lundi 16 février 2026

Les livres disparus de la Ve Avenue

 




1913, Laura Lyons ne pourrait demander mieux à la vie : son mari est le superintendant de la bibliothèque publique de New York, permettant à leur famille de vivre au sein même du prestigieux bâtiment avec leurs deux enfants, Harry et Pearl. 

Mais Laura, si passionnée qu'elle est, en veut plus. Alors elle postule pour des études de journalisme et ouvre en grand son univers qui l'emmène jusqu'au si bohème quartier : Greenwich Village. Elle y découvre un groupe radical entièrement féminin où l'on y exprime ses opinions sur le suffrage, la contraception, les droits des femmes. De quoi remettre en question Laura et son rôle traditionnel d'épouse et de mère. 

Mais lorsque des vols de livres précieux menacent le foyer, elle se retrouve face à ses responsabilités. 

80 ans plus tard, 1993. Sadie lutte avec l'héritage de sa grand-mère, la célèbre essayiste Laura Lyons, surtout depuis qu'elle a décroché un poste de conservatrice à la bibliothèque publique de New York. Mais sa vie devient vite un cauchemar lorsque des livres rares sont volés. 

L'enquête projettera Sadie vers des vérités indésirables sur son héritage familial. 
Mon 1er coup de coeur de l'année 2026.

Ce roman a été le 1er que j'ai lu en janvier 2026 mais aussi mon 1er coup de coeur de l'année. 

Un roman historique à double temporalité, avec une série de vols de livres précieux qui ébranle l'emblématique bibliothèque publique de New York, laissant 2 générations de femmes déterminées à se battre pour les retrouver. 

Deux femmes fortes, deux époques, des thèmes ô combien intéressants, font de ce roman un magnifique roman historique. 

On vogue en des lieux majestueux, la bibliothèque publique de New York. Que demander de plus lorsque l'on est amoureux des livres que de retrouver de si majestueux lieux emblématiques et une intrigue autour de livres rares. Des lieux bien décrits, apportant une lecture immersive. 

Les thèmes sont riches : la condition de la femme, leurs droits en 1913, les barrières pour l'accès aux femmes aux études, leur émancipation. Mais aussi des secrets de famille qui vont devoir apparaitre 80 ans plus tard en 1993. Une intrigue familiale magnifique et passionnante. 

Le roman est captivant, impossible à lâcher du fait de cette superbe intrigue. Les mystères se révèlent au fil des pages, disséminés au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture, avec des mots qui tiennent en haleine. L'écriture est belle, les mots sont justes pour aborder les thèmes cités ci-dessus.

Très belle plume tant sur l'intrigue que sur la qualité des personnages. 
Destins de femmes à ne pas rater !

jeudi 12 février 2026

Petit-déjeuner chez Tiffany

 



Oupss, je suis passé à côté...

Je n'avais jamais lu Petit-déjeuner chez Tiffany, un classique sorti en 1968. Je pensais me plonger dans un roman qui allait m'emporter, et j'en ressors en fin de compte avec ce sentiment que je suis passé totalement à côté. Recueil de nouvelles, quatre au total. Je n'ai pas réussi à m'accrocher à l'une d'entre elles. 

J'ai donc rencontrer Miss Holly Golightly, jeune femme frivole, libérée, élégante, qui va se lier d'amitié avec un écrivain anonyme et un barman. Une rencontre que l'on fait par le biais de souvenirs évoqués par le narrateur. 

Mais hélas au fil des pages, pourtant court recueil de nouvelles, j'ai eu du mal à m'intéresser au personnage de Holly et de ses frasques, eu du mal à m'accrocher à ma lecture. D'une part car j'y ai rencontrer bien trop de personnages, et ça, ça me perd et je décroche facilement. Ni l'une ni l'autre des nouvelles n'a su m'emporter et au bout du compte il m'a fallu les survoler car l'ennui montrait le bout de son nez. 

Je ne m'avoue pas vaincue avec Petit-déjeuner chez Tiffany, 
je compte bien visionner l'adaptation ciné désormais. 

mardi 10 février 2026

L'île aux remords

 





Au coeur des Cévennes, en 1958, des inondations gigantesques ravagent tout. Jean, médecin de campagne, brave les déluges d'eau à ses risques et périls pour porter secours à son père qui vit encore dans les collines avec ses chèvres.

Mais, Jean revient après 25 ans d'absence, sans avoir donné de nouvelles depuis qu'il a quitté la maison familiale brutalement pour entrer dans l'armée coloniale. 
"Viré" d'Indochine par le Vietminh, Jean est revenu "chez lui" sans jusqu'à maintenant avoir sauter le pas pour renouer avec son père. Mais les intempéries l'oblige à se rendre enfin chez son père. 

A mesure que l'eau monte et entoure la colline où se trouve la ferme paternelle, isolée de tout, le père et le fils vont renouer avec le passé. 

Le titre de cette BD m'a rendue curieuse de son contenu.

Et je ne suis pas déçue de cette découverte. 

Un huis clos où père et fils vont devoir renouer avec le passé, par la force des choses ou plutôt à cause de la force de la nature et de ses intempéries qui les isole l'un en face de l'autre. 

A mesure que l'eau monte, le huis clos entre le père et son fils va extraire de nombreux secrets. Le moment pour eux peut-être de faire le point sur leur vie mais aussi sur leurs regrets. 
Jean va enfin raconter à son père sa vie depuis 25 ans d'absence. 25 ans entre l'Indochine, la Guyane, l'Algérie, en tant qu'infirmier puis médecin. 
Le père va lui aussi, enfin, révéler les non-dits et secrets de famille à ce fils qu'il n'a pas vu depuis 25 ans.

Face à nous, nous avons alors un père qui va tout découvrir de la vie de ce fils qu'il a perdu pendant 25 années, où l'on conduit son métier et pourquoi il a traversé autant de pays, telle une fuite sans cesse. Et un père qui va enfin s'ouvrir à son fils sur son passé. 

L'histoire parle d'îles lointaines, de colonies françaises, de bagnes, notamment celui de Poulo Condor et de la brutalité de ses conditions de détention. 

Mais il est aussi question de racines, de filiation, de paternité, de famille, de quête de soi à vouloir toujours fuir le monde.

Les dessins sont jolis, avec de très beaux décors et une douce coloration. 

Belle découverte pour ma part, ce titre parlant a su me séduire, et en toile de fond de cette couverture une jeune femme que nous apprendrons à connaître. 


lundi 2 février 2026

Bilan lecture - Janvier 2026


 

Bonjour, 

Comment s'est passé ce 1er mois de l'année ? 

Pour ma part, ce début d'année a démarré étrangement avec pas mal d'intempéries... De la neige, du verglas, est venue ensuite la tempête et beaucoup de pluie. Mon ressenti pour ce mois de janvier ? Un 1er mois de l'année pas très serein...

Côté lecture, que de beaux moments livresques par contre pour ce début d'année. Un vrai bonheur. 

J'ai lu 7 livres, parmi eux un coup de coeur. 
 


Voici le détail 


Les livres disparus de la Ve Avenue, de Fiona Davis. Ma 1ère lecture de l'année 2026 et mon 1er coup de coeur de l'année ! Roman à double temporalité sur des thèmes très forts. (Chronique en préparation)

Le Château des animaux - T2 - Les marguerites de l'hiver, de Delep/Dorison. Que j'aime cette série BD. 
Une dystopie très intense. (Chronique en préparation)

Ceci n'est pas un fait divers, de Philippe Besson. Mon 2ème roman de l'auteur, et un roman ô combien fort. 
Il aborde le thème du féminicide et sa répercussion sur les enfants. (Chronique en préparation)

Barré, de François Clapeau. Très belle découverte avec ce polar qui a su me happer dès les 1ers instants. 
En lien avec le milieu médical, et la maladie de Guillain-Barré. (Chronique en préparation)



Poulets grillés - T1 -, de Sophie Hénaff. Un polar qui mêle parfaitement l'humour à une enquête qui part défaitiste 
avec une équipe de bras cassés. (Chronique en préparation)

La ferme du bout du monde, de Sarah Vaughan. Un monde rude, celui de l'agriculture. Des lieux incroyables soufflés par les vents, en Cornouaille. Une superbe histoire de famille, entre 2 temporalités (la Seconde Guerre mondiale, et 2014).   (Chronique en préparation)

Les naufragés de l'île Tromelin, d'Irène Frain. Première fois que je lis l'autrice, j'ai beaucoup aimé ce récit basé 
sur des faits réels. Récit que je n'oublierai pas. (Chronique en préparation)







Voilà, vous pouvez le constater, au cours de ce mois de janvier je me suis régalée en lectures et voyager
 aux quatre coins du monde. 


Et vous, un coup de coeur en ce début d'année ? 



lundi 26 janvier 2026

Les trois crimes de Noël

 




Une nuit de Noël, un froid de gueux, un manoir perdu au coeur de la vieille Angleterre, un étrange musée peuplé de chefs-d'œuvre rassemblés par un aristocrate excentrique, un mort dix ans plus tôt. 

Mort suspecte qui appelle à la vengeance et en annonce d'autres, celles des hôtes invités à connaître enfin le testament du Lord défunt.

La lecture dudit testament se fait selon les conditions du défunt, soit 10 ans après sa mort, et comme la mort remonte à la nuit de "Christmas" et bien la lecture se fera elle aussi la nuit de "Christmas". Elle aura lieu là où le mort avait été retrouvé, soit dans son manoir. Manoir atypique où chaque pièce se compose de nombreux objets hétéroclites venus du monde entier. 

Parmi les invités, un ami du Lord défunt, l'ex-inspecteur chef Higgins, qui sera accompagné du superintendant Scott Marlow. 

Le cadeau de Noël de l'ex-inspecteur chef Higgins ? Trois crimes et la mort qui rôde. 

Mon 1er roman de Christian Jacq et je ne suis pas déçue.

Que demander de mieux lorsque l'on a un manoir perdu au coeur de la vieille Angleterre, celui-ci aménagé d'une façon bien étrange... Un mort, le propriétaire des lieux, mort il y a 10 ans. Un panel de soi-disant amis invités à connaître enfin le testament du défunt selon ses conditions. 

On a tout pour se régaler avec une ambiance à la Agatha Christie. Tout se passe en huis clos dans ce manoir anglais coupé du reste du monde à cause d'une tempête de neige. 

La demeure est atypique, les lieux très bien décrits par l'auteur. Un manoir qui d'ailleurs pourrait faire peur. Renfermant des pièces uniques, trophées de chasse empaillés, et mille et un objets hétéroclites : 

Les personnages sont eux aussi atypiques. Etranges personnalités pour chacun d'entre eux, et magnifiquement imaginés par l'auteur car on se régale. Tous étaient amis aristocrate du défunt. 

L'histoire se déroule donc en huis clos au coeur de ce manoir coupé du monde, la nuit de Noël selon les exigences du défunt. Le testament doit être lu à une certaine heure de la nuit de "Christmas". Mais avant que l'heure n'arrive, d'autres morts vont avoir lieu et elles sonnent la vengeance. Higgins pense avoir là sont propre cadeau de Noël : trois crimes à résoudre et ça n'est peut-être pas fini !

Ce tome fait partie d'une série "Les enquêtes de l'inspecteur Higgins", mais il n'est pas du tout gênant de ne lire que ce tome par exemple. 

Le suspense est présent, l'ambiance et les personnages sont parfaits. 

J'ai pris grand plaisir à lire cette enquête mais aussi découvrir la plume de Chirstian Jacq. 



mercredi 21 janvier 2026

Le train bleu

 




Hercule Poirot souhaite passer des vacances sur la Côte d'Azur. Il monte à bord du Train bleu, reliant Calais à Nice. Mais des vacances vite écourtées pour notre enquêteur.

Quand le luxueux train arrive sur la Riviera, la fille du richissime Mr Van Aldin est retrouvée morte dans son compartiment. Ruth Kettering, fille du richissime Van Aldin, a été assassinée durant le voyage alors qu'on lui a volé un gros rubis et une valise en maroquin rouge. Un rubis offert par son père, monté sur un collier. Le célèbre rubis "Coeur de feu" vient donc de disparaître en même temps que l'on a assassinée celle qui le détenait. 

Si c'était le vol du célèbre bijou qui intéressait le voleur, pourquoi a t-on voulu tuer Ruth Kettering de la sorte, de la plus atroce façon, en défigurant la victime ? 

Le criminel aurait bien ses chances d'échapper à la justice, mais il ne sait pas - à son grand malheur - qu'Hercule Poirot est à bord du train.
Etes-vous partant(e) pour un voyage en train ! Pas n'importe lequel !

Un voyage à bord du Train Bleu fuyant les brumes anglaises pour le soleil de la Côte d'Azur.

J'ai appris après ma lecture, que ce roman était l'un des romans policiers qu'Agatha Christie n'aimait pas. Elle ne l'aimait pas car elle le trouvait "trop banale avec une intrigue sans intérêt". 

Et bien moi, je l'ai beaucoup aimé ! Ce train de luxe appelé Train Bleu de par la couleur de ses wagons renferme bien des secrets qui aiguiseront la curiosité de notre chère Poirot, et nous-même aussi en tant que lecteur. 

Le début du roman est un peu long mais on se régale vite avec un scénario comme on les aime de la plume de la reine du crime. Nous sommes aux côtés de la haute bourgeoisie londonienne et du luxe de la Riviera sous le soleil chaud de la Côte d'Azur. Les lieux sont agréables voguant entre les compartiments de ce train et la Riviera. 

L'intrigue est prenante. Il y adonc pour moi tous les éléments pour passer un bon moment aux côtés de Poirot. Je n'ai rien vu venir quant au dénouement, l'intrigue est donc bien perfectionnée. 

Les personnages sont très divers. On les découvre au début du roman et continuons de les croiser au fil de l'intrigue. Certains veulent en évincer d'autres et vice-versa. On les sent fourbes pour certains et la reine du crime les a joliment croqués pour apporter beaucoup de qualité à cette intrigue. 

C'est toujours un plaisir de se plonger dans un roman policier d'Agatha Christie. 

Un polar de la reine du crime, qui se lit avec plaisir. 

 


lundi 19 janvier 2026

Le monde véritable

 



Roman en lien avec la série Mille femmes blanches



1877 : Victime de violences conjugales, Molly McGill, jeune institutrice, est condamnée pour le meurtre de son mari. Emprisonnée à Sing Sing, elle a l'occasion de s'en sortir en acceptant de rejoindre un convoi de mille femmes blanches destinées à épouser des guerriers indiens. Elle va bientôt découvrir les mœurs des Cheyennes, leur culture, leur communion avec la nature. 

Mais quelques mois après, en dépit de tous les traités, et pour fuir l'armée américaine, un petit groupe de femmes dont Molly vont suivre une vieille Cheyenne aveugle vers "Le monde véritable", paradis selon la mythologie amérindienne. 

Elle les aide à passer dans "le monde véritable". Sorte de paradis où il serait possible de vivre en paix, mais celui-ci est bientôt menacé par des esprits maléfiques. 




Un brin mitigée. 

De Jim Fergus, j'ai lu le 1er tome de la saga Mille femmes blanches que j'avais adoré. Les autres titres de la série m'attendent dans ma pile à lire, ainsi que d'autres romans de l'auteur. 

Ce titre "Le monde véritable" me tentait également et l'ayant vu en bibliothèque, j'ai pu l'emprunter. Je ne m'attendais pas d'ailleurs à ce qu'il soit autant lié avec Mille femmes blanches. Attention, cela reprend quand même pas mal d'éléments de la saga Mille femmes blanches.

Alors que j'ai adoré le 1er opus de la saga Mille femmes blanches, je ressors un brin mitigée de cette lecture malgré qu'en soit l'histoire ne m'ait pas déçue non plus.

Ce titre, il faut en fait le lire plutôt comme une fable. Une fable sur un monde que l'on ne connaît pas.

En soi, j'ai apprécié l'histoire qui nous offre un joli portrait de femme, Molly. On retrouve aussi un bel hommage à la culture cheyenne. L'auteur mêle idéalement une actualité bien présente sur les dangers qui guettent notre monde.

Mais en même temps, je n'ai pas réussi à m'attacher pleinement à l'histoire. L'impression de me replonger dans Mille femmes blanches, même si je n'ai lu que le 1er tome, et qu'en somme ce roman "Le monde véritable" n'apporte pas plus que ça...

 Ce que j'ai aimé retrouver, c'est la connexion avec la nature et cette culture indienne liée aux esprits.

Une lecture en demi-teinte vous l'aurez compris, malgré cela je ne regrette pas non plus d'avoir lu ce court roman.