lundi 15 août 2022

Ne la quitte pas des yeux

 




Synopsis

Journaliste dans une rédaction locale, David Harwood travaille trop. Passer une journée en famille dans un parc d'attractions était une bonne idée... Pourtant, à peine arrivés, Jan, son épouse, se volatilise. Escapade préméditée ? Kidnapping ? David doit accepter qu'il ne sait rien de cette femme dont il partageait la vie. Suspect numéro un aux yeux de la police, il part à la recherche de la vérité.
Une sortie en famille. David Harwood, journaliste, travaille trop et surtout en ce moment avec un gros dossier d'implantation d'une prison dans la région. Il a donc décidé de s'octroyer une journée en famille avec sa femme Jan et leur petit garçon Ethan. Une journée au Parc d'attractions et David est heureux de la partager avec sa femme et son fils de 4 ans.

Mais ce qui commence comme une agréable sortie se transforme alors en cauchemar inexplicable. A peine arrivés sur les lieux, Jan disparaît. L'équipe de sécurité du Parc est tout de suite alertée par David. Et très vite la police arrive aussi sur place car Jan reste introuvable. 

Le trouble va alors commencer à s'installer car l'équipe de sécurité ne trouve aucune trace de Jan. C'est à dire, que les caméras de sécurité filmant les sorties ne retrouvent aucune trace d'elle. Et encore plus surprenant, aucune trace non plus de Jan sur les films des caméras de sécurité des entrées. On a bien un visuel de David et du petit Ethan dans sa poussette passant les guichets d'entrée du Parc, mais aucun visuel de Jan entrant dans le Parc...

L'infime trace, le moindre indice, se retournent alors contre David aux yeux de la police. Chaque preuve comme quoi il ne raconte pas d'histoire et que sa femme était bien présente avec lui au Parc d'attractions se retourne contre lui. Et plus il va découvrir de choses, plus il va se poser de questions sur cette femme qui partageait sa vie. Il est désespéré et se plonge corps et âme pour mener sa propre enquête puisque personne ne veut le croire. Il confie Ethan à ses parents et part à la recherche de la vérité.

Mais aux yeux de la police, David devient alors le suspect numéro un.   
Bluffée !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de thriller de Linwood Barclay. Je me régale toujours avec ses thrillers où le suspense est toujours à son comble. Ici, j'ai été happée dès les premiers instants de lecture et me suis retrouvée avec un vrai page-turner entre les mains. Impossible de lâcher ma lecture.

L'intrigue est typique d'un thriller domestique et elle est parfaite et diabolique... On va de rebondissements en rebondissements, on ne sait plus qui croire ou ne pas croire tellement Linwood Barclay nous mène par le bout du nez jusqu'à un final magistral. Nous avons donc une disparition et depuis cette disparition, l'action s'enchaîne sans cesse, ce qui donne un rythme soutenu à l'histoire et rend la lecture palpitante. On va suivre principalement la propre enquête de David à la recherche de traces sur la disparition de sa femme, plutôt que suivre une enquête menée par des policiers. Justement, ici, l'enquête policière passe en second plan. 

Côté psychologie, le personnage de David est superbement travaillé. Linwood Barclay a très bien développé ce personnage sur différents points et j'ai aimé son évolution tout au long du thriller. Un homme à la fois à la recherche de preuves sur la disparition de sa femme mais aussi de preuves contre son innocence. Etant une personne lambda, il est contraint à faire des erreurs. Tout se retourne contre lui, alors comment faire, pour nous lecteur, pour ne pas douter de tel ou tel personnage. Le côté psychologique tient une part importante dans cette intrigue, tromperies, mensonges, tout est écrit avec brio pour douter de chacun des personnages.

L'un des messages que Linwood Barclay fait passer dans ce thriller est : connaît-on si bien que celà la personne avec laquelle on vit  ? ou bien, sans parler, de conjoint, connaît-on si bien les personnes qui nous entourent ?

L'écriture est très addictive, l'auteur sait lancer les surprises au bon moment pour rendre la lecture captivante. Il sait faire cogiter notre esprit et notre imagination face aux personnages et à ce qu'ils vivent. Linwood Barclay a une plume qui rend la lecture intrigante et riche. A chaque éclaircissement possible, il arrive à contrer le tout pour nous faire douter à nouveau. On va de surprise en surprise.

Je suis très friande de ce genre de thriller psychologique et thriller domestique 
où l'on en vient à douter de chacun, et franchement je n'ai pas été déçue ! 
Pour finir, j'ai envie de vous dire : qui est qui ?


lundi 8 août 2022

Les Ravissantes

 

Synopsis

Que s’est-il réellement passé en mars 1976 dans la petite ville de Saint Sauveur, en Arizona ?
C’est la question à laquelle tente de répondre le journaliste Neil Sheehan, confronté à une énigme qui divise la population : la disparition, sans mobile apparent, de plusieurs adolescents. Tandis que le shérif Liam Golden met tout en œuvre pour résoudre l’affaire, les mères des disparus accusent une communauté de marginaux qui s’est installée un an plus tôt dans les parages. Et pendant ce temps, d’étranges lumières apparaissent les nuits sans lune et la tension continue de monter entre les deux camps...
Comment démêler le vrai du faux ? À qui donner tort ou raison ? Distillant le doute, recoupant témoignages et informations réelles, Romain Puértolas invite le lecteur à mener l’enquête dans ce roman dont chaque page déjoue les certitudes.

St-Sauveur, petite ville d'Arizona. U.S.A. 1976. Coup sur coup, trois adolescents sont portés disparus. Enlèvements ? Fugues ? Accidents ? Aucune piste, aucune information.

St-Sauveur est une petite ville aux paysages arides, près de la frontière mexicaine. Tout le monde se connaît sans pour autant que chacun s'occupe des autres. Une ville tranquille qui n'avait jamais fait de bruit. Jusqu'à l'arrivée de la Communauté qui s'est établie récemment à St-Sauveur. Une ville dans une ville. On ne sait combien de personnes elle abrite. Des hauts murs ont été dressés telle une forteresse pour que l'on ne voit pas ce qui s'y passe. Selon les habitants, son propriétaire est un Mexicain, ancien homme d'affaires, devenu désormais gourou. Et pour les habitants de St-Sauveur, l'homme a quelque chose à cacher.

L'homme affirmait à qui voulait l'entendre être Jésus-Christ ressuscité.

Les habitants de St-Sauveur ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de cette secte et la folie de ce gourou. 

Alors après la disparition des trois adolescents, les mères des enfants accusent la communauté d'être à l'origine de ces trois disparitions. 

Le shérif Liam Golden est bien en peine avec cette affaire. Aucun lien ne réunit les trois enfants, ils n'ont pas le même profil, ni le même âge, ni les mêmes activités. Après déjà quelques recherches, le shérif Golden s'avouerait presque vaincu...les bras ballants devant trois adolescents que la terre avait engloutis dans le plus grand mystère. Aucune piste, aucune trace à l'horizon. Mais on ne disparaissait pas comme ça ! Il ne pensait pas à la fugue, pas trois d'un coup en plus. Pour le shérif, il y avait quelque chose qui ne cadrait pas dans l'histoire.

A St-Sauveur, on crie de plus en plus fort que ces disparitions sont dues à la Communauté. Les cris de douleurs des mères à qui l'on venait de retirer leur enfant se font entendre dans toute la ville. 

Que s'est-il réellement passé en mars 1976 ?

La tension continue de monter entre les habitants de St-Sauveur et la Communauté et son dirigeant. Les mères accusent la police de leur incompétence, tout en incriminant la secte d'être à l'origine de la disparition de leurs enfants. 

Pendant ce temps, la nuit, au-dessus de St-Sauveur, si on lève la tête vers le ciel par nuit sans lune, on aperçoit d'étranges lumières de couleurs survoler la ville....


Menons l'enquête !

Voilà une intrigue qui a su me tenir en haleine du début à la fin. L'auteur sait parfaitement s'amuser avec le lecteur pour le perdre sur de multiples pistes et le surprendre avec un final magistral.

Commençons par le commencement, j'ai adoré l'ambiance du roman. Une ambiance 70's aux Etats-Unis, puisque nous sommes en 1976, et l'ambiance est très réelle à l'époque. L'auteur en parle en fin de roman, en 76 il n'avait que un an, et pour écrire ce roman et se plonger dans cette ambiance, il s'est documenté pour nous replonger dans cette époque, sur les musiques qu'on écoutait, sur les moyens de communication ou jeux vidéos ou séries télévisés, modèles de voitures des shérifs, les compagnies d'autobus de l'époque dans cette contrée d'Arizona. Bref, vous l'aurez compris on a vraiment la sensation d'y être, au coeur des déplacements des personnages. Idem, l'auteur a travaillé sur l'utilisation du vocabulaire de l'époque. Un travail minutieux qui rend ce roman si particulier et si prenant. 

L'intrigue quant à elle est captivante. On est plongé dès la première page dans un prologue du feu de dieu (vous comprendrez à sa lecture). Puis, on découvre alors une narration originale puisque l'auteur a choisi de conter l'histoire par le biais d'une interview. 

L'interviewer, Neil Sheehan, travaille au New York Times. On fait sa connaissance à la Prison Pima Conty Jail, Tucson, où il a décidé n'on pas de tirer simplement une interview de l'affaire et du ou des protagonistes à l'origine de ces enlèvements, mais d'en écrire un livre. 

De toute la durée du roman, aucun nom ne nous est retranscrit quant à qui se trouve derrière les barreaux de la Prison de Tucson. L'auteur joue avec le lecteur à ce sujet, c'est magistral. Vous avez beau chercher....mais différentes pistes s'offrent à vous. L'auteur vous surprendra alors dans des révélations époustouflantes lors du dénouement.

Différentes intrigues se lient ensemble parfaitement. L'histoire des disparitions, mais aussi l'arrivée d'une communauté régie par un gourou mexicain. Puis, une autre intrigue avec d'étranges lumières qui survolent la ville de St-Sauveur les nuits sans lune. 

J'ai été captivée du début à la fin du roman, on a même du mal parfois à reposer le roman entre cette intrigue bien approfondie et cette ambiance qui vous transporte vers d'autres temps. Et l'auteur sait parfaitement jouer avec le lecteur pour le tenir en haleine jusqu'au final.

Son écriture est parfaite pour maintenir un suspense haletant, pour rendre l'histoire très intéressante. On sent toute la recherche, toute la documentation en amont. Il fait monter la tension à la fois dans l'histoire, à la fois pour le lecteur à la lecture du roman, à certains moments. Une tension palpable dans la colère des mères des disparus, dans leur colères face à cette secte trop secrète pour les habitants, et immanquablement à l'origine des disparitions de leurs enfants. Il y a un certain côté féministe aussi je trouve dans cette histoire avec le combat des mères pour retrouver leurs enfants.
L'auteur sait également amener le rebondissement quant il le faut, et on se sent perdu et on se dit il nous a encore eu ! J'adore !!

De plus, je vous l'ai dit, il a parfaitement travaillé l'ambiance et l'environnement des lieux et on se retrouve ancré dans l'époque des faits, 1976, Arizona.

Si vous aimez les mystères, si vous aimez les ambiances 70's, 
ne passez pas à côté de ce superbe roman ! 



Merci aux Editions Albin Michel pour cette lecture.

mercredi 3 août 2022

La mémoire de la mésange

 

Synopsis

Noël Beaupré, célèbre pianiste dont la carrière est en déclin, est obligé d'écourter la tournée de son dernier album. Il décide alors de rendre visite à sa grand-mère en maison de retraite qui vient d'être diagnostiquée Alzheimer.
Sur un coup de tête, il décide de faire évader la vieille dame et de l'emmener dans les petits villages de son enfance, avant d'atteindre leur destination finale : La Mésange, la maison familiale où elle habitait. Dans son aventure, il entraînera à La Mésange Sandrine, l'aide-soignante de sa grand-mère, et son enfant autiste, et Manon, journaliste en fin d'études. Tout le monde tombera sous le charme de la maison aux mille souvenirs.
Noël Beaupré est un célèbre musicien joueur de piano. Qu'est devenue la passion qui l'animait... Il a rempli des salles entières pour ses concerts, mais aujourd'hui très peu de places se vendent et les salles ne se remplissent plus. Une carrière déclinante, un manque de motivation à composer de nouveaux morceaux...

Il n'a d'autres choix que de suivre les conseils de son producteur qui écourte la tournée de son dernier album, faute de public dans les salles. 

Cette pause est en quelque sorte bienvenue pour Noël et il décide prendre le temps afin de rendre visite à sa grand-mère placée en maison de retraite. Une grand-mère à qui il est très attachée car Noël a été en partie élevé par ses grands-parents. S'il avait pu laisser sa grand-mère chez elle, au Mas La mésange, il l'aurait fait. Mais à la mort de Papé, Jeannine se laissait mourir. 

Les souvenirs anciens, de quand Noël était minot, Jeannine s'en souvient bien. Les visites chez le marchand de journaux où elle achetait également quelques bonbons Haribo pour Noël. 
Mais les souvenirs actuels, Jeannine ne s'en souvient pas...

Lors de cette visite à sa grand-mère, Noël est convoqué par le directeur de la maison de retraite. Noël ne s'attendait pas à cela, mais sa grand-mère vient d'être diagnostiquée Alzheimer. Une annonce qu'il reçoit avec surprise...

Noël a du mal à encaisser la nouvelle, et sans réfléchir il décide de "kidnapper" sa grand-mère de la maison de retraite. Il décide d'emmener Jeannine au Mas La mésange, sa résidence de toujours. La maison familiale. Pour cela, il décide de traverser les petits villages qui ont marqués son enfance et qui sont restés dans les souvenirs de Jeannine. Après lui avoir pris son mari, la vie a décidé de dérober les souvenirs de Jeannine...

Dans cette échappée, Sandrine se décidera a les accompagner. Sandrine c'est une aide-soignante rencontrée à la maison de retraite. Elle connaît bien Jeannine, elle connaît aussi toutes les difficultés qu'il y a à s'occuper d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Sandrine n'a pas un quotidien facile entre son emploi d'aide-soignante et son quotidien personnel auprès de son enfant autiste. 
Il y aura Manon également dans l'aventure. Manon est une jeune femme étudiante en journalisme qui doit écrire sur la carrière de Noël. 

Parmi les souvenirs de Jeannine se cachent des secrets qui auront un impact sur la vie de Noël. Alors cette échappée pourrait offrir un nouvel avenir à Noël, mais aussi aux femmes qui l'accompagne.


Poésie et bienveillance au rendez-vous...

Je découvre la plume de Joffrey Gabriel et quelle jolie plume. Des mots poétiques maniés avec beaucoup de sensibilité pour nous offrir un magnifique roman sur la maladie d'Alzheimer, mais pas que. 

Une superbe histoire, touchante, parlante à chacun, d'où il en ressort beaucoup de bienveillance, de justesse, de sensibilité pour parler de la vieillesse, de la perte de la mémoire, mais aussi des souvenirs, de résilience, de blessures d'enfances, de non-dits, etc. Tout ça avec beaucoup de poésie vous l'avez déjà compris, et beaucoup de chaleur. 

Des liens familiaux magnifiques entre le personnage principal, Noël, et sa grand-mère Jeannine qui l'a quasiment élevé. Des liens intergénérationnels forts. 

Une histoire où il ressort beaucoup d'émotions face à cette maladie d'Alzheimer qui dérobe à Jeannine tous ses souvenirs... les plus proches avant les plus anciens. 
Et pour la laisser vivre encore dans ses souvenirs, Noël son petit-fils décide alors de lui faire revivre certains moments de sa vie en traversant des villages qu'elle a connus, en revivant certaines situations, jusqu'à arriver à la maison où Jeannine a toujours vécu, au mas La mésange. C'est beau, c'est touchant. Etre là, présent. 

Mais l'auteur met en avant également toutes les difficultés qu'il peut y avoir à s'occuper au quotidien d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Des difficultés auxquelles on ne pense pas forcément.

En tant que lecteur, on vit chaque étape entre Noël et sa grand-mère. Mais aussi deux jeunes femmes qu'il a embarquées dans son aventure. Deux femmes que l'on apprend à connaître, des fêlures là aussi à refermer pour pouvoir avancer vers l'avenir. 
L'auteur aborde notamment ici l'autisme. Là aussi il en parle bien, il ose pointer du doigt certaines choses comme le fait qu'une école refuse de prendre un enfant autiste parmi ses élèves... Aucun tabou de la part de l'auteur dans son roman et j'ai apprécié. 

Autre thème, celui de la carrière du personnage de Noël. Un musicien, pianiste, en perte d'inspiration, à la carrière stagnante voir déclinante. 
Et puis une réflexion pour le personnage mais aussi pour le lecteur, sur le fait de l'importance des choix de vie, de carrière. 

Les personnages sont très attachants tous autant qu'ils sont : Jeannine, Noël, Sandrine et son fils, Manon. Chacun apporte beaucoup à l'histoire, et on s'attache à eux au fil de la lecture en les découvrant petit à petit. 

Les décors sont chaleureux, nous sommes en Provence, on entend les cigales et les odeurs de Provence arrivent jusqu'à nous. 

La plume est belle, pleine de bienveillance, d'humanité, de tendresse, de poésie et on ressent presque les douces notes de musique jouées par Noël, musicien. 

Un auteur que je garde en mémoire pour découvrir ses prochaines parutions.

Je ne peux que vous recommander ce roman à la plume douce et poétique, 
rempli d'espoir, d'amour et d'amitié.  


Merci aux Editions Les Nouveaux Auteurs pour cette lecture


lundi 1 août 2022

Il nous restera ça

 



Synopsis

À 33 ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, 18 ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent. 
À 74 ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur. 
Rien ne les destinait à se rencontrer. 
Quand le hasard les réunit sous le même toit, ces trois êtres abîmés vont devoir apprendre à vivre ensemble. La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent malgré eux dans une colocation qui leur réserve bien des surprises.
C’est l’histoire de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.

Théo a 18 ans, il y a 2 mois il s'est acheté une voiture pour trois fois rien. Trois fois rien qui pour lui était une sacrée somme d'argent. Oh ça n'était pas pour la conduire, non. Plutôt pour y trouver un toit où dormir. Pour 200 balles il s'était offert un chez soi. Deux mois qu'il bosse également. Il travaille dans une pâtisserie et avec son CAP il gagne presque la moitié du SMIC. 

Iris. Toute sa vie tient dans une valise. Ses économies ont fondu depuis son arrivée à Paris. Depuis toute petite elle emmagasine les cicatrices : les chutes à vélo, les pieds de parasol reçus sur la plage, etc. A 30 ans, sa dernière cicatrice en date s'appelle Jeremy. Cette rencontre avec Jeremy, c'est sa 8ème cicatrice.

Jeanne, septuagénaire. Pendant 50 ans, Pierre et elle avaient tissé leurs habitudes. Depuis 3 mois, Jeanne détisse, maille après maille, les habitudes. Le pluriel est devenu singulier. Ils avaient voyagé, profité, fait dons à des associations. Aujourd'hui, la retraite de Jeanne a mis un coup de frein à son rythme de vie, elle a diminué sa consommation de poisson ou viande et fait ses comptes régulièrement. Son banquier lui a suggéré de vendre son appartement. Jeanne ne peut s'y résoudre. 

Et puis un jour, un reportage : "La colocation, un arrangement gagnant."

Et puis un jour, une rencontre. 

Et le hasard les réunit alors sous le même toit. 


A ne rater sous aucun prétexte !

Grande fan des mots de Virginie Grimaldi, j'ai à nouveau été touchée par ce roman. Elle sait nous faire passer du rire aux larmes et nous offre toujours de très beaux moments de vie. 

Trois solitudes, trois fractures qu'il faut panser. Et si un effet de solidarité pouvait panser les maux ? C'est ce que nous montre Virginie Grimaldi avec de très beaux personnages et une belle histoire mettant en scène des liens intergénérationnels magnifiques. 

Trois personnages, Théo 18 ans, Jeanne, 74 ans, et Iris 33 ans. Chacun ont leurs maux, chacun ont leurs failles, chacun ont leur difficultés pour vivre au quotidien, tous les trois sont très différents. Un brin de solidarité et... apprendre à vivre ensemble. 

L'histoire est magnifique, comme toujours avec Virginie Grimaldi. Une histoire sensible, un roman choral rempli d'émotions. Des instants de vie qui parleront à chacun, des hauts et des bas. Beaucoup de bas pour nos trois colocataires, mais à nouveau, un petit coup d'entraide et de bienveillance pourrait bien les faire remonter la pente.

Virginie Grimaldi parle sans tabou de sujets forts, comme on peut le retrouver dans chacun de ses romans d'ailleurs. Ici : la vieillesse, la solitude, la précarité à tout âge, le deuil, les souvenirs, les liens familiaux, et d'autres encore à découvrir pour ne rien vous dévoiler. On est touché par ces trois êtres qui vont lier de belles relations intergénérationnelles et ça fait du bien. 

Les personnages sont vraiment bien construits, très vrais, et c'est pour cela que l'histoire parlera à chacun. J'ai aimé le personnage de Théo, sa jeunesse, sa fraîcheur, sa naïveté aussi parfois. Et son humour, parfois même sans le vouloir, juste à cause de sa jeunesse, qui embaume le quotidien de ces trois là. Un personnage touchant, seul sur Paris, avec pas grand chose pour vivre et même pas un toit sur la tête si bien qu'il s'achète une vieille guimbarde pour avoir de quoi dormir quelque part... Combien de personnes son dans le même cas que Théo au même âge...
On est touché par l'histoire et le passé des trois personnages. 

Les mots sont superbes. La plume de Virginie Grimaldi mêle beaucoup de sensibilité, de justesse pour dire les choses d'une belle façon, à son humour que l'on connaît bien. Les dialogues sont très bons, les scènes sont cocasses parfois d'où l'humour retrouvé. 

Le titre de son roman, elle l'a emprunté à un titre d'album et chanson de Grand Corps Malade qu'elle aime beaucoup et on la comprend. 

Un peu de solidarité et de bienveillance pour panser les plaies de chacun. 
Partez à la rencontre de ce trio qui vous fera passer du rire aux larmes !!



lundi 25 juillet 2022

Les douleurs fantômes

 




Suite de Je revenais des autres




Tim, Gabriel, Rosalie, Anton et Ambre formaient un groupe d'amis soudés, une rencontre lorsqu'ils étaient saisonniers en saison hivernale à Arvieux, Hautes-Alpes. 

Arvieux, l'endroit qu'Ambre s'était efforcée d'éviter depuis 5  ans, depuis la fin de cette saison d'hiver où elle les avaient rencontrés.

Cinq ans qu'elle n'a revu aucun des 4 autres amis. Depuis qu'un drame s'est produit. 

Mais aujourd'hui, Rosalie lance un appel au secours. Il va à nouveau les réunir cet appel au secours. 

Le temps a passé, ils ont vieilli de 5 ans, mûris. Mais dans ces retrouvailles il y a des silences amers, beaucoup de regrets aussi. Chacun porte une prise de conscience sur sa vie depuis ces 5 années.

Il va falloir affronter certains souvenirs que certains ont voulu enfouir au plus profond d'eux.

Mais il y a des failles toujours présentes et ces retrouvailles ravivent leurs douleurs fantômes, sensations semblables aux douleurs fantômes après une amputation. On sait que le membre n'est plus là et pourtant on ressent toujours sa présence douloureuse...  

Des remises en question, des doutes, des peurs, des silences amers, des regrets,  ces douleurs fantômes vont en tout cas bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?  
Gros coup de coeur !!

Je revenais des autres avait été un immense coup de coeur, la suite l'est tout autant ! Quel bonheur de retrouver chacun des personnages, Rosalie, Gabriel, Tim, Anton, et Ambre. A la fin de ma lecture de Je revenais des autres, je n'avais absolument pas envie de les quitter et on les retrouve dans Les douleurs fantômes, 5 ans après les avoir quittés. 

On retrouve cet attachement aux personnages, on découvre l'évolution de chacun, les failles qu'ils portent en eux encore, pourtant on voit qu'ils ont mûri. 

L'histoire est à nouveau chargée d'émotions, et le mot est faible. Les situations vécues sont très réelles et parlantes à chacun d'entre nous. Des moments de vie avec des hauts et des bas, des doutes, des remises en questions, et des douleurs. Ici, des douleurs fantômes. Vous savez comme un membre amputé, il n'est plus là mais on le ressent encore jusqu'à en devenir fou. Vous comprendrez cette sensation au coeur de l'histoire à la lecture du roman. 

L'histoire est belle, elle pose la grande question : est-on certain de mener la vie dont on rêvait ? Mais on rencontre aussi de jolis mots sur l'amitié, l'amour. On peut parfois se perdre de vue pendant plusieurs années, pourtant l'amitié ne s'est jamais éloignée elle, elle est toujours restée dans le coeur. 
L'autrice nous interpelle sur le sujet du changement de vie. N'est-il jamais trop tard pour changer de vie ? Etre heureux. 

Faut-il encore en prendre conscience.

Je ne m'étend pas sur le reste de l'histoire car bien entendu elle a un lien avec le final de Je revenais des autres, donc je ne veux rien vous dévoiler ici. 

Les personnages sont toujours aussi parfaits avec leurs imperfections. L'autrice sait construire des personnages pour lesquels il se dégage quelque chose de fort ! Chacun avec leur caractère. On s'attache à tous les personnages. On a parfois mal pour eux, avec un coeur lourd et douloureux. On rit aussi avec eux. 

La plume de Mélissa Da Costa est toujours aussi merveilleuse. Les mots sont là, ils sont puissants, d'une justesse incroyable, dans lesquels beaucoup d'émotions se dégagent pour venir jusqu'au lecteur. Des mots qui nous font prendre conscience à nous aussi, sur la vie. Des mots vrais, captivants, qui embarque le lecteur dans une histoire touchante et authentique.

Lorsque j'ai refermé ce livre, à nouveau quitter les personnages fût difficile...Ils me manque déjà...

A chaque fois, Mélissa Da Costa sait nous transporter 
dans une histoire authentique et émotionnellement parlante, très forte. 
Quel bonheur d'avoir pu partager encore des moments de vie avec Rosalie, Gabriel, Tim, Anton, et Ambre.  

 
Merci aux Editions Albin Michel pour cette lecture


Je revenais des autres : ICI


mercredi 20 juillet 2022

Criminal Love


 
Synopsis

Un fantôme. C’est ce que Jess a appris à être pour sauver sa peau. En tant que tueur à gages professionnel,  son rôle est d’éliminer ses cibles sans jamais se faire remarquer ni révéler son identité. Mais aujourd’hui, malgré les risques, il est sorti de l’ombre. Pour elle. Lexie, cette fille chez qui il s’était réfugié lors de sa première mission et qu’il n’a jamais réussi à oublier. Quand il a su qu’elle était en danger, il n’a pensé qu’à une seule chose  : la protéger. 
Et désormais il va devoir en subir les conséquences… Car, s’il s’était promis de ne jamais la revoir, c’est pour une bonne et très simple raison  : Lexie est policière. Sa mission à elle  ? Traquer les hommes comme lui…
Huit ans plus tôt. 
Il n'est pas encore lui-même un adulte, mais il a été entraîné par son père pour être un tueur à gages. Remplir des missions. Tuer des cibles. Il ne connaissait rien des foyers dans lesquels il entrait, pas même l'identité des personnes qu'il devait assassiner. 
Cette nuit là, lors d'une mission, Jess rencontre Lexie, adolescente comme lui. A la suite d'une mission, Jess est parti en courant et n'a su où se cacher, il est entré par effraction dans le cabanon de jardin où vit Lexie. 
Intriguée par l'homme habillé de noir, capuche sur la tête, qu'elle vient d'apercevoir dans son jardin, Lexie a pris son courage à deux mains pour se rendre dans le cabanon de jardin.
Un premier face à face hostile. 
Pour Jess, une fille bizarre devant lui...elle voit un inconnu squatter chez elle, elle n'appelle ni la police et n'en parle pas non plus à ses parents...
Leur première rencontre.

Un refuge pour Jess. Cette fille avait su illuminer son monde obscur dans lequel il vivait, entraîner par son père à devenir tueur à gages. Elle lui avait ouvert les yeux sur des sentiments jamais éprouvés auparavant. Elle lui avait fait confiance.
Pour Lexie, sa rencontre avec Jess fût une bouffée d'air dans son quotidien difficile, de son milieu familial tendu et de la main trop leste de son beau-père. 

Depuis ce jour Jess l'a toujours protégée des dangers. Mais depuis ce jour aussi, il s'est enfui. A l'époque, il n'avait pas aimé lui faire de la peine mais c'était pour son bien à elle.

Les années ont passées, Jess a appris à devenir un fantôme. Ne jamais se faire remarquer pour sauver sa peau de tueur à gages professionnel pour la mafia. 

Lexie est devenue une jeune femme et sa force, son passé, et son courage l'ont faite devenir policière. 

Lorsque Jess apprend que Lexie est en danger, il en va de la vie de Lexie lorsqu'un homme cagoulé s'attaque à elle, et Jess il ne peut faire autrement que de continuer à la protéger. . Au risque de se mettre lui même en danger vis à vis de ses missions de tueurs à gages. Il s'était toujours promis, en s'enfuyant lorsqu'ils étaient ados, de ne jamais la revoir. Mais peut-il faire autrement à ce jour pour la protéger ? Il va le devoir car Lexie est policière et elle, elle traque les gars comme lui. 
Amour interdit.

J'avais découvert la plume d'Alana Scott avec Life is short Love is rare, un New Adult avec lequel j'avais passé un très bon moment livresque et des thèmes comme le deuil, les liens familiaux, abordés et très intéressants au sein d'une romance New Adult. J'avais donc très envie de me replonger dans un roman d'Alana Scott. Et quel plaisir !!

J'ai retrouvé tous les ingrédients : une lecture qui fait du bien, un amour interdit entre deux personnes que le quotidien professionnel oppose, des thèmes forts comme la violence conjugale et intrafamiliale, une plume captivante et humaine. 

On a en mains une belle histoire qui relie deux époques. On découvre les deux personnages principaux (Lexie et Jess) lorsqu'ils étaient ados, soit 8 ans avant l'époque actuelle du roman. On découvre leur quotidien sombre pour l'un comme pour l'autre. L'un, Jess, entraîné par un père fou disons-le car il entraîne son fils, depuis tout petit, à tuer... Un petit garçon devenu ado qui n'a donc connu que ce milieu là, aucun ami vers lui puisque tous éloignés par son père, un quotidien dicté par son père qu'il ne doit pas décevoir. 
L'une, Lexie, qui vit avec sa mère et l'homme avec qui elle s'est remariée. Une femme qui ne ressemble plus à rien, au grand désespoir de Lexie de voir sa mère comme ça. Une femme battue par son mari. Une femme qui subie et qui ne veut rien dire ou faire pour aller à l'encontre de son mari. Lexie assiste à tout ça. Lexie vit tout ça elle aussi. 

On assiste à une jolie rencontre entre deux ados complètement perdus et cette rencontre va leur apporter à chacun de la force, du soutien, du courage. Va faire éprouver à chacun aussi, un sentiment jamais connu. Avoir confiance en quelqu'un, pour l'un comme pour l'autre, ressentir des sentiments pour quelqu'un d'autre, pour l'un comme pour l'autre.

Puis on assiste à une fuite.  

Et puis nous sommes à l'heure actuelle dans l'histoire, une histoire qui va relier l'un et l'autre mais je ne vous dirais rien à ce sujet puisque l'histoire est à découvrir en totalité forcément. 
Et cette histoire 8 ans plus tard est captivante avec des personnages qui ont chacun une voie professionnelle totalement différente, opposée même dirons nous. Et puis il y a un amour puissant mais interdit et non réalisable sur bien des points. 

On s'attache aux personnages, autant pour Lexie que pour Jess sur différents points les concernant. On assiste à leurs peurs, leurs défaillances, leurs prises de décisions (bonnes ou mauvaises). Et puis on côtoie deux milieux. Le milieu policier pour Lexie, on découvre ses amis policiers, comme elle. Et le milieu mafieux dans lequel vit Jess, aucune protection, aucun cadeau. 

Les thèmes sociaux sont intenses : violences intrafamiliales, milieu mafieux, milieu des tueurs à gages ; mais aussi des thèmes forts sur les liens amicaux professionnels pour Lexie, vous savez ces liens essentiels et utiles lorsqu'il y a des coups durs. 

La plume est toujours aussi jolie, captivante. On ressent l'ambiance sombre qui tourne autour de Jess, les fêlures de Lexie de sa vie d'enfant et d'adolescente et ses liens actuels avec sa mère. On ressent les émotions que vit Jess, fracturé de la vie lui aussi à cause de son père. On est touché par les mots de l'autrice. On retrouve également de l'action tout au long du roman, ce qui rend la lecture captivante.

Un New Adult qui a su me captiver avec une ambiance sombre, 
un amour interdit, des fracturés de la vie. 




Merci à Collection &H pour cette lecture


Life is short love is rare : ICI

vendredi 15 juillet 2022

Le Testament des abeilles

 

Synopsis

Des personnes meurent brutalement, comme frappées par un mal invisible. Pourquoi ne trouve-t-on pas de mobile, ni d'ADN suspect, encore moins d'arme du crime ? Aucun lien apparent entre ces drames, si ce n'est un étrange testament. 
Ce roman est une ode à la nature, aux forces telluriques, et à leur impact sur notre vie de tous les jours, jusqu'au coeur de notre habitat. C'est la première enquête de Yoann Clivel.


Paris. Des hommes, des femmes, des enfants, meurent brutalement sans aucune explication. Certains sautent dans le vide et se défenestrent, d'autres massacrent leur famille avant de se donner la mort, parfois tous les habitants d'un même immeuble sont retrouvés morts...

Aucunes explications plausibles. 

Circonstances des décès ? Inexplicables. Folie ? Hypnotisme ? Poison ? 

Une véritable hécatombe s'abat sur Paris et aucun lien de défini entre les victimes. 

Le seul lien apparent pour Yoann Clivel, enquêteur à la PJ, une fleur de lotus apparaissant sur les scènes de crimes. Mais bien des mystères entourent ces décès et laissent notre enquêteur dans le questionnement. 

Jusqu'à ce qu'il découvre un texte prophétique écrit il y a quelques années seulement par un guérisseur. Il s'agirait d'une prophétie sur la nature, l'environnement. Le Major Clivel doit en savoir plus sur cette prophétie. Mais son enquête est officieuse car on a retiré l'enquête à la PJ pour la donner à la Crim'. 

Pendant que Clivel enquête, un médecin psychologue est contacté par un patient en ligne. Un patient qui veut rester anonyme et qui veut entamer une thérapie par internet. La déontologie impose normalement une 1ère rencontre réelle entre le thérapeute et le patient. Yves Lentoine accepte les conditions du patient et entame avec lui une thérapie à distance. Les mails envoyés par son patient ne sont jamais signés par le vrai nom de cette personne, le patient signe d'un pseudo, Eliaz

Clivel, lui, découvre que la prophétie ayant un lien entre les morts inexpliquées s'intitulerait Le Testament des abeilles
Et dans l'avancée de son enquête officieuse, Clivel a mis la main sur des coupures de presse du monde entier qui évoquent une hécatombe. Partout dans le monde, les abeilles, gardiennes de la Terre, mouraient dans des proportions alarmantes. Causes probables : OGM, dégradation générale de l'environnement, raréfaction de la flore et surdose de produits chimiques. 

Si l'abeille venait à disparaître du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. 

Des coupures de presse qui ont un lien avec la prophétie annoncée..... 

Clivel a en mains une affaire délicate bien qu'officieuse, il va avoir besoin de spécialistes pour l'accompagner, ainsi que de guérisseurs. 
Un récit palpitant !!

J'étais très curieuse de découvrir les polars guérisseurs de Natacha Calestrémé alliant enquête policière à des protocoles guérisseurs pour surmonter des épreuves de la vie. Pour rappel, Natacha Calestrémé est journaliste spécialisée en santé et environnement, et réalisatrice de documentaires.

J'ai donc commencé par le 1er opus d'une série de 4 enquêtes ayant pour personnage principal le Major Yoann Clivel, enquêteur à la PJ de Paris. Et je suis totalement conquise par ce 1er opus ! C'est d'une part très original d'allier le polar à des protocoles guérisseurs, et l'intrigue est parfaitement menée et très prenante. Une intrigue bien menée, très bien documentée sur bien des points, autant sur le monde des abeilles, que sur l'environnement, et on sent que l'autrice est passionnée.

Une intrigue magnifiquement construite du début à la fin avec bon nombre de rebondissements, la lecture en devient presque addictive même. Une intrigue mêlant le déroulement de l'enquête à des pages d'échanges de mail de thérapie entre un médecin psychologue et son patient, écrit en une police différente du reste du roman. Des échanges de mails qui apportent beaucoup de suspense, on suppose un lien avec les drames survenus et l'autrice va réussir à maintenir parfaitement le suspense jusqu'au dénouement. 

Une intrigue extrêmement intéressante où l'autrice transmet sa passion, son savoir. Beaucoup de messages instructifs sur les abeilles, l'environnement. Abeilles, gardiennes de la Terre, ne l'oublions pas. Et j'ai adoré ce mélange entre polar et ode à la nature. Le message de l'autrice est se relier aux énergies de la nature, voir notre environnement autrement.

Natacha Calestrémé glisse également dans chaque opus de la série des protocoles guérisseurs que l'on peut retrouver également dans son ouvrage La clé de votre énergie
Ici dans ce 1er opus on va retrouver le protocole 13 pour entrer en contact avec l'âme du lieu, et le protocole 19 pour purifier le lieu de vie. 

On s'attache aux personnages. Au personnage principal, Yoann Clivel, on le découvre dans ce 1er opus, on apprend à connaître également un peu de sa vie privée. J'ai aimé également d'autres personnages rencontrés au fil de l'intrigue mais dont je ne souhaite rien dévoiler ici. Ils sont tous très intéressants à suivre, et très bien construits je trouve aussi.

La plume est fluide, on ressent la passion sur bien des messages transmis à travers les mots de l'autrice. Les messages sont très instructifs et tout ce qui est document est est parfaitement dosé aussi. J'ai aimé également le choix de la narration, la découpe du roman, le prologue également. J'ai aimé les mises en avant sur les dangers qui pointent grandement leur nez pour notre planète. Son plus grand danger : l'Homme. Rien n'est tabou dans ce polar guérisseur, et j'aime ça !

J'ai hâte de me plonger dans les autres enquêtes de Yoann Clivel, je les ai déjà tous dans ma pile à lire. Je suis totalement conquise sur bien des points. 

Une enquête passionnante sur fond ésotérique qui nous transporte 
dans le monde des abeilles, gardiennes de la Terre. 
Une ode à la nature.


Merci aux Editions Le Livre de Poche pour cette lecture