mardi 15 octobre 2019

AIR






Auteurs : Bertil Scali / Raphaël de Andréis

Editeur : Michel Lafon
Romans - Dystopie - SF - Ecologie - Environnement - Ecocide - Climat - Réchauffement climatique - France - Région - Aubrac - Politique - Dictature - Famille - 
Pages : 315
Parution : 29 août 2019
Merci aux Editions Michel Lafon pour cette lecture







Synopsis

Écologie : la démocratie a échoué, l'heure de la dictature est venue.
Je m'appelle Samuel Bourget. Je suis né en 1969, l'année où Neil Armstrong posant le pied sur la Lune a déclaré : " C'est un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour l'humanité. " Cette phrase a comme scellé le caractère de ma génération : l'optimisme à tout prix. Mes parents étaient pleins d'espoir pour mon avenir. Celui-ci s'annonçait pavé de plaisirs et de joies. Sauf qu'il n'en a rien été. Le monde qu'ils m'ont laissé a été anéanti et il ne reste presque rien de mon enfance. J'ai moi-même contribué à l'hécatombe. Des hommes ont été jugés et condamnés selon leur responsabilité dans le génocide écologique – " l'écocide ", ont dit les juges – qui se profilait, et qui, heureusement, a pu être évité. D'autres ont gravi les échelons du nouvel ordre en raison de leur engagement au service de l'écologie. À mon sens, ce n'était rien d'autre qu'une dictature. Bien plus tard, les révélations sur les excès de la cellule AIR ont mis fin à ce régime. Lors de leur procès, les dirigeants verts ont affirmé avoir sauvé l'humanité. C'est possible. Mais à quel prix ?

À l'époque, mieux valait ne pas être dans leur collimateur. Comme moi lorsqu'ils m'ont inscrit sur leur liste noire : la liste carbone.
Samuel Bourget est né l'année où l'homme a posé un pied sur la Lune, en 1969. Aujourd'hui il a 50 ans, et vit à Paris.

Nous sommes bien loin du premier pas sur la Lune et depuis ce temps, la Terre, elle, a souffert. Le monde que ses parents lui ont laissé a été anéanti et Samuel a contribué à l'hécatombe. Il ne lui reste pas grand chose de son enfance. 

Des hommes ont été jugés et condamnés selon leur responsabilité dans le génocide écologique, l'écocide. Sans y prêter attention, chaque être humain a laissé des traces de son comportement environnemental : relevés bancaires, achats en ligne, photos sur les réseaux sociaux... autant de preuves de notre attitude de pollueurs.

Aux dernières élections présidentielles a été élue une présidente. Avec cette élection, on a voté pour une dictature écologique. Cette dictature écologique votée par les Français sera présente pour châtier les pollueurs, que ce soit vis à vis des civils ou bien des entreprises.

A été créée une police écologique, et la création de l'AIR. L'AIR est une cellule digitale chargée de calculer l'empreinte individuelle des citoyens à l'aide de l'intelligence artificielle. Elle fait partie des premières mesures baptisées Green New Deal. Mise en place d'un pôle judiciaire pour traquer les pollueurs, particuliers ou entreprises. Les consignes sont drastiques...

Samuel, est inscrit sur la liste noire, la liste carbone. Pour son patron, il avait accepté d'exécuter certaines choses. Sans le savoir, il était devenu l'homme de paille d'une escroquerie environnementale. Et il fallait un coupable... ce serait lui.

Il a d'abord pensé à se rendre. Mais la sentence, il le savait, était sévère. Samuel avait peur...
Il a donc décidé de s'enfuir. S'enfuir avec sa famille, sa femme, son fils et sa fille. Quitter Paris tant qu'il était encore tant, car bientôt on allait fermer les portes de cette ville et plus personne ne pourrait en sortir.

Il n'a alors que très peu de temps pour organiser sa fuite car la police écologique allait être rapidement à ses trousses.  Il décide d'aller se mettre au vert dans la maison des parents de sa femme, en Aveyron. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir cette idée de se rendre en Aubrac. 

L'occasion sera peut-être alors de se reconnecter avec la nature, sans téléphone, sans matériel électrique. Prendre conscience... et d'ailleurs, rapidement, Samuel se pose la question d'où est passée son enfance heureuse... L'été à la mer et l'hiver à la montagne... Samuel souhaite que ses enfants puissent eux aussi vivre pleinement une enfance comme il l'a vécue. Pour cela, il faut prendre conscience de beaucoup de choses dans cet état d'urgence écologique afin de préserver la Terre qui a déjà tant souffert. 

Mais Samuel n'est pas au bout de ses surprises, car la police écologique est sur la trace des nombreux fuyards...

Une lecture qui fait prendre conscience !!!

En effet, voilà une lecture qui amène à réflexion sur biens des points ! Une dystopie écologique, politique, écrite en duo par un écrivain/reporter et un dirigeant d'un grand groupe de communication. 

Une lecture qui m'a intéressée dès les premiers instants de lecture et je me suis laissée happer rapidement dans ce roman fiction. 

Un des points intéressants, et un bon choix des auteurs, est que l'histoire se déroule dans un futur extrêmement proche de notre époque actuelle. Du coup, notre état de conscience en prend un coup puisque nous nous retrouvons en plein dans un écocide, soit un génocide écologique très actuel. En somme, on a consommé voir surconsommé les éléments de notre chère Terre et nous sommes arrivés à un point de non retour. On peut le dire... on est en effet pas loin de ce point de non retour...

Les auteurs débutent l'histoire sur un sujet plutôt politique où les Français voteraient pour une présidente et une dictature verte afin de réduire la surconsommation et de préserver l'environnement. Pour cela, les conditions sont drastiques, les amendes élevées, les emprisonnements fréquents. 
En abordant ce thème politique dès le départ, les auteurs nous amènent à réflexion sur le fait de savoir si ces idées drastiques seraient les bonnes ou pas... Ce changement brutal et hyper restrictif n'est en effet pas forcément le bon... Cette dictature verte, on le voit, n'est pas forcément le meilleur choix gouvernemental. On a une vue du coup sur les points positifs mais aussi sur les points négatifs d'une telle dictature. J'ai trouvé cela très intéressant de se poser pas mal de questions sur la chose. 

J'ai aimé également cette fuite de la famille Bourget. On est en plein dans un exil, ils ne sont pas les seuls à vouloir quitter Paris avant que l'on ne referme les portes de la capitale et on suit ces familles d'exilés vers des contrées françaises restées encore sauvages. L'exil est là aussi très intéressant, et nous fait aussi réfléchir sur la vie. Qu'est t-on prêt à faire pour faire survivre sa famille ? Et puis forcément on y retrouve dessous un point historique, à une toute autre échelle bien sûr.

L'arrivée dans une région inconnue, en tant que fuyards, a été là aussi captivante. Une famille qui découvre une nouvelle contrée, qui va devoir réapprendre à vivre "à l'ancienne" sans matériel électrique ou électronique, sans téléphone ni réseaux sociaux. Difficile pour des enfants qui n'ont connu que ça de devoir apprendre à vivre sans. J'ai aimé également le fait qu'il faut également réapprendre à parler aux gens, à ses voisins, chose un peu perdue à cause justement des réseaux sociaux. C'est très intéressant ce contexte des relations humaines perdues (tout à fait réel hélas), et à nouveau je le redis cela amène beaucoup de réflexions à la lecture. On prend conscience de beaucoup de choses. 

Cette histoire n'est pas forcément loin de la réalité hélas face à notre inaptitude à préserver notre si belle planète.  Bien entendu, ça glace un peu l'échine car les auteurs ne sont pas loin non plus de la réalité et le choix de l'époque très proche est assez refroidissant... 

La région de l'Aubrac est mise en avant, et les descriptions nous emportent un peu dans cette magnifique région. 

J'ai trouvé très juste l'écriture des auteurs, de même pour les dialogues.

Petit bonus également avec un quizz écologique que l'on retrouve en fin de livre, sur des gestes écologiques simples à réaliser. A faire pour voir si vous avez les bons gestes verts. 

Vous l'aurez compris, j'ai trouvé cette lecture très intéressante sur beaucoup de points. Un roman qui aborde l'écologie d'une façon originale et qui nous amène à réflexion. 

lundi 7 octobre 2019

Visions mortelles




Auteur : Metsy Hingle
Traducteur : Augusta Rondeau

Titre original : Flash Point

Editeur : Harlequin 
Collection : Best Sellers
Policiers - Thrillers - Suspense - Enquête - Meurtres - Paranormale - Visions - Racines
Pages : 384
Parution : 1er juillet 2007






Synopsis


Devenue orpheline à l âge de deux ans, Kelly Santos possède des dons de voyance qui l ont, depuis son plus jeune âge, tenue à l écart des autres enfants. Désormais photographe à New York, elle est bien décidée à oublier ces sombres années passées dans un orphelinat de la Nouvelle-Orléans jusqu au jour où la mort de S ur Grace, la seule personne à s être occupée d elle, la contraint à revenir sur le lieu de ses racines.

Mais tandis qu elle ouvre un journal abandonné dans un restaurant, Kelly a soudain la vision d un meurtre. La police, à qui elle se confie, n accorde que peu d intérêt à son récit - jusqu à ce que l on découvre un cadavre, exactement comme elle l avait prédit... Kelly apprend alors avec effroi qu un cheveu blond, retrouvé sur les lieux du crime, est porteur d un ADN similaire au sien. Elle qui se croyait sans famille se sait désormais liée par le sang à un criminel. Avec l aide de Jack Callaghan, un flic ému par sa sincérité, Kelly décide de mener sa propre enquête. Car, pour trouver l auteur de ce meurtre, il lui faut avant tout découvrir le secret de sa naissance...
Kelly Santos est une photographe de renom exerçant à New-York. Derrière ses appareils photos et son talent, elle cache un passé sombre et un don qu'elle possède depuis toute petite, celui d'avoir des visions au touché d'un objet.

Kelly est souvent prise de cauchemars, souvent le même, celui où elle est prisonnière des flammes et d'une fumée dense. Dans cette chambre d'hôtel, elle n'y coupe pas et se retrouve à nouveau prisonnière des flammes...

Ce matin là, en se réveillant, elle ne sait plus trop où elle est puis tous les événements des derniers jours lui revinrent à la mémoire. A son retour d'un reportage photo d'un mois en Europe, elle avait trouvé un message de la mère supérieure l'informant de la mort de sœur Grace. C'était il y a 15 jours. Les sœurs du couvent avaient enterré la seule personne au monde qui eût jamais aimé Kelly. Et elle n'avait pas pu assister à ses funérailles... Elle s'en voulait de ne pas avoir interrogé son répondeur plus tôt. La tristesse avait envahit le cœur de Kelly en repensant à sœur Grace qui avait remplacé la mère qu'elle n'avait jamais connue, et qui avait rendu plus supportable son enfance passée à l'orphelinat de St Ann.

Aucun couple ne voulait adopter Kelly. Cette petite fille de 6 ans était toujours ramenée à l'orphelinat après un bref passage en famille. On ne voulait pas de Kelly et les familles affirmaient qu'elle était hantée par le diable car elle avait des visions. A huit ans, Kelly avait compris que personne ne voudrait d'elle. A onze ans, elle subissait les moqueries de ses camarades qui la traitaient de sorcière. Et puis, à 13 ans, sœur Grace lui avait offert un appareil photo qui avait donné un sens à sa vie.

Et Kelly s'était évadée à plus d'un titre, elle était partie sans se retourner et avait quitter La Nouvelle-Orléans où elle n'avait aucun souvenir précieux, en dehors de celui de sœur Grace.

Depuis 10 ans, elle avait tourné la page sur son passé. Là, elle y est de retour...pour sœur Grace.

Mais le passé de Kelly va lui resurgir à la figure sans même qu'elle s'y attende.

Ça c'est passé dans un petit café du quartier français où elle s'était rendue pour prendre un petit déjeuner. En attendant sa commande, elle emprunta le journal posé à côté d'elle. Et en un bref instant, Kelly retint son souffle...une vision venait de l'assaillir...

Une vision de meurtre, celui d'un homme dans une voiture. Elle arrive même à situer les lieux et elle sait que le meurtrier est une meurtrière. Pour autant, elle n'arrive pas à voir son visage. Kelly regrettait amèrement d'avoir posé la main sur ce journal.

Dans un premier temps, elle refuse de s'impliquer dans ce qu'elle venait de ressentir. Et elle ne voulait surtout pas faire à nouveau l'objet de railleries. Mais, elle ne pouvait non plus passer le reste de ses jours avec ce poids sur la conscience. Il faillait qu'elle agisse et décide d'aller trouver la police.

Bien sûr, arrivée sur place et après avoir expliquer le pourquoi de sa venue, les policiers éclatent de rire. Mais on va commencer à se poser des questions lorsqu'en touchant l'un des agents, elle lui révèle une chose dont lui seul est au courant...

C'est Jack Callaghan qui sera attribué à cette affaire, lorsqu'un homme sera retrouvé mort dans sa voiture sur les mêmes lieux décrits par Kelly. Mais voilà, Kelly va devenir la principale suspecte dans cette affaire. Pourtant, seul Jack Callaghan la croit innocente. C'est le seul soutien qu'elle aura auprès d'elle pour l'aider à prouver son innocence.

Mais la quête qu’entreprend Kelly va la mener sur un sentier menaçant. Lorsque Kelly est allé récupérer les affaire de sœur Grace, en touchant son chapelet, elle va de nouveau avoir une vision. Soeur Grace a été assassinée...


Le peu d'indices que possède Kelly va l'amener vers un sinistre secret, où un tueur est prêt à tout pour achever son travail commencé il y a de nombreuses années. 

Une bonne intrigue !

Je ne connaissais ni le roman ni l'auteure, mais je ne suis pas déçue de cette découverte. J'ai passé un très bon moment de lecture avec une intrigue bien menée du début à la fin. 

Les rebondissements sont nombreux et la lecture est, du coup, rythmée. Le suspense a su me tenir en haleine jusqu'au dénouement. On est aux aguets pour tenter de découvrir l'identité du meurtrier ou plutôt de la meurtrière puisqu'il s'agirait d'une femme... Plusieurs pistes viennent à nous tout au long de la lecture et c'est très plaisant de se creuser les méninges. 

L'intrigue est bien ficelée et s'intensifie au fil de la lecture. Les brefs moments "d'amour" sont moins nombreux que dans d'autres romans de cette collection et c'est pas plus mal. Puisque, en effet, cette collection allie le polar à la romance. Mais pour une fois, j'ai trouvé que le polar prenait un pas supérieur à la romance et du coup l'histoire a réussi à plus m'embarquer. 

Il y a un côté surréaliste au sein de cette enquête avec ces visions dont l'héroïne du roman est prise. Je n'ai pourtant pas trouvé de décrédibilisation à l'histoire. Son passé, que l'on découvre au fil de l'eau est très réel. Il est par ailleurs assez difficile, beaucoup de tourment à l'âge où Kelly était enfant et c'est assez poignant.

Pas à pas on va découvrir des secrets bien cachés et découvrir le passé de l'héroïne, Kelly. 

Les personnages de Kelly Santos et Jack Callaghan sont attachants, bien construits. 

Les lieux sont bien visuels, j'ai aimé la description du quartier français de La Nouvelle-Orléans. 

L'écriture est simple, facile à lire, addictive. 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment livresque
en compagnie d'une intrigue très plaisante à suivre.  

vendredi 27 septembre 2019

Feel good






Auteur : Thomas Gunzig

Editeur : Au Diable Vauvert
Collection : Littérature générale
Romans - Rentrée littéraire - Littérature belge - Satire sociale - Misère sociale - Monde littéraire - Rentrée littéraire 2019
Pages : 398
Parution : 22 Août 2019








Synopsis

"Ce qu’on va faire, c’est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu’il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu’il y a eu un braquage, c’est parce qu’on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes." Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire, le rapt d’enfant et l’économie de la chaussure ?
Vous le saurez en lisant la nouvelle satire sociale de Thomas Gunzig.

Il y a Alice, mère célibataire, vendeuse en chaussures depuis près de trente ans. Mais les petits marchands de chaussures, à l'heure actuelle, ne font plus autant recette. Alors Alice connaît à 45 ans le chômage et les petits boulots à accomplir pour ne pas perdre ses droits... Un salaire oscillant entre 800 et 1000 Euros par mois, avec lequel il est bien difficile de survivre et d'élever correctement son fils de 7 ans.

Depuis ses 8 ans, Alice comprit de la manière la plus simple et naïve qu'avoir de l'argent était définitivement mieux que de ne pas en avoir. Élevée dans une famille n'ayant pas beaucoup d'argent, Alice a toujours connu les fins de mois difficiles.

Pour son fils Achille, Alice s'est ancré en tête qu'elle ferait tout pour lui, qu'elle voulait que sa vie soit aussi merveilleuse que possible. Elle voulait qu'il soit heureux. Elle voulait pour lui une enfance insouciante, qui serait toujours comme une fête, une enfance à l'abri des épreuves, de l'argent qui manque. Tout ce qu'elle n'a pas eu, car Alice a toujours été, depuis enfant, « tout juste ». Oui, elle s'en voulait de ne pas être plus riche pour Achille. Alors Alice multiplie les intérims, mais aussi les vols dans les magasins pour nourrir son fils. Et malgré cela, l'argent qui avait toujours été une préoccupation devint pour Alice une obsession, et la vie un calcul permanent...

Et puis il y a Tom, écrivain. Depuis son adolescence, il écrit. Adolescent emporté par des tsunamis de rage, de tristesse, d'amertume. C'est à ce moment là qu'il décida d'écrire, pour que les filles fassent attention à lui. Adolescent, il se voyait déjà célèbre. Et quand il serait célèbre, les filles se ficheraient de son physique ingrat. Depuis, il a donc choisi d'écrire. Ses romans sont publiés en petits nombres, toujours chez le même éditeur. Et tout comme des écrivains ultra médiatisés qu'il a déjà croisés ici et là, lui aussi a passé des heures interminables à creuser le sillon de l'écriture, à choisir avec soin les tournures de phrases adéquates, à élaborer des personnages, des intrigues... A présent, Tom a près de 50 ans, et la notoriété n'est pas celle qu'il aurait souhaité et ses droits d'auteur ne lui permettent pas de vivre décemment. Il a l'impression que le monde a décidé de continuer son chemin sans lui, et il se sent dépassé par l'arrivée d'internet, des réseaux sociaux, et puis de ces nouveaux auteurs de 20 ans plein de fougue et d'envie. 

Alors le jour où le chemin d'Alice croise celui de Tom, il se pourrait qu'une idée commune germe dans leurs têtes, une idée qui pourrait leur rapporter de l'argent...celui qui leur manque tant... une idée façon feel-good...
Gros coup de coeur pour ce roman !!!


Un roman coup de poing qui restera ancré dans ma mémoire tellement j'ai aimé cette lecture.

Toucher le fond, les personnages de ce roman connaisse bien et l'auteur, Thomas Gunzig en parle superbement ! Un roman où humour noir et fatalisme côtoient rage de vivre et espoir sans faille, et le choix du titre, Feel-Good, est parfait !

Dès les premiers instants lecture, on entre dans la peau des personnages, on ressent l'angoisse, la peur, de manquer d'argent, de ne pas pouvoir offrir une vie meilleure à son enfant, et tout simplement de ne plus pouvoir survivre. L'auteur a un style particulier, à lui, pour nous faire ressentir tant d'émotions qui vous prennent à la gorge, qui vous font serrer le cœur et les tripes. Mais malgré cette peur et cette angoisse de ne plus pouvoir y arriver et d'être, on peut le dire, dans une misère sans fin, on ressent toute la rage de vivre de nos deux personnages Alice et Tom.

Thomas Gunzig croque parfaitement le portrait d'une employée lambda, ni riche ni pauvre, allant vers la cinquantaine, et qui, en perdant son emploi va alors connaître une misère saisissante.
Oui, on se met dans la peau du personnage, car cette situation peut arriver à chacun d'entre nous et on ne reste pas insensible à cette situation, surtout lorsque l'auteur choisi les mots parfaits. L'angoisse que peut provoquer le manque d'argent, et surtout ce que l'on peut être amené à faire pour subvenir à ses besoins et à celui de ses enfants, l'auteur nous le fait ressentir avec une grande émotion. Serions nous prêt à tout pour vivre lorsque la misère se fait ressentir ? 
L'auteur arrive à nous faire poser beaucoup de questions sur la situation. C'est très intéressant d'autant plus. Garde t-on une morale dans ce genre de cas ? Y a-t-il des situations que l'on se refuse à faire pour subvenir aux besoins de son enfant ? C'est très poignant, sans pour autant être en présence d'une lecture pleine de noirceur et là est toute l'intelligence de l'auteur. Thomas Gunzig aborde avec beaucoup de justesse le reflet d'une société présente à chaque instant mais que l'on voudrait cacher et ignorer. Mais cette misère sociale est bien présente, et on la côtoie quotidiennement alors ne fermons pas les yeux.

Et puis l'auteur a eu envie également de croiser son roman avec celui du roman en lui-même. C'est fait avec beaucoup d'intelligence, d'exactitude. Il décrit un portrait édifiant du monde littéraire actuel, et c'est fait avec humour et authenticité. Pour cela, il a créé le personnage de Tom, qui, on le devine, lui ressemble un peu. 
Tom, écrivain ni célèbre, ni inconnu du public, toujours auprès de la même maison d'édition depuis ses débuts. Un écrivain qui vend tout juste, pour pouvoir finir le mois « tout juste » aussi. Un écrivain qui prend du temps pour écrire ses livres, qui prend du temps pour faire le tour des librairies ou des salons littéraires, qui s'engage pour des invitations ça et là... mais qui reste « tout juste », jamais célèbre comme ces auteurs croisés ça et là. Un auteur qui n'a pas obtenu la notoriété souhaitée. Alors, lorsque l'auteur arrive à près de la cinquantaine et qu'il se rend compte que ses livres n'ont jamais vraiment marché... le questionnement est alors présent et ne le quitte plus. Vient le manque d'argent... et vient la question fatidique...manque de talent, pour ne jamais avoir réussi à percer autant que ses collègues ?

Comment faire un livre qui marche ? Comment l'auteur de 50 ans peut-il percer parmi tous les jeunes auteurs qui arrivent sur le marché a à peine 20 ans, et comment rivaliser lorsqu'on est un peu largué de tous ces réseaux sociaux, Facebook, Instagram, etc, car tout se fait là désormais... avec des bookstagrammeurs, bloggeurs, etc, mais aussi avec de nouveaux phénomènes littéraires qui percent depuis quelques temps.
Là aussi, Thomas Gunzig a les mots justes pour parler de ce thème qui est très parlant pour nous lecteur et encore plus pour nous bookstagrammeurs, bloggueurs, etc. C'est tellement vrai, tellement fort. Des mots qui frappent et qui portent une réflexion sur le métier d'écrivain. Pas si facile qu'on le croit !!

Et pour conclure, Thomas Gunzig nous a concocté une intrigue des plus jouissives avec une petite touche rocambolesque avec, vous l'aurez compris, des personnages profonds, empli d'une rage de vivre intense pour se relever, et très attachants.

Le style de l'auteur est remarquable, gros gros coup de cœur pour le style de Thomas Gunzig. Je ne vais pas trouver les mots légitimes pour vous exprimer correctement mon ressenti sur ce sujet, mais j'ai adoré son style sur bien des points. Il a une façon particulière, à lui, de nous faire ressentir les émotions, qu'elles vous fassent sourire ou qu'elles vous prennent aux tripes. J'aime quand l'auteur, pour intensifier la situation vécue d'un personnage, nous cite une pléiade de faits de quasi une page (exemple : sur une page entière, citer des prix d'articles nécessaires à la vie d'Alice et son fil pour survivre dans son quotidien, prix des petits pots, paquet de pâtes, etc). Utiliser le listage de faits, d'actions, nous faire ressentir toute l'ampleur de la situation vécue par le personnage. 

J'espère que mes mots sont assez fort pour vous faire ressentir tout ce que j'ai aimé dans ce roman car j'ai toujours beaucoup de mal à écrire mes chroniques lorsqu'il s'agit, comme ici, de gros coups de cœur. J'ai découvert grâce à ce roman tout le talent de Thomas Gunzig, la justesse et la profondeur de ses mots. Un roman qui restera dans ma mémoire, je peux vous l'assurer, et c'est mon gros coup de coeur de la Rentrée littéraire 2019 et très certainement de mes lectures de l'année 2019.

Ne passez pas à côté de cette pépite !!
Et on ne pouvait pas trouver meilleur titre !!

lundi 23 septembre 2019

C'est lundi, que lisez-vous ? #116




Hello et bienvenue au plus joli mois de l'année, l'automne. 



Je vous retrouve aujourd'hui pour ce rendez-vous initié 
 par Mallou et repris par Believe in Pixie Dust.


et vive les chocolats chauds, la pluie, les couleurs orangées chaudes, les plaids, etc


On répond donc à trois questions.


  1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Voici donc le résumé de mes lectures :





Ambition - Tome1 -
- Yoann Dubos -


2312, l’homme, fatigué des systèmes politiques et de leurs représentants accepte d’abandonner une grande partie de ses droits civiques contre des garanties de paix et de stabilité. Vient alors au pouvoir une organisation rassemblant les vingt plus grandes puissances économiques mondiales, appelée le Conglomérat.
C’est dans ce contexte que la Terre poursuit la colonisation du système solaire. Mais un vaisseau de la mission Synope est mystérieusement stoppé et détruit par une barrière invisible.


La collision révélera alors une incroyable réalité cachée jusque-là aux yeux des Humains : tout autour d’eux, vivent depuis des millénaires des créatures fantastiques dotées d’incroyables capacités… Mais personne n’était préparé à affronter cette Résonance originelle.





Un début de saga incroyable !! 
L'univers créé par Yoann Dubos est fantastique !
Chronique en préparation





Rose
- Tatiana de Rosnay -


Paris, sous le Second Empire. Des centaines de maisons sont rasées et des quartiers réduits en cendres. Alors que le vieux Paris s'effondre sous les ambitions du baron Haussmann, de nombreux Parisiens protestent sans parvenir à infléchir les ordres d'expropriation. Dans sa maison de la rue
Childebert, à l'ombre de l'église Saint-Germain-des-Prés, Rose Bazelet mène une vie paisible, rythmée par la lecture du Petit Journal, les visites à Alexandrine, sa locataire et amie fleuriste du rez-de-chaussée, les soins de Germaine et Mariette ses domestiques dévouées. Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre de la préfecture, la sentence tombe : le tracé du boulevard St Germain passe par chez elle, rue Childebert. Liée par une promesse faite à son défunt mari, Armand, Rose ne peut envisager de quitter la demeure familiale. Déterminée à résister jusqu'à son dernier souffle, elle confie à Armand, son amour disparu, son combat quotidien. De lettres en lettres, elle replonge dans
son passé et dévoile peu à peu un secret qu'elle a gardé pendant plus de trente ans. Dans ce roman épistolaire, Tatiana de Rosnay nous entraîne au coeur d'un monde où les petits métiers, herboriste, relieur, chiffonnier fleurissaient, et dont il ne reste que les vestiges. Tandis qu'une page de l'Histoire se tourne, Rose devient le témoin d'une époque et raconte le traumatisme suscité par ces grands travaux d'embellissement. Entre introspection et rédemption, ces lettres rendent hommage au combat d'une femme seule contre tous. Dans cette ode à la capitale, les maisons regorgent de secrets et les murs sont imprégnés de souvenirs.


Superbe roman épistolaire qui regorge de tendresse d'une femme pour son mari, pour son fils, pour sa ville en pleine modification. Et puis on ressent également toute la colère de cette femme envers ce préfet qui lui volent ses souvenirs avec cette résolution de modifier Paris. 
Chronique en préparation.



La fille de Brooklyn
- Guillaume Musso - 


Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.




J'ai lu environ 150 pages et je trouve la lecture de plus en plus addictive !!






A piocher dans la PAL, peut-être un jeunesse mais à voir après ma lecture en cours.



BONNE SEMAINE à tous et BEL Automne !!!!




mercredi 18 septembre 2019

Amoureuse et un peu plus



Auteur : Pamela Morsi
Traducteur : Barbara Versini

Titre original : Love Overdue

Editeur : Harlequin
Collection : Best Sellers
Romans - Romance - Etats-Unis - Kansas - Bibliothèque - Famille -  Amitié - Amour - Solidarité - Eté - Moissons
Pages : 384
Parution : 1 septembre 2014









Synopsis


Diriger la bibliothèque de Verdant dans le Kansas ? Dorothy (D.J. pour les intimes) a l’impression de vivre un rêve aussi improbable que merveilleux. Et pas question de se laisser décourager parce que la bibliothèque n’a en réalité rien du pimpant établissement qu’elle avait imaginé, mais tout du tombeau lugubre. Pas question non plus de se laisser abattre parce que les membres de sa nouvelle équipe se montrent pour le moins étranges et peu sociables : elle saura les apprivoiser. Mais son enthousiasme et sa détermination flanchent sérieusement quand on lui présente Scott Sanderson, le pharmacien de la petite ville. Là, D.J. doit définitivement se rendre à l’évidence : elle est vraiment très, très loin du paradis dont elle avait rêvé. Car Scott n’est autre que le séduisant inconnu qu’elle a rencontré six ans plus tôt à South Padre et avec lequel elle a commis l’irréparable avant de fuir, éperdue de honte, au petit matin… Heureusement, elle ne ressemble en rien à la jeune femme libérée et passionnée qu’elle s’était amusée à jouer le temps d’une soirée entre copines : avec son chignon, ses lunettes et ses tenues strictes, elle est sûre que Scott n’a aucun moyen de la reconnaître.


Dorothy (DJ pour les intimes) est aux anges. Elle quitte tout pour partir en direction d'une petite ville du Kansas, Verdant, où elle vient d'obtenir un poste pour diriger la bibliothèque. Elle a un petit peu l'impression de vivre un rêve, elle qui attendait avec impatience d'obtenir un poste tel que celui-ci. DJ est passionnée de livres et souhaite partager sa passion.

D'aspect, DJ fait plutôt très studieuse. Toujours habillée de façon classique, jupes droites, couleurs passe-partout. Elle n'a pas toujours été comme ça, et ce choix vestimentaire n'est autre qu'une façade qu'elle s'engage à bien conserver.

DJ est plutôt introvertie et solitaire. Elle n'avait partagé son espace vital avec personne depuis que sa meilleure amie s'était mariée. Alors lorsque Madame Sanderson, la femme qui l'a engagée pour le poste de directrice de bibliothèque, lui propose l'appartement au-dessus de chez elle...DJ est plutôt mal à l'aise. Mais pas franchement d'autres solutions devant cette femme qui arrive à imposer ce qu'elle veut. Madame Sanderson est veuve et vit seule dans sa grande maison. Une femme charmante mais bien décidée. C'est d'ailleurs elle qui a choisi DJ pour occuper le poste à la bibliothèque.

En arrivant à Verdant, DJ ne s'attendait pas à cela... Dès son premier jour officiel à la bibliothèque, les gens sont plus intéressés par la circulation des rumeurs concernant sa venue que par les livres de la bibliothèque. Et qu'elle n'est pas la déception de DJ en voyant les installations de la bibliothèque. Un lieu sombre et pas accueillant du tout, une décoration vieillotte, et sans parler non plus du personnel présent qui soit l'accueil avec plaisir ou soit l'accueil à couteaux tirés. 

Mais DJ serra les dents en faisant de son mieux pour ne pas montrer sa déception entre les gens venus plus pour découvrir qu'il elle est que pour emprunter des livres...tout ce qui avait trait à la bibliothèque la touchait. Elle voulait que la petite communauté de Verdant apprenne à apprécier sa bibliothèque. Mais que faire pour que l'endroit soit moins lugubre et plus accueillant...

L'enthousiasme de DJ va encore en prendre un coup lorsqu'elle rencontrera le pharmacien de Verdant, et fils de sa logeuse Madame Sanderson. DJ avait été sous le choc à cette découverte. Son erreur de jeunesse, là devant elle. Elle avait presque réussi à ne plus y penser. Cela lui revenait certains soirs, quand elle voyait la lune se lever à l'horizon... les souvenirs remontaient alors. Oui, le beau Scott Sanderson n'est autre que sa magnifique aventure de vacances d'il y a 8 ans, lorsqu'elle n'était pas encore la DJ habillée classique... 

En effet, il y a 8 ans elle a vécu un moment de folie avec un homme qu'elle ne connaissait pas et qu'elle a abandonné au petit matin avant qu'il ne se réveille. Un moment fabuleux, une nuit torride, en adéquation parfaite, à South Padre. 

Depuis 8 ans, elle n'a jamais trouvé l'homme qui aurait pu égaler cet homme mystérieux. Aucun d'entre eux avec qui elle a partagé une expérience n'a jamais pu rivaliser avec la chimie ressentie avec cet homme cette nuit là. 

Elle devait tout faire pour qu'il ne la reconnaisse pas, et pour cela elle devait continuer à ce parer de ses jupes strictes et classiques, ne pas détacher son chignon, etc. DJ avait surtout intérêt à se surveiller, à ne rien dire ou faire qui puisse rafraîchir la mémoire à Scott. 

D'un premier abord, il ne la reconnaît pas et la trouve plutôt revêche. Il est très apprécié au sein de Verdant et on prend soin de lui.

DJ, venant d'arriver, ne voit que ce qu'elle comprend des rumeurs et se fait un petit aperçu de Scott. Elle le prend pour quelqu'un de volage, qui a trompé sa femme... mais pour en venir à cette idée, DJ n'a fait qu'écouter des rumeurs et les à interprétées à sa façon. Alors elle est un brin déçu par cet homme qui l'a tend fait rêver pendant 8 ans. 

Lui, se souvient de cette inconnue de South Padre il y a 8 ans. Il aurait aimé connaître son nom, la revoir, tant la chimie avait été parfaite également pour lui. Il ne se doute pas une seconde qu'il s'agit de la bibliothécaire revêche qui vient d'arriver à Verdant. 

Mais bientôt, plus le temps de faire plus ample connaissance car les moissons vont arrivées et tous les habitants de Verdant vont être occupés. C'est peut-être le bon moment pour DJ de revoir la déco de la bibliothèque de Verdant... le souci c'est qu'elle n'a aucune aide proposée.... peut-être celui de James, un drôle de zèbre employé de la bibliothèque toujours caché derrière les rayonnages et qui ne se fait entendre que par des claquements de livres... 

DJ n'est pas au bout de ses surprises... si elle découvrait pourquoi Madame Sanderson l'a embauchée....

Peut-être que l'aide que DJ a besoin sera apporter par son petit chien, qu'elle a nommé Mr Dewey en rapport avec sa passion pour le monde bibliothécaire.... un petit chien qui pourrait faire des miracles. 


Excellent moment lecture !


Une lecture détente et sans prise de tête et qui m'a fait passé un très bon moment dans un environnement que j'apprécie beaucoup, celui des bibliothèques. 

Quel bonheur de partager ce quotidien parmi les livres. J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, d'une part dans un quotidien d'une bibliothèque, mais d'autre part dans cette petite ville de campagne du Kansas. Tout d'abord on ressent les rumeurs de villages, les quand diras-ton, les rumeurs infondées, et puis plus on avance dans l'histoire plus on découvre une solidarité étonnante et qui fait du bien !!

Une histoire qui fait du bien, pas seulement tournée sur une romance bien au contraire car il y a pas mal de thèmes abordés. Je ne peux pas tous vous les cités car je spoilerais certaines choses mais cela aborde entre autre la famille, les traumatismes post guerre, les effets de la rumeur, le deuil, l'autisme, l'homosexualité, et tant d'autres encore. Les intrigues se mêlent entre elles pour former une belle histoire. 

Les personnages sont très attachants. Certains d'entre eux sont des personnages disloquer par le passé. Je ne peux pas trop m'étendre la-dessus pour ne pas trop en dévoiler car cela fait partie d'une intrigue de l'histoire que l'on ne comprend que sur le dénouement du roman. J'ai aimé le personnage de DJ dévouée à sa bibliothèque, au bien-être des lecteurs. Elle est pleine d'idées et, bien évidemment, a envie de les mettre en place. Le personnage de Scott est très intéressant, on apprend à le connaître au fil de la lecture et on s'attache de plus en plus à lui. Le personnage de Madame Sanderson est drôle, émouvant aussi. Drôle car elle cache bien son jeu, mais là aussi je ne peux en dévoiler trop...
Et puis rien ne serait pareil sans Mr Dewey, le chien de DJ qui tient un rôle très important dans l'histoire. 
Pour ceux qui ne connaissent pas ce nom, Dewey, un nom très important dans le monde bibliothécaire puisqu'il s'agit du système de classification du fond documentaire d'une bibliothèque. 

D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé trouver au début de chaque chapitre, un code dewey et l'indication de la côte qui bien évidemment, vous vous en doutez, a un lien avec le chapitre en question.

J'ai aimé l'écriture simple, fluide, addictive même et ce mélange entre humour, tendresse, et bien-être à la lecture. 


Une lecture feel-good parfaite pour se détendre. 
Une jolie romance, mais pas que car il y a des messages plus profonds dans cette lecture. 
Et une ambiance extra !!

mercredi 11 septembre 2019

Le code Midas



Auteur : Boyd Morrison
Traducteur : Vincent Basset

Titre original : The Vault

Editeur : Bragelonne / Milady
Collection : Thriller 
Romans - Roman d'aventure - Suspense - Trésor - Course poursuite - Antiquité - Mythologie - Esotérisme - Italie - Histoire - Légende - Légende du Roi Midas
Pages : 480
Parution : 8 juillet 2016





Synopsis : 

« Qui maîtrise la carte sera riche comme Midas. »
Désamorcer en moins de dix minutes une bombe cachée sur un ferry bondé : tel est le test diabolique auquel l’ingénieur militaire Tyler Locke doit se soumettre s’il veut revoir son père, qui vient d’être kidnappé. Mais l’épreuve ne s’arrête pas là. Tyler doit maintenant se lancer dans une quête improbable : retrouver le trésor du roi Midas. Il ne dispose que d’un seul indice, un manuscrit crypté attribué au grand Archimède. Aux côtés de la linguiste Stacy Benedict, Tyler entame une course effrénée. Ils ont à peine cinq jours pour résoudre une énigme vieille de deux mille ans… 
A peine a t-il fait 10 minutes de son trajet d'une heure en ferry entre Seattle et Bremerton, que le téléphone de Tyler Locke, ingénieur militaire et expert en explosifs, a déjà sonné trois fois affichant un numéro inconnu. Tyler a, comme à son habitude, ignoré les appels de ce numéro inconnu ; mais un sms vient de tomber et cela toujours du même numéro inconnu.

L'insistance de ce numéro va faire qu'il va ouvrir le sms qui vient à nouveau de tomber. « Docteur Locke, si vous ne répondez pas au téléphone, vous serez mort dans vingt-huit minutes. »

Tyler Locke va rapidement comprendre, en plein milieu de son trajet sur le ferry, que son père vient d'être kidnappé mais aussi qu'une bombe est positionnée à l'intérieur d'un camion dans la cale du ferry et qu'il n'aura que très peu de temps pour la désamorcer avant qu'elle n'explose. 

Tyler n'y comprend rien. Que veut cet homme qui l'a contacté ? Est-ce un attentat suicide ? Veut-il qu'il fasse rentrer la bombe sur la base navale toute proche ?

Aux mêmes instants, Stacy Benedict, présentatrice d'une émission télé très réputée « A la recherche du passé » et possédant un doctorat en langues classiques a elle aussi été contactée et elle se trouve également à bord du ferry. Elle a reçu le message suivant : « Il y a une bombe dans le camion. Coopérer avec cet homme pour la désactiver. Si vous échouez, votre sœur et vous mourrez. »

Une heure auparavant, elle avait reçu un appel d'un inconnu prétendant que sa sœur Carol avait été enlevée. Elle avait reçu une vidéo de sa sœur cadette bâillonnée et les instructions de monter à bord du ferry de 8h30 reliant Seattle et Bremerton.

Tyler Locke et Stacy Benedict vont vite se rendre compte qu'ils viennent d'être enrôlés par un génie criminel pour entreprendre une mission quasi impossible, celle de découvrir les richesses légendaires du Roi Midas. Jordan Orr a monté son plan depuis des années, mais il a besoin de Tyler et Stacy qui ont chacun leurs spécialités pour retrouver le trésor de Midas. Orr a appris l'existence du Codex d'Archimède et de la possibilité qu'offrait ce dernier de mettre la main sur un des plus grands trésors de l'histoire. Si cette piste permettait de retrouver la tombe perdue du Roi Midas et les richesses qu'elle contenait, Orr pourrait finir sa vie dans le luxe dont il avait été privé dans son enfance et prendre par la même occasion sa revanche sur la vie. Son rêve était à porter de main : Stacy Benedict et Tyler Locke allaient trouver le trésor pour lui ou mourir en essayant. Pour cela ils vont devoir reconstituer un puzzle, un appareil qu'Archimède a conçu et permettant de retrouver le pouvoir de Midas.

Le pouvoir de Midas...rien qu'une légende pour Tyler ! Lui qui pensait que le kidnapping de son père, ancien militaire, avait pour but de lui soutirer une rançon ou bien une accréditation secret-défense... Jamais il n'aurait penser à ce mythe évoquant tous les dangers de la cupidité. Le Roi Midas avait reçu la capacité merveilleuse de transformer en or tout ce qu'il touchait, ce qu'il considéra au début comme une bénédiction. Mais...

Tyler et Stacy n'ont que 5 jours de délai pour trouver la tombe du Roi Midas et ce qu'elle contient. 5 jours pour contrecarrer un complot. 5 jours octroyés par Orr pour que Tyler et Stacy trouve la réponse à une énigme vieille de plus de deux mille ans !! Ils vont devoir mettre toutes leurs compétences en commun et parcourir les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, dans une course folle pour résoudre cette énigme vieille de 2000 ans. 

Voilà un roman d'aventure et historique très sympa à lire !!

Un thriller historique qui me fait penser bien évidemment aux romans de Dan Brown puisque nous sommes ici dans le même genre littéraire mêlant du thriller à du roman d'aventure et du roman historique. 

J'ai pris plaisir à découvrir cette aventure historique où, justement, ce côté historique tient une place importante et est très intéressant.

L'auteur a réussi à tisser une belle aventure autour des personnages d'Archimède et le Roi Midas et des faits historiques les concernant. Une aventure palpitante du début à la fin avec de nombreux rebondissements, et des puzzles et énigmes à deviner tout au long du roman pour découvrir une énigme vieille de plus de 2000 ans.

Les personnages sont intéressants, un peu clichés tout de même je trouve mais cela ne gâche en rien la lecture. Les deux personnages principaux ont chacun leurs savoirs à mettre en commun pour découvrir l'énigme, et tout deux aux opposés de l'un et de l'autre.
Dans l'histoire, bien entendu, un méchant avec ici le personnage de Jordan Orr. On a franchement envie de l'enterrer avec sa soif d'or lui !

J'ai trouvé les énigmes intéressantes à suivre, c'est très bien détaillé historiquement parlant. On sent que l'auteur à de la recherche historique derrière lui. Boyd Morrison est titulaire d'un doctorat en ingénierie industrielle et a travaillé pour la NASA et ça se ressent dans tout le côté aventure et énigmes à découvrir ainsi que pour toutes ces bombes à désamorcer, c'est très technique.

C'est rythmé, les rebondissements sont nombreux et les situations inventives. Tout est présent dans ce roman pour que l'on ne s'ennuie pas un instant.

Les décors sont nombreux puisque l'auteur nous fait traverser pas mal de pays, les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie et toujours avec des lieux mythiques. Là aussi, c'est très intéressant.

J'ai pris plaisir à redécouvrir les énigmes d'Archimède ainsi que la légende du Roi Midas qui, je l'avoue, m'était un peu sortie de la tête.... du coup pour ce côté historique, j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

Après, pour cette lecture, il faut aimer les romans d'aventure, les courses poursuites, et les recherches de trésor, car on est en plein dedans et le lecteur n'est pas déçu.

L'auteur a écrit d'autres aventures avec le personnage de Tyler Locke. Pour ma part, je n'en avais jamais lue auparavant mais cela n'a gêné en rien la lecture de cet opus. Chacun peuvent se lire indépendamment. 

L'adrénaline est au rendez-vous tout au long de cette lecture, 
une aventure palpitante et un roman historique intéressant.