vie parisienne.

Jade va découvrir une autre facette de sa grand-mère. Sa Mamoune qui sent si bon la rose et la violette, a bien caché son jeu pendant de nombreuses années. En effet, la catégorie sociale de Mamoune ne lui permettait pas de s’instruire et encore moins de lire. Mais l’amour des livres, a fait, qu’elle a toujours lu en cachette. Jamais personne n’avait découvert ses amants, ses livres.
Jade qui pensait être à l’ opposer de Mamoune va découvrir des liens très forts entre elles. Et Jade qui a écrit un livre refusé dans les maisons d’éditions se voit proposer de l’aide par Mamoune. Mamoune va essayer de corriger quelques erreurs et ensuite faire quelques demandes dans des maisons d’éditions.

Mamoune va découvrir la vie parisienne, internet. Jade va la guider, et Mamoune va s’ouvrir au monde. Elle qui était toujours restée dans ses alpages.
Je vais m’arrêter là sur la description de l’histoire, car en effet l’histoire est vraiment très belle car Jade, cette jeune femme, prend grand soin de sa grand-mère, chose qui est très rare. Et elle le fait avec beaucoup de délicatesse sans vouloir offenser sa grand-mère. Mais en plus de cette histoire, le texte est lui aussi splendide. En effet, en tournant les pages du livre, l’auteure nous fait part de superbes réflexions sur la vie, la vieillesse, sur les livres, sur les lecteurs, …. J’ai pris plaisir à relire certains passages pour bien m’en imprégner tellement ils étaient beaux. Et d’ailleurs j’ai même beaucoup de mal à faire ce billet. Ce livre est tellement riche…. et les phrases tellement belles et tellement vraies !
Un livre déroutant. 
J’ai relevé quelques extraits vous comprendrez mieux :

Réflexion de Mamoune
"Quand il m’arrive de relire un livre quelques mois ou quelques années plus tard, ce n’est jamais la même phrase qui attire mon attention… Comme si la lectrice d’autrefois était venue ce jour-là avec d’autres désirs, d’autres intentions."
Réflexion de Jade
"Ce soir là, Jade refusa de dîner avec elles en leur expliquant très vite, mais ce fut plus long qu’elle ne l’aurait voulu, qu’elle devait rejoindre sa grand-mère nouvellement installée chez elle. Curiosité, consternation, effarement, incompréhension… Et surtout derrière les mines sceptiques qui s’affichaient, elle lut de la peur. Qu’elle ait vingt-cinq ou quarante-cinq ans, chacune d’entre elles s’imagina un instant vivre avec sa propre grand-mère… Les commentaires ne tardèrent pas." 
Réflexion de Mamoune
"Quand je lis, je n’ai plus d’âge, je suis à temps dans la vie des personnages, j’épouse, me sépare, je trahis aussi, ou je me trompe. Jeune, quand il m’arrivait de lire une épopée, je vieillissais avec les héros en traversant avec eux les turpitudes de la vie. Aujourd’hui je remonte le temps avec eux, je rajeunis, mais, nourrie de mon expérience, je perçois des écueils, je sais les pièges dans lesquels ils se précipitent."
Enorme coup de cœur pour moi. 
Ce roman est d’une rare délicatesse.

Vous l’aurez compris, pour moi c’est un énorme coup de cœur et il est bien difficile d'en faire une chronique. 

C’est un livre à découvrir pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. C’est un livre tellement poignant sur les relations inter-générations. 

Les thèmes abordés nous laissent en pleine réflexion. Un livre qui m’a profondément touché. 

Ce livre ne vous quittera pas même une fois lâcher. 

Voilà je pourrais faire d’autres éloges, mais je vais finir sur  : C’est un superbe hommage ! Aux êtres humains, aux mots, aux livres, aux lecteurs…



Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Janvier 2010

lundi 18 janvier 2010

Le palais des mirages




Auteur : Hervé Jubert

Editeur : Albin Michel
Collection : Wiz
Roman fantastique - Littérature Ado - Imaginaire - Paris - Exposition universelle - Fées - 
Pages : 357
Parution : Février 2009










4ème de couverture :

Clara Charpentier joue la fée dans le Palais des Mirages, une illusion optique créée par son père, lorsqu’un accident manque de lui coûter la vie. Accident ou sabotage ? Avec les palais de l’Exposition universelle comme toile de fond, Clara, Lukas, des industriels de la guerre et une bande d’illuminés russes vont être entraînés dans un tourbillon d’évènements dont l’issue décidera de la couleur du XXe siècle. Sera-t-il blanc comme la paix ou rouge du sang de la guerre ? Bienvenue à Paris en 1900.


Paris, 1900, tout le monde se bouscule pour découvrir et visiter l’exposition universelle. Les monuments et les attractions ont changé le panorama parisien habituel.

Clara Charpentier, 15 ans, exerce le rôle d’une fée au sein du Palais des Mirages, attraction de l’expo, que son père a inventé. Elle se retrouve, à chaque représentation, suspendue dans les airs parmi l’attraction. 

Au cours d’une des représentations, Clara est victime d’un sabotage. Les courroies de son baudrier qui la maintiennent en l’air ont été sabotées. Elle manque de se rompre le cou dans sa chute, mais elle tombe sur un jeune homme qui du fait la sauve. Ce jeune homme, Lukas, est membre d’une chorale venue de Suède. Ils vont faire connaissance peu à peu. 

Clara n’est pas la seule à être victime d’un attentat au sein de l’exposition universelle car il s’agit bien là d’attentats. Les allées de l’exposition sont pleines de monde, et après le sabotage qu’a subi Clara, d’autres évènements vont arriver aux 4 coins de l’exposition. Des attentats explosifs, des gens tués sur un pont qui a été saboté, etc.

C’est alors que Clara et Lukas décident d’y voir un peu plus clair sur ces étranges sabotages. Lukas a l’air d’en savoir un peu plus que Clara, et il est bien mystérieux sur ce sujet. Clara va le surveiller pour savoir ce qu’il cache. Petit à petit Clara et Lukas vont se retrouvés sur la piste d’anarchistes qui cherchent à faire renaître des dieux nordiques. Nous allons nous retrouver avec Clara et Lukas au cœur de cette course effrénée contre les Skoptsys, mêlant là une intrigue policière à des oppositions politiques et tout ça sur fond de fantastique (univers de l’auteur).
Les dieux nordiques que les anarchistes veulent réveiller, sont bien entendu de mauvais dieux. Ils veulent surtout réveiller Loki, le Dieu de la Guerre, et ainsi pouvoir l’incarner. Lukas travaillait dans le laboratoire Suédois qui possédait les fioles où se trouvait chaque dieu de la mythologie nordique. Sauf que la fiole où se trouvait Loki avait été volée. Il pense savoir comment faire pour la récupérer et Clara va l'y aider.

Nos deux compères vont devoir faire face à de nombreuses péripéties et puis au cours de cette histoire, pour Clara, chaque nuit devient un cauchemar. Elle pénètre dans ses rêves, elle les vit. Et la pauvre se retrouve au pays des morts, et elle croit apercevoir son grand-frère mort un an plus tôt.
Je dis Whaa !!


Un roman mêlant le réel au fantastique, sur fond historique et de légendes nordiques….. je dis chapeau. 

C’est un très beau mélange. En plus, l’auteur est très très bien documenté sur l’exposition universelle de 1900. De nombreux détails sur les différentes attractions, on s’y croirait. Il nous la fait vivre littéralement. 

Le début du livre commence dans un monde réel, et puis au fur et à mesure de la lecture on bascule plus dans un monde fantastique. Avec déjà l’arrivée d’êtres chimériques  et puis aussi les rêves de Clara, où elle entre dans ses rêves ou plutôt ses cauchemars pour les vivre.

En dehors de l’histoire qui est vraiment extraordinaire, l’écriture est riche. D’ailleurs, ce livre jeunesse, ne permet pas d’être lu par de très jeunes lecteurs vu le style utilisé et les mots parfois un peu compliqués pour de jeunes lecteurs. Le lecteur aura besoin de concentration tellement l’histoire elle-même est riche en évènements. C’est pourquoi je conseille ce livre plutôt à partir de 14/15  ans. 

La fin par contre m’a laissé un peu sur ma faim, je ne voyais pas ça comme ça ;-) mais sans rien gâcher à cette lecture, juste surprise par cette fin. 

Enfin bref pour moi, c’était une superbe découverte. Je n’avais encore jamais lu cet auteur et j'ai noté depuis d'autres titres. Et puis on est tout de suite charmé par cette très belle couverture.


Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Janvier 2010

mardi 12 janvier 2010

L'étrangleur de Cater Street




Auteur : Anne Perry
Traducteur : Annie Hamel

Titre anglais : The cater street hangman

Editeur : Editions 10-18
Collection : Grands détectives
Policier historique - Série Thomas et Charlotte Pitt - Enquête - Angleterre victorienne - Meurtre
Pages : 382
Parution : Mai 1997








4ème de couverture : 

Suffragette avant l’heure, l’indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà séduit l’Angleterre et les Etats-Unis. La voici partie à l’assaut de l’Hexagone.


Nous sommes à Londres, en pleine époque Victorienne, 1881, au sein d’une famille bourgeoise. 

Caroline et Edward Ellison, les parents. Sarah, la fille aînée, Charlotte puis Emily. 
Sarah est mariée à Dominic, qui a suscité l’amour secret de Charlotte. 

Cette famille réside donc dans les beaux quartiers aux abords de Cater Street. Hélas les habitudes de chacun sont perturbées depuis peu par des meurtres. Des attaques sur des femmes du voisinage, en promenade seules dans Cater Street, retrouvées égorgées et défigurées. 

Au jour où le corps de Lily, une des domestiques de la famille Ellison, est retrouvé aussi égorgé, la famille est encore plus perturbée. L’enquêteur en charge de cette affaire, Thomas Pitt, va prendre les premiers contacts avec la famille Ellison mais il dérange plutôt qu’autre chose à poser trop de questions. 

Charlotte qui sort du lot de ses sœurs très posées a plutôt l’audace de poser quelques questions pertinentes à Thomas Pitt. Ce qui déplaît fort à ses parents et ses sœurs. 
Thomas Pitt tombe vite sous le charme de Charlotte, jeune fille pas comme les autres. Charlotte, elle, admire cet enquêteur mais sans pour autant tomber sous son charme, elle est toujours secrètement amoureuse de Dominic.

Bref, avec tous ces meurtres, les coutumes de l’époque sont un peu désorganisées. A l'époque victorienne, on occupe ses journées à faire de la couture, organiser l’heure du thé et recevoir des connaissances, écrire de nombreuses lettres aux proches et à la famille, rendre visite au voisinage, participer aux manifestations de l’église, rendre visite aux pauvres et aux malades. La famille Ellison est très proche du pasteur et de son épouse, les Ellison participent beaucoup aux œuvres charitables. Donc toutes ces coutumes de l’époque sont chamboulées, plus question pour les femmes de maison, les domestiques… de se rendre à pieds dans le quartier. Une femme devra toujours sortir accompagnée.

Plusieurs meurtres vont avoir lieu et chacun dans le quartier va prendre peur sur qui peu bien être l’assassin. Les femmes de la famille Ellison en viendront même à suspecter les hommes de la maison, le domestique Maddock, le père de famille Edward, ou encore Dominic, le mari de Sarah. Bref, l’enquête n’avance pas, l’inspecteur Thomas Pitt, viendra de nombreuses fois enquêter au sein du quartier et de la famille Ellison. Des secrets de famille vont surgir du fin fond des tiroirs.


C’est avec plaisir que je me replonge dans cette lecture. Livre acheté à sa sortie, et lu de suite, j’avais aimé cette lecture et pourtant je n’avais pas poursuivi avec les autres opus de la série. L’envie de me remettre à cette série m’a fait me replonger dans ce livre, relu avec plaisir.

Agréable re-lecture de ce 1er opus de la série qui lie Charlotte Ellison et Thomas Pitt que l’on va retrouver dans de nombreuses aventures. 

A la lecture, nous sommes totalement plongé dans l’époque victorienne. On prend grand soin de ses tenues, on va souvent chez la couturière, on ne rate pas l’heure du thé. On reçoit et on visite beaucoup le voisinage. Nous sommes baignés dans les us et coutumes de l’époque et c’est très agréable. Programme très chargé pour chacun ;-)

Le personnage de Charlotte sort du lot des jeunes filles convenables de l’époque, elle est tenace, dit ce qu’elle pense et avec vivacité ce qui agace son entourage. 

L’enquête est très bien menée car le lecteur se pose des questions, du fait, sur chaque personnage pour tenter de deviner l’identité du meurtrier. Chacun y passe !!

Bref, je suis ravie de cette re-lecture qui va me permettre de poursuivre les aventures de Charlotte Ellison et de Thomas Pitt au cours de leurs prochaines aventures écrites sous la belle plume de Anne Perry. 




Livre lu et chroniqué sur mon ancien blog en Janvier 2010